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31.10.2006

Visite de Ségolène dans notre région...

Pour nous, c'est elle !

Les militants du parti socialiste choisiront la personnalité qui les représentera pour accéder, nous l'espérons, au poste de président de la république française. Notre choix se portera sur l'un des trois candidats en liste.

 

Parce que la démarche de Ségolène s'inscrit dans les valeurs et la tradition de la gauche...medium_Segolene_projetps.2.JPG

Parce que la campagne de Ségolène incarne le renouveau de la politique en France...

Désirs d'avenir dans l'Arrageois soutient plus que jamais la candidature de Ségolène Royal.

 

En soutenant Ségolène, nous faisons le choix du rassemblement, du courage et du langage juste, du renouveau, de la responsabilité et de la loyauté, mais aussi le choix de la victoire.

Nous pensons que Ségolène est la mieux à même de porter notre projet devant le pays et de conduire la gauche à la victoire en 2007...

 

medium_sego_lens1.2.jpgProchainement, Ségolène nous fera l'honneur de venir dans notre belle région.

Je vous invite donc à l'accueillir Vendredi 10 Novembre à 20h00 à Lille Grand Palais à la salle Vauban.

Le samedi 11 novembre, Ségolène consacrera sa journée à notre département du Pas de Calais. A cette heure, le programme de la journée n'est pas encore établi définitivement, nous vous invitons à vous rendre sur ce blog régulièrement pour prendre connaissance de son programme.

 

Je vous rappelle également que :medium_debat_tv_17102006.2.JPG

- le dernier débat télévisé sera retransmis mardi 7 novembre sur grand écran aux faucons rouges.

- les 1ères et 2ème circonscriptions organisent  jeudi 9 novembre à 19h00 aux Faucons Rouges un débat en présence de représentants nationaux des trois candidats.

Venez Trés Nombreux !

 

Vincent BARALLE

Désirs d'avenir dans l'Arrageois

 

30.10.2006

Construire sa vie - L'Hebdo des socialistes

Dans la France d’aujourd’hui, il y a ceux qui maîtrisent leur destin, qui sont assurés de l’avenir de leurs enfants, qui savent que leurs enfants vont réussir à l’école, avoir un métier et pouvoir choisir leur vie. Et puis il y a tous les autres, de plus en plus nombreux, tenaillés par la précarité, qui ne maîtrisent plus leur vie, qui ne savent plus quelles valeurs ils auront les moyens de transmettre à leurs enfants.

medium_Segolene_projetps.JPGL’exigence politique est là : que tout le monde puisse construire librement sa vie, la maîtriser, transmettre à ses enfants les valeurs et le bagage pour réussir.
Les Français veulent y voir clair sur ce qui bouge et sur ce qui perdure. Comprendre un monde où les repères, à commencer par ceux du travail, semblent s’effondrer l’un après l’autre.

La première tâche de la gauche, c’est de proposer une lecture cohérente de cette grande transformation qui ne se borne pas aux métamorphoses du marché ou à la financiarisation de l’économie. Cette transformation n’épargne aucun domaine de l’existence, bouleverse les familles, les modes de vie, les rapports de l’individuel et du collectif.

Première tâche donc : donner un sens au présent, poser les mots justes sur les changements en cours, s’arracher aux oppositions convenues, relier, renouer ensemble. Comment, par exemple, conjuguer plus de liberté et plus de solidarité ? Comment mieux articuler mérite et égalité réelle ?

Il faut ensuite retrouver des marges d’invention et d’action. En faisant le pari de l’intelligence collective. Combien de lois et de mesures généreuses manquent leur objectif faute d’un diagnostic partagé et d’une construction plus collective de la décision ? Je pense que les citoyens sont suffisamment informés des affaires publiques pour s’en mêler et désireux de concourir à la définition de l’intérêt général. Mais les citoyens ne s’impliquent que si le jeu en vaut la chandelle, s’ils ont le sentiment qu’on ne les consulte pas seulement pour la forme et qu’ils peuvent orienter directement les choix. C’est cela, la démocratie participative : écouter pour agir juste, construire ensemble de meilleures décisions et rendre des comptes. Plus les gens y seront associés, plus les réformes seront solides. Le développement de la démocratie participative, partout où elle est mise en oeuvre, ne se fait pas au détriment de la démocratie représentative : bien au contraire, elle la conforte et la tonifie.

Enfin, il s’agit de préparer l’avenir, en tirant pleinement parti de la société de la connaissance qui se dessine sous nos yeux. Avec internet et le numérique, nous vivons une révolution dans l’accès au savoir. La société de la connaissance est tiraillée entre une prodigieuse dynamique de coopération, de création et de partage des connaissances et un puissant « capitalisme informationnel » qui tente de s’assurer le contrôle de larges pans des productions intellectuelles futures.
 
Notre système éducatif a réussi une généralisation impressionnante. Il fait face avec des moyens limités à un monde en accélération rapide, saturé d’informations, travaillé par le numérique. Si nous voulons que l’école reste l’un des socles de notre société, nous devons la remettre d’aplomb : y restaurer le respect, aider tous les enfants à faire une bonne scolarité, proposer du soutien scolaire gratuit à ceux qui en ont besoin, améliorer l’articulation écolecollège, assurer une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant, garantir les acquis fondamentaux, épauler les enseignants, réaliser l’excellence scolaire sur tous les territoires.
 
Si de nombreux chercheurs s’installent aux Etats-Unis, c’est parce qu’on leur donne là-bas medium_segolene_debattv2.JPGles moyens de travailler dans de bonnes conditions. Notre recherche est aujourd’hui asphyxiée : elle devra être une vraie priorité nationale. Il nous faudra aussi réconcilier progrès scientifique et développement durable et développer les outils d’une démocratie scientifique
et technique.

D’une façon générale, dans notre pays, la manière dont sont traités les jeunes est insupportable. On leur demande de l’expérience et on refuse de leur donner cette première expérience professionnelle. On leur demande d’être diplômé et qualifié, mais on les fait démarrer au SMIC, même quand ils ont plusieurs années d’étude après le bac. Il faudra nouer un nouveau contrat avec les jeunes de notre pays. Nous avons besoin de tous les jeunes, quelles que soient leurs origines. Ils ont des compétences, des talents, de l’énergie à revendre.

De même, le combat pour l’égalité professionnelle est loin d’être achevé. 80% des travailleurs pauvres sont des femmes. La conquête de nouveaux droits se traduit, pour les femmes, par un surcroît de responsabilité. Les préjugés subsistent : aujourd’hui, les filles sont en moyenne plus diplômées que les garçons, mais s’interdisent encore trop de filières. Si je suis en situation, les femmes sauront que leur temps est venu. Pour des raisons d’égalité et de justice mais aussi, j’en suis convaincue, pour le plus grand bonheur des hommes.

Je crois que la gauche est la seule capable de développer une société de la connaissance ouverte, de remettre l’éducation au coeur de tout, de donner à chaque enfant le droit à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort.
La gauche est la seule capable de redonner confiance aux jeunes. Et de réparer l’avenir. La gauche est la seule capable de redonner confiance aux jeunes. Et de préparer l’avenir.

22.10.2006

Cité de la Réussite, La Sorbonne


medium_cite_reussite_01.jpgSégolène Royal a accusé la droite d'être responsable d'une "crise politique, démocratique, voire morale" contre laquelle elle veut lutter en consultant les citoyens et en les dotant de nouveaux pouvoirs de surveillance du politique. Comme symptômes de la crise, la candidate à l'investiture PS pour l'élection présidentielle a cité "une montée de l'abstention, une montée des frustrations et un sentiment profond de doute des citoyens à l'égard de leurs responsables politiques". Comme cause, la présidente de la région Poitou-Charentes a désigné "le fossé entre le discours (des politiques) et les actes".

S'exprimant dans le cadre du forum "La Cité de la réussite" à la Sorbonne, elle a ainsi qualifié de "rupture du pacte social" la récente amnistie présidentielle de Guy Drut, ancien champion olympique proche de Jacques Chirac.

Selon elle, le décalage entre les critiques de Nicolas Sarkozy envers les juges et le retrait des sanctions envisagées contre ces derniers du projet de réforme de la justice constitue également une "rupture du lien démocratique".

Pour Ségolène Royal, le ministre de l'Intérieur et probable candidat de l'UMP à l'élection présidentielle fait preuve de "populisme" sur la question de la sécurité. A ses yeux, les promesses électorales d'un ministre en exercice constituent un "déni de démocratie". "Quand on a la chance d'être dans cette situation-là et que l'on dit 'vous verrez dans six ou sept mois comme ça va être formidable' (...) c'est un déni de démocratie", a-t-elle déclaré.

DEUX MANDATS PRÉSIDENTIELS MAXIMUM

Ségolène Royal a répété vouloir conclure un nouveau "pacte social" avec les Français, assurant qu'elle ne chercherait pas "je ne sais quelle échappatoire une fois élue pour dire 'si je suis élue dans le futur vous verrez ce que vous verrez'".

Selon elle, "donner la certitude que la parole sera tenue sur la mise en place de ce pacte social", constitue une des principales responsabilité du chef de l'Etat. Pour que les politiques tiennent leurs engagements, la candidate à l'investiture PS a plaidé pour "une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat".

"Sur le plan institutionnel, je pense qu'il faudra clarifier et préciser la façon dont les élusmedium_cite_reussite_02.jpg pourraient être obligés de rendre des comptes à intervalles réguliers avec des jurys de citoyens tirés au sort", a-t-elle précisé.

Ségolène Royal s'est également dite "favorable à ce que l'on impose à toute collectivité publique qu'une partie de son budget soit mise en débat et mise au vote" des administrés.

Elle s'est à nouveau prononcée pour la consultation systématique des citoyens "meilleurs experts de ce qui les concerne" dans l'élaboration des diagnostics.

Mais, a-t-elle prévenu, "les citoyens sont très exigeants et si on les trompe après avoir avancé des propositions sur la démocratie participative, le boomerang risque d'être extrêmement douloureux".

Côté institutions, la présidente de Poitou-Charentes s'est prononcée pour une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, pour la réforme du statut pénal du chef de l'Etat et pour l'interdiction du cumul des mandats.

Source Libération (Jean-Baptiste Vey)

21.10.2006

« Ma démarche, c’est de regarder les réalités en face »

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Les deux autres candidats pointent leurs divergences avec vous. Qu’est-ce qui vous différencie d’eux, de votre point de vue ?
Ségolène Royal Dans le débat démocratique pour la désignation du candidat ou de la candidate socialiste, je ne recherche pas les divergences, car ce débat doit servir la gauche. Et puis le projet socialiste, qui trace les axes de notre politique pour la France est notre bien commun, nous l’avons débattu et adopté ensemble. Ma démarche, c’est de regarder en face les réalités dans lesquelles se débattent nos concitoyens. Être de gauche, c’est répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les principales souffrances aujourd’hui ? C’est la précarité que la politique de la droite a installée partout, les fins de mois difficiles, l’école qui n’a plus les moyens de tenir, pour tous les élèves, la promesse républicaine de réussite, la pénurie de logements, la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, et les phénomènes de violence dont nos concitoyens les plus démunis sont les principales victimes. Ce sont ces difficultés quotidiennes que je dénonce, et auxquelles je veux porter remède.

Votre approche est très sociétale. Sur la carte scolaire, ou l’encadrement militaire des primo-délinquants qui ont fait couler beaucoup d’encre en raison d’une certaine porosité, disent certains, avec les thèmes de Nicolas Sarkozy. « Tout se tient », dîtes-vous. L’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, ne sont-ils pas des préoccupations centrales ?
medium_AFP_008.jpgSégolène Royal  Bien sûr, je viens de vous le dire. Et tout se tient en effet, car une famille frappée par le chômage ou une famille dont le pouvoir d’achat se dégrade parce que les salaires ne suivent plus, une famille mal logée, c’est une famille fragilisée, avec souvent des conséquences pour la réussite scolaire des enfants. Il est insupportable que de si nombreuses familles n’aient plus les moyens de transmettre à leurs enfants la confiance dans l’avenir. Il est là le combat pour toute la gauche.
Sur la carte scolaire, il faut dire la vérité : elle aboutit aujourd’hui, trop souvent, à des réserves pour les riches et à des ghettos pour les pauvres. C’est une hypocrisie qui est dénoncée, par exemple, par Fadela Amara, du mouvement Ni putes ni soumises. Et là où Nicolas Sarkozy veut supprimer la carte scolaire et mettre en concurrence les établissements, c’est-à-dire introduire le libéralisme à l’école, j’ai dit qu’il faudrait l’assouplir, en donnant le choix entre deux ou trois établissements. Et surtout, nous devrons réaliser l’excellence scolaire partout, y compris dans les établissements aujourd’hui à la peine.
Quant à la sécurité, ce n’est pas un problème de droite ou un problème de gauche. C’est une préoccupation des Français, en particulier des couches populaires. Mais pour y faire face, il existe une réponse de droite et une réponse de gauche. La réponse de droite consiste à supprimer la police de proximité, à tenter de dresser les Français contre les jeunes ou les immigrés, à multiplier les opérations-spectacle menées devant les caméras, comme aux Mureaux. Et il y a une réponse de gauche : nous devons être lucides et fermes contre toutes les délinquances et contre toutes les causes - qui conduisent aux comportements délinquants (chômage, précarité, pauvreté, ghettos urbains).


Les partis politiques doivent-ils se réformer ?
Ségolène Royal  Il n’y a pas de démocratie sociale vivante sans des syndicats forts et respectés. Il n’y a pas non plus de démocratie politique vivante sans partis politiques vivants. Je connais nos militants et je sais le coeur qu’ils mettent dans leur engagement. Si les partis politiques doivent se réformer, c’est pour mettre les militants à la première place et pour s’ouvrir davantage aux préoccupations et aux attentes des Françaises et des Français. Le Parti socialiste vient de le faire, en s’ouvrant aux nouveaux adhérents qui sont venus nombreux nous rejoindre. C’est le signe d’une soif de politique de nos concitoyens. À nous de ne pas les décevoir.

Pendant la campagne référendaire, vous indiquiez que les couches populaires seraient les premières victimes du rejet du TCE. Quel serait le rôle d’un président de gauche en 2008, au moment où la présidence française de l’UE aura à renégocier le traité ?
medium_debat_tv_17102006.JPGSégolène Royal  Je suis plus que jamais pour une France forte qui retrouve sa place dans une Europe politique. Le rejet du traité a été clair et net. Ce traité est donc caduc. Mais l’Europe est bloquée, nous le voyons tous. Les peuples ont découvert qu’une partie de - construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Les institutions doivent être au service des objectifs politiques, pas l’inverse. Il faut d’abord réaliser l’Europe par la preuve et redonner aux citoyens une envie d’Europe. Je propose d’abord une refondation des objectifs européens, pour construire une Europe qui protège les salariés des délocalisations et du dumping social, une Europe de l’environnement, une Europe qui prépare notre futur commun par un investissement massif dans la recherche.

Dépasser l’antagonisme capital-travail (le Parisien du 23 février), réconcilier les Français et l’entreprise : vos thèmes sont ceux d’une vieille chimère centriste. Quelle est votre conception du rassemblement de la gauche ?
Ségolène Royal  Mais croyez-vous que les salariés aient envie d’être brouillés avec leur entreprise ? Croyez-vous qu’ils n’aspirent pas à se sentir bien dans leur travail, sécurisés dans leur emploi, bien rémunérés, avec des conditions de travail dignes ? Pourquoi se battent-ils lors- que leur entreprise est menacée ? Ce n’est pas l’entreprise qui est en cause, c’est le rapport entre les salariés et le patronat. C’est pourquoi il est indispensable de mettre tout en oeuvre pour que les syndicats soient puissants. Aujourd’hui, le déséquilibre est en défaveur des salariés, et la droite a beau jeu de mépriser la démocratie sociale.
Le rassemblement de la gauche suppose un respect mutuel, une clarté sur les objectifs, et un accord sur les priorités. Il suppose aussi une volonté partagée et une dynamique de rassemblement. Sans le rassemblement de la gauche, rien n’est possible.


Entretien réalisé par D. B.

Coup de frais entre Ségolène Royal et les banques

Coup de frais entre Ségolène Royal et les banques

source : Associated Press le 20/10/2006 19:08

 

medium_debat_clermont_ferrand.2.JPG"Les banques françaises sont fières de leur performance au service de tous les Français!": c'est par ces mots que la Fédération bancaire française a poliment mais fermement répondu vendredi aux propos tenus la veille par Ségolène Royal accusant les banques de "s'enrichir sur le dos des pauvres" et de favoriser le "surendettement" par les crédits à la consommation. Jeudi soir, lors du premier débat régional du PS à Clermont-Ferrand, la candidate à la présidentielle s'en est vivement prise aux banques. "La tarification bancaire est un véritable scandale", "le système bancaire s'enrichit sur le dos des pauvres", avait-elle fustigé, en proposant de "remettre à plat les tarifs bancaires" et d'"interdire aux banques de s'enrichir sur le dos des pauvres".

 

"Les riches ont les moyens de renégocier leur prêt", avait-elle par ailleurs affirmé. Ségolène Royal a également affiché son intention d'"interdire" les "publicités scandaleuses" qui arrivent "dans les boîtes aux lettres" pour les crédits à la consommation, proposés par des banques ou des organismes de crédit qui font, selon elle, "basculer des familles entière dans le surendettement".  

 

La réponse ne s'est pas fait attendre. "A la suite de certains propos récents contre le secteur bancaire français, la FBF tient à rappeler le rôle essentiel des banques au service de tous les Français", a souligné l'organisme dans un communiqué. La FBF a également insisté sur "l'engagement des banques dans la lutte contre l'exclusion", citant le "service de base bancaire" ou la "gamme de paiements adaptée aux personnes sans chéquier". Elle a aussi assuré que "la principale cause" du surendettement -dans "85% des cas-" sont "les accidents de la vie, à commencer par le chômage".

 

Les propos de Ségolène Royal ne sont "pas une polémique gratuite", a indiqué vendredi Gillesmedium_Gilles_Savary.JPG Savary, porte-parole de la candidate. Qui a toutefois enfoncé le clou: le secteur bancaire "devrait reconnaître qu'il n'est pas irréprochable quand l'agressivité commerciale de l'offre de crédits à la consommation constitue indiscutablement un facteur de décrochage social de nombreuses familles françaises", a-t-il estimé.

AP

17.10.2006

Pour nous c'est elle !

Le slogan commence à être connu. Elle, c'est Ségolène Royal, la candidate socialiste à l'investiture pour les présidentielles de 2007. En quelques mois seulement, elle a su rassembler autour d'elle pléthore de Français et d'élus.

Parce qu'aujourd'hui elle représente le renouveau de la politique en France, parce qu'elle incarne l'espoir d'une France qui remplacera celle dont nous ne voulons plus. Parce qu'elle incarne des valeurs fondamentales pour notre avenir et nos familles, nous nous engageons en faveur de Ségolène Royal, pour que ses idées triomphent d'abord en novembre au sein du Parti Socialiste, puis en mai lors de l'échéance électorale.

En mai 2007, nous aurons l'occasion de changer la France en votant : Pour nous c'est elle !

Vincent BARALLE
Désirs d'avenir dans l'Arrageois

11.10.2006

Sept propositions pour l’Europe par la preuve


medium_europe.jpgSégolène Royal a présenté mercredi ses propositions pour l'avenir de l'Union européenne. "L’Europe est bloquée, nous le voyons tous. La France est isolée", a déclaré Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, mercredi 11 octobre. "Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. Il y a une demande des Français en Europe et une demande d’Europe dans le monde".


"Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. Il y a une demande des Français en Europe et une demande d’Europe dans le monde. A de rares exceptions, les peuples sont au mieux indifférents, au pire méfiants. Les progrès apportés par l’Europe sont méconnus ou occultés. Les gouvernements se servent de l’Europe comme bouc-émissaire pour des politiques qu’ils ne veulent pas assumer. Les égoïsmes nationaux se font plus virulents. Plus personne ne semble avoir de vision et de volonté. Et pour finir, le non français et le non néerlandais.



Ce constat montre qu’il faut changer de méthode."



Ségolène Royal a fait une série de propositions pour une "refondation des objectifs européens".



1. L’Europe de la paix :

• Reprise des aides à l’Autorité Palestinienne,

• Proposition d’une Conférence Internationale de Paix au Moyen-Orient,

• Améliorer la coordination judiciaire contre le terrorisme mettre en place un Parquet Européen.



2. Lancer l’Europe des énergies renouvelables :

• Mise en place d’une fiscalité européenne très incitative en faveur des énergies renouvelables et des économies d’énergie.



3. L’Europe de la recherche et de l’innovation :

• Sortir du pacte de stabilité les dépenses relatives à l’innovation et à la recherche, augmenter les budgets dans ce domaine



4. Une agriculture respectueuse de l’Environnement

• Réorienter la PAC

• Régionaliser la gestion des aides PAC.



5. L’Europe des Transports propres :

• Mettre en place une ressource propre, par prélèvement sur les accises ou péages existants, pour financer les réseaux transeuropéens de transport.



6. L’Europe qui protège les salariés :

• Délocalisations : supprimer les aides européennes aux entreprises qui délocalisent d’un pays européen vers un autre pays européen ; au niveau national, faire rembourser les aides publiques aux entreprises délocalisant à l’extérieur de l’Union Européenne ; promouvoir au sein de l’OMC la prise en compte des critères sociaux et environnementaux,

• Mettre en place des minima sociaux européens, avec un calendrier,



7. L’Europe pour les jeunes :

• Offrir le droit à tout jeune en formation (apprentis, étudiants, …) de poursuivre un séjour d’étude dans un autre pays européen que le sien.

Vous pouvez lire l'intervention de Ségolène dans son intégralité en cliquant sur le lien suivant : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=interventions&am...

08.10.2006

Investiture socialiste - Les trois débats télévisés

Trois débats thématiques sont organisés à la télévision :


17 octobre (questions économiques et sociales)
24 octobre (société - environnement)
7 novembre (Europe - International)

Ils seront diffusés en direct dès 20h30 sur les chaînes parlementaires
LCP AN et Public Sénat

(disponibles sur le câble, TNT, satellite,
sites Internet des chaînes).

Ce sont les questions des militants, tirées au sort, qui seront posées à l’antenne.
Posez vos questions :
www.parti-socialiste.fr/questionsexternal link

15 questions supplémentaires seront également tirées au sort chaque semaine, auxquelles répondront les candidats dans L’hebdo des socialistes. Les réponses seront aussi publiées dans le blog.

« Il faut être aimable pour être aimés »

Discours de clotûre, François Hollande : « Mener le combat contre la droite, rassembler la gauche et convaincre les Français »

« Dans 7 mois, presque jour pour jour, la France aura un nouveau Président de la République. Dans 7 semaines, là encore presque jour pour jour, les socialistes auront leur candidat. Je ne confonds pas les deux échéances. Mais l’une ne va pas sans l’autre ; et ce que nous avons à faire, dans 7 semaines, c’est d’anticiper la décision des Français dans 7 mois. » C’est François Hollande qui a clôturé le conseil national. Voici l’intégralité de son intervention.Dans 7 mois, presque jour pour jour, la France aura un nouveau Président de la République. Dans 7 semaines, là encore presque jour pour jour, les socialistes auront leur candidat. Je ne confonds pas les deux échéances. Mais l’une ne va pas sans l’autre ; et ce que nous avons à faire, dans 7 semaines, c’est d’anticiper la décision des Français dans 7 mois.

Nous sommes donc devant un moment important : un choix, celui ou celle qui avec nous affrontera la droite et l’extrême droite car je ne l’oublie pas, celle ou celui qui sera le prochain Président de la République. Cela dépend de nous.

Nous sommes conscients que les caractéristiques, les qualités, les talents de celui ou celle que nous choisirons compteront. C’est pourquoi le moment est grave. Mais, en même temps, nous sommes aussi lucides : une campagne aussi décisive qu’une campagne présidentielle ne se gagne pas simplement sur le talent, la qualité, la compétence de l’une ou de l’autre. La victoire sera provoquée par une force, une cohérence, un projet, une ambition collective –la nôtre.

Nous sommes, c’est vrai, dans une situation inédite. Ce n’est pas la première fois que nous avons à faire un choix militant pour désigner notre candidat à l’élection présidentielle. Il y eut 1995, mais dans des conditions et des circonstances tout à fait particulières, après une défection, dans l’urgence et sans aucun débat. Nous sommes, nous, dans un calendrier que nous avons nous-mêmes fixé ; était-il trop long, était-il trop court ? On dira qu’il était bien situé, mais que ce fut bien long pour y arriver. Sans doute y avait-il des impatiences et, si nous avions encore repoussé le calendrier, il n’est pas sûr que celles et ceux présents ici ou ceux qui ont fait défection seraient partis plus tard.

Nous en sommes là et nous avons donc une primaire devant les militants socialistes avec trois candidats que je veux ici saluer. Trois candidats qui vont aller devant nous pour faire valoir ce qui, effectivement, peut justifier une candidature à la Présidence de la République en notre nom. Nous avons tous, ou presque tous, nos préférences qui tiennent à notre histoire ou à des cheminements singuliers ; mais ces préférences ne peuvent pas être présentées comme des divisions. On peut préférer l’une à l’autre ou l’un aux autres, sans pour autant celle ou celui que nous n’aurons pas choisi. Nous savons bien, les uns et les autres, que même la préférence ne va pas de soi et que certains auraient peut-être préféré quelqu’un qui n’est pas présent dans la compétition. Nous sommes conscients qu’il va falloir faire un choix et il devra être éclairé, à travers une procédure qui va démontrer les capacités de nos candidats à être demain choisi par nous et Président de la République, si les Français le décident.

C’est la raison pour laquelle nous avons voulu qu’il y ait des débats ; des débats qui doivent être à la fois facteur de clarté et source de respect. La clarté doit se faire sur les conceptions mêmes des institutions, de la politique, du parti, sur les priorités, sur la vision et sur les caractéristiques liées à chacune et à chacun –et c’est normal lorsqu’il s’agit de choisir une personnalité. Mais, si cela doit être clair, cela doit aussi être respectueux. Je ne le dis pas là comme un garant qui veut éviter les débordements ou les dérives ; je le dis au nom de l’intérêt collectif.

Respect d’abord du projet ; nous avons tous voulu que notre candidat soit le candidat du projet –en même temps, si aujourd’hui chacun salue le projet, j’en tire presque compliment pour celles et ceux et en premier lieu le Premier secrétaire qui l’ont proposé ; je les en remercie bien chaleureusement. En même temps, je suis conscient qu’un projet tout seul ne pourrait pas se présenter librement à l’élection présidentielle. Il fallait bien qu’il y ait, à un moment, une incarnation.

Respect des militants, de leur vote ; cela veut d’abord dire de ne pas considérer aujourd’hui que le vote est acquis. Au nom de quoi ? Au nom de sondages –que je regarde comme vous ? Je ne considère pas ces sondages comme une dictature, mais pas non plus comme une indication de notre propre décision, car chacun en son âme et conscience fera le choix qui lui paraîtra le meilleur, sans pour autant être inattentif à l’égard de l’électorat. Mais, le respect du vote c’est aussi d’être capable, une fois le vote prononcé, de se mettre tous ensemble derrière celui ou celle qui aura été choisie. C’est la condition essentielle si l’on veut gagner.

Respect des candidats, parce que toute critique sur le fond est acceptable ; toute contestation d’une position est légitime ; mais toute mise en cause d’un candidat en tant que tel n’est pas un affaiblissement de l’autre, c’est une mise en cause de la capacité du Parti à diriger le pays ; c’est donc un affaiblissement du candidat, si c’est celui qui est affaibli qui est choisi, dans la campagne pour la victoire. C’est pourquoi, comme Premier secrétaire, mais aussi comme militant, nous ne pouvons accepter qu’un argument entre nous, socialistes, puisse à un moment être utilisé par la droite pour disqualifier celui ou celle qui sera choisie par nous.

Il faudra ensuite se rassembler, car c’est la condition de la victoire. Il y aura de l’honneur à se rassembler derrière celui ou celle qui aura gagné car, convenons-en, après tant de mois, tant de débats, celui ou celle qui sortira de ce processus ne sera pas sorti-e de nulle part. Il ne sera pas sans capacité pour convaincre. Mais, pendant ces 7 semaines qui nous séparent du choix que nous avons à faire, nous ne devons pas suspendre le temps du combat politique. Nous ne sommes pas seuls, entre socialistes, réglant une question pour nous en dehors de la vie des Français. Tout ce que nous dirons dans nos débats sera forcément lié aux préoccupations, aux exigences de nos compatriotes. Nous devons, dans ce moment où élus, militants auront à débattre, mener le combat contre la droite, rassembler la gauche et convaincre les Français.

Un programme de démolition mené jusqu’à son terme

La droite, dans ces prochains mois, va hélas continuer d’agir et d’agir mal. C’est un programme de démolition qu’elle continue de mener jusqu’à son terme.

D’abord, c’est la casse du service public de l’énergie qui va sans doute léser les intérêts stratégiques du pays ; s’il y a eu un vote à l’Assemblée nationale, le destin de ce texte n’est pas encore scellé : il est au Sénat ; il y aura des recours devant le Conseil constitutionnel. Et, si nous n’obtenons pas gain de cause par la voie du Parlement, par la voie du Conseil constitutionnel, nous continuerons la bataille contre ce démantèlement du service public de l’énergie.

Ensuite, il y a la défense du contrat de travail. Un texte est encore en discussion à l’Assemblée nationale qui, à travers la participation, l’intéressement, est une nouvelle fois en train de tuer ce qui est l’idée même du contrat de travail, c’est-à-dire la contrepartie étant le salaire et non pas simplement l’intéressement, non pas simplement la récompense, non pas simplement l’arbitraire. Là encore, il faudra donner tout le sens au contrat de travail.

Puis, il y a le combat contre l’aggravation des injustices fiscales : dans le projet de budget, 5 milliards d’euros de cadeaux fiscaux au moment même où la dette publique continue à s’aggraver. On distribue à crédit des cadeaux fiscaux qu’il faudra rembourser pour les générations futures.

Combat contre la déstabilisation de la protection sociale. Jamais les déficits des régimes de retraite n’ont été aussi élevé, à un moment même où l’on a remis en cause des droits fondamentaux.

Henri Emmanuelli disait que ce que fait Nicolas Sarkozy aujourd’hui n’est pas de l’ordre de la maladresse, de l’erreur, de l’excès. C’est vrai. C’est une stratégie qui est fondée sur la provocation pour mettre les seuls sujets qui, à ses yeux, assureraient la victoire de la droite au cœur de la prochaine campagne : la sécurité, l’immigration. Et, dès lors que, aux Tarterets puis aux Mureaux, la police est convoquée aux heures des journaux télévisés, il n’y a pas de hasard, il n’y a pas de coïncidence. La presse –même si je respecte son indépendance et qu’elle devrait faire attention à la manière dont elle peut être utilisée- aujourd’hui est un argument pour le Ministre de l’Intérieur pour qu’aux journaux de 20 h ne figurent que ces images-là.
Il y aussi la volonté de célébrer à sa façon l’anniversaire triste, terrible même, des événements de Clichy sous bois et de ce qu’ils ont déclenché. Cet affrontement ne fait pas peur au Ministre de l’Intérieur, il le recherche. Il le légitime, il le provoque, il l’attend. Et, là aussi, il faudra beaucoup de courage chez les maires de banlieue qui feront face à cette exaspération, à cette tentation du conflit pour permettre que la paix civile et la tranquillité publique soient préservées. C’est pourquoi le Parti socialiste réunira tous les maires socialistes de banlieue pour, de façon unanime, nous préparer nous aussi à ce moment hélas tragique de l’anniversaire des événements de Clichy et de banlieue.

Je veux aussi évoquer l’immigration. Nous avons salué le courage et l’action du maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec. Ces événements-là nous convainc aussi que la société française, travaillée certes par le populisme et l’extrémisme, est capable –comme elle l’a montré sur la question des enfants scolarisés en situation irrégulière- de se mobiliser et de faire reculer le Ministre de l’Intérieur. Regardons donc Cachan pour ce que c’est : une défaite de Nicolas Sarkozy et une victoire des forces de la générosité, de l’humanité et du droit.

Notre priorité sera aussi le rassemblement de la gauche

Nous pourrions considérer que ce qui se passe ici suffit pour faire gagner, que le choix d’un candidat puis la mobilisation des socialistes autour de lui engageraient la dynamique. Elle sera là, oui. Et, en même temps, nous ne pouvons pas gagner l’élection présidentielle si la gauche elle-même n’est pas convaincue que nous portons son avenir et qu’elle est capable de se rassembler autour de nous.

C’est la raison pour laquelle nous devons regarder ce qui se passe à gauche à la fois avec confiance et inquiétude. Confiance, car nous sentons au plus profond de l’électorat de gauche ce besoin d’unité, cette volonté de gagner, cette exigence de battre la droite. Et peu, à gauche, ou dans l’autre gauche –celle qui se veut plus à gauche que nous- pourrons y résister. Mais, il y a de l’inquiétude lorsque l’on voit encore cette revendication à l’identité, au particularisme de chacune de ces formations de gauche, à la volonté de ne pas s’arrimer à nous, de peur de perdre leur singularité ou leur présence devant les électeurs.

Nous devons plus que d’autres reprendre le chemin de l’union, de l’unité, du rassemblement. Il faudra le faire avec tous les sacrifices qui sont appelés de nous ; au premier tour, je continuerai avec vous et quoi qu’il en coûte, à faire en sorte qu’il n’y ait pas de candidat radical de gauche à l’élection présidentielle, pas de candidat du MDC. On peut considérer que c’est bien peu et que cela ne comptera pas ; mais est-on sûr aujourd’hui que notre présence au second tour est acquise ? Est-on sûr que l’extrême droite n’est pas au même niveau et peut-être même au-dessus de celui de 2002 ? Je ne prendrai aucun risque, au nom du Parti socialiste, contre le rassemblement de la gauche.
Restent le Parti communiste et les Verts qui veulent avoir un candidat. Respectons ce choix ; mais faisons en sorte, s’ils ne veulent pas entendre parler d’accord de gouvernement –encore que si l’on gagne ils viendront peut-être au gouvernement et je le souhaite ; il vaut donc mieux faire des accords avant plutôt qu’après. Je fais d’ailleurs observer qu’en 1981, aucun accord de gouvernement n’avait été signé avant la victoire de F ; Mitterrand ; en 1997, il n’y avait pas d’accord de gauche plurielle qui a été signé avant la victoire de L. Jospin. C’est peut-être ce qui explique les difficultés que nous avons eues après. Il n’est pas facile de reconstituer des accords non préparés à l’avance-, qu’au moins on se mette ensemble sur des convergences possibles, sur des propositions communes sur le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, l’écologie. Rien ne nous empêche, sur certaines questions de répondre de la même manière, même si nous avons nos différences pour présenter des candidatures différentes à l’élection présidentielle. Permettons au moins le report au second tour dans des conditions qui permettront la victoire.

Il y a l’autre gauche, l’extrême gauche, la gauche de la gauche… Qu’importe le nom ! Il y a une bataille amicale à engager avec elle. Elle est simple, mais elle doit être permanente de notre part : ils ont le droit de présenter autant de candidatures qu’il leur plaira à l’élection présidentielle ; néanmoins, nous ne leur donnerons pas de parrainage car nous ne voulons pas en être coresponsable. Ils ont le droit de se présenter, de ne pas vouloir gouverner avec nous ; mais ils n’ont pas le droit devant leurs propres électeurs de ne pas appeler à battre la droite et jusqu’au bout, il faudra les mettre devant cette responsabilité. Ils devront dire qu’ils veulent battre la droite jusqu’au bout, et s’ils ne veulent pas la battre, qu’ils l’annoncent à leurs propres électeurs.

Conclusion

Il nous faudra convaincre les Français. Pour convaincre les Français dans une élection présidentielle ou une élection nationale, les ressorts sont connus : on gagne une élection hélas sur la peur de l’autre et sur l’espoir de nous-mêmes.

Il se trouve qu’il y a des raisons d’avoir peur des autres et j’espère qu’il y a des raisons de susciter une espérance en nous.

Il y a des raisons d’avoir peur d’une victoire de la droite en 2007 après ce qui s’est produit depuis 2002.

Oui, il y a des raisons d’avoir peur quand on sait que le candidat est sans doute le Ministre de l’Intérieur d’aujourd’hui.

Oui, il y des raisons d’avoir peur quand le mot « rupture » n’est plus utilisé par rapport à Jacques Chirac, mais par rapport au modèle républicain ou au pacte social.

Oui, il y a des raisons d’avoir peur de la menace de l’extrême droite. Oui, il y a des raisons d’avoir peur de la contagion même de ses idées et de celles de la droite.

Que fait le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy ? C’est de faire en sorte que l’extrême droite puisse voter pour lui au premier tour ? Possible ; mais c’est surtout au second tour qu’il pense ! Faisant d’ailleurs la même erreur que beaucoup de ses prédécesseurs : en voulant chasser sur les terres de l’extrême droite pour en récolter quelques suffrages, il l’a renforce et peut, par là même, en être lui-même la victime.

Convaincre aussi de l’espoir que nous pouvons soulever à travers le projet du Parti socialiste. Il faut être sûr de nos convictions de gauche et je crois que le projet y répond. Mais le projet aborde tous les sujets de la vie quotidienne des Français, aucun n’est mis à l’écart. Nous ne devons pas avoir, là encore, quelque scrupule à ne pas parler de ce que vivent les Français : la violence, l’insécurité, la peur… Tout cela fait partie aussi de notre rapport à la société. Et, si nous écartions ces sujets-là au prétexte qu’ils ne seraient pas les nôtres, nous donnerions crédit aux autres pour en répondre.

Depuis 2002, aussi bien sur la question de l’insécurité que sur la question de l’immigration, la droite a échoué : la violence progresse, la pression migratoire est toujours aussi forte. Nous devons donc répondre aussi sur ces sujets-là, mais avec des réponses de gauche.

« Ce que nous avons à préparer c’est le premier tour de l’élection présidentielle, pas le second »

J’énonce là une loi tellement simple, mais tellement évidente qu’elle doit être à l’esprit de tous ceux et de toutes celles qui seront dans les débats : ce que nous avons à préparer c’est le premier tour de l’élection présidentielle, pas le second. Le premier tour, c’est de faire le plus de voix possible et ne pas se limiter en ne prenant que les socialistes. IL faut prendre tous ceux qui peuvent venir dès le premier tour, mais le faire sur notre projet socialiste.

Nous avons la confirmation que le Parti ne manque pas de talents ; je veux rassurer tout le monde, ils ne se limitent pas à trois. Mais, c’est bien d’être sûrs d’en avoir au moins trois. Nous savons bien que nous sommes dans une étape tout à fait essentielle pour gagner, mais c’est le Parti socialiste qui doit être la force motrice ; il y en aura un ou une qui sera nécessairement en avant, parce qu’il y en aura un ou une, si nous gagnons, qui sera Président de la République, mais une présidence différente puisque socialiste, une présidence qui assure l’autorité et capable de partager le pouvoir.

Il faut de l’ambition et jamais une ambition, même individuelle, n’est illégitime lorsqu’elle est au service d’une cause. La seule ambition que nous portons tous est notre idéal et celui-là, nous voulons le faire gagner. Et, quoi qu’il en coûte, il sera victorieux de l’étape des primaires du 16 ou du 23 novembre.

François Mitterrand est beaucoup cité dans ces moments-là, mais c’est normal : c’est tout de même le seul qui ait gagné une élection présidentielle pour le Parti socialiste.

François Mitterrand disait : « Il faut aimer la France » ; il vaut mieux lorsque l’on se présente à ses suffrages, mais cela se démontre aussi. « Il faut aimer les Français et les Françaises », sûrement ; mais il ajoutait « il faut être aimable pour être aimés ».

Chers camarades, soyez donc aimables dans les prochaines semaines et les prochains mois si vous voulez être aimés des Français.

“Donner un avenir à la France”

Le Conseil national du Parti socialiste s’est réuni à la Mutualité à Paris le 7 octobre pour ratifier les trois candidatures à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle.

medium_mutualite_conseil_nat_071006_003.jpg Voici ci-après l'intervention de Ségolène Royal devant les membres du Conseil national du Parti Socialiste :  

“Je mesure la solennité de ce moment qui fait honneur à notre parti. J’en mesure l’importance, sa gravité, la responsabilité qui est la nôtre, mais notre chance aussi.

Je voudrais saluer les deux autres candidats, Dominique et Laurent, et avoir un geste sincère de respect pour Jack et Lionel. Je pense que leur décision n’a pas été facile à prendre, que ceux qui les soutiennent ressentent un certain désarroi. Mais je veux penser ici, parce que nous sommes socialistes, que ce qui nous sépare est moins fort que ce qui nous rassemble. Et que parce que la droite est forte, nous aurons besoin, demain, de tout le monde pour gagner cette bataille décisive.

Le débat interne qui s’ouvre doit être utile, et servir par sa qualité au principal combat.

Rassembler les socialistes, c’est tout simplement d’abord, le projet, c’est une évidence. Cette campagne interne, mais aussi cette bataille, demain, doivent servir à mettre en valeur le projet et à le faire connaître aux Français. C’est pourquoi je voudrais revenir sur les leviers de ce projet, m’exprimer sur les enjeux de l’élection présidentielle et évoquer la bataille contre la droite.

Le projet nous rassemble, c’est ce qui fait notre unité. Il s’appuie sur trois leviers : agir à gauche, c’est à dire combattre sans relâche les inégalités, s’appuyer sur les citoyens et les forces sociales pour réformer, échanger le rapport de force entre le capital et le travail.

Le deuxième axe, c’est donner un avenir à la France, et le troisième répondre aux problèmes d’aujourd’hui.

Donner un avenir à la France, un désir d’avenir, car la France n’est pas en déclin, elle est simplement en de mauvaises mains. Les Français sont créatifs, ils ont du talent. Les territoires sont attractifs, et nous la remettrons, cette France, et ces territoires, en mouvement, sur la base d’une confiance retrouvée.

Répondre aux problèmes d’aujourd’hui, le projet s’y attelle, en soulignant qu’il faut inventer ces nouvelles sécurités pour faire face aux mutations, repenser les conditions de la croissance face aux risques : aux risques sociaux, aux risques environnementaux, aux risques liés à la mondialisation.

Redéfinir la fonction de l’Europe et la place de la France dans le monde, en mettant tout en œuvre, dans des logiques de co-développement ou de développement solidaire, pour réduire les écarts entre les pays du nord et les pays du sud, seule solution pour maîtriser les migrations de la misère. Alors oui, deux visions de la France et deux conceptions opposées de l’exercice du pouvoir sont devant nous.

De notre côté, la solidarité contre toutes les formes de brutalité, puisque la droite a érigé les divisions comme forme de gouvernement, en dressant les Français les uns contre les autres. Le développement équitable d’un côté, contre les désordres du libéralisme de l’autre. Nous aurons à répondre aux inégalités les plus criantes, et en particulier celle-ci, qui est au cœur de tout. Les inégalités entre ceux qui maîtrisent leur destin et qui sont assurés de l’avenir de leurs enfants, et puis les autres, tenaillés par la précarité, qui ne maîtrisent plus leur vie.

medium_mutualite_conseil_nat_071006_004.jpgC’est pourquoi, comme le dit le projet des socialistes, la bataille pour l’emploi, pour le plein emploi, pour le pouvoir d’achat, la lutte contre toutes les formes de précarité, la sécurité du salaire, la réussite à l’école, sont au cœur de notre projet, et tout le reste en dépend, car des parents précaires, c’est toute la famille qui est déstabilisée, et c’est l’effort scolaire qui perd son sens.

Oui, les socialistes doivent pouvoir prouver, au cours de cette campagne, qu’ils sauront mettre en place, pour tous, les conditions de base pour construire sa vie, et pour envisager l’avenir avec confiance. C’est le cœur de notre projet politique. Et aujourd’hui, la crise démocratique est profonde. La tentation de l’extrême droite est forte. C’est cela aussi, l’enjeu de 2007, car trop de gens ont le sentiment d’être tirés vers le bas. Il y a une révolte contre l’hégémonie du profit au détriment de l’humain, de l’avenir des entreprises, et du travail, dont il faut reconstruire la valeur que la droite a cassée par la précarité.

Il y a une attente exaspérée de ce qui ne vient pas, pour stopper ce sentiment d’être rétrogradé. Il y a une angoisse, Henri Emmanuelli le disait tout à l’heure, nourrie par les délocalisations sauvages qui détruisent les emplois et qui font que les Français s’interrogent : pourquoi l’Europe ne se protège pas davantage ?

Exercer le pouvoir avec autorité et sérénité, écouter pour agir juste

Il y a un vécu quotidien de la violence, une saturation qui appelle une vigilance permanente, et qui fait que les Français les plus exposés à la violence rejettent les autres.

Alors, la présidentielle de 2007 doit mettre un coup d’arrêt et de nouveau, tirer la France vers le haut. Nous réussirons à mettre fin à ces désordres, nous réussirons à mettre en place un ordre social et international juste, et des sécurités durables. Nous réussirons à renforcer l’action de l’État tout en libérant les initiatives régionales et l’esprit d’entreprendre. Oui, il s’agira d’exercer le pouvoir avec autorité et sérénité, sobriété et efficacité, rendre des comptes, écouter pour agir juste, associer les citoyens aux décisions qui les concernent. Refuser les brutalités, les divisions, et tenir debout ensemble, pour faire avancer la République et la nation. Oui, je le dis, la nation, car l’élection présidentielle, c’est un moment exceptionnel pendant lequel les Français s’interrogent sur le pacte social, dans le cadre de la nation. La nation qu’il ne faut pas abandonner à la droite, et qui n’a pas à être opposée à la République et à l’État. Car comme le disait Jean Jaurès, « c’est la nation, disait-il en 1902, qui longtemps encore fournira le cadre historique du socialisme, le moule d’unité ou sera coulée la justice nouvelle, il n’y a que la nation qui puisse affranchir tous les individus, et fournir à tous les moyens du libre développement. Et quand la nation est forte, disait-il, alors elle peut se tourner vers l’internationalisme. »

Et donc cette campagne interne sera utile si elle éclaire les enjeux du combat contre la droite. La campagne devra mettre fin à l’insupportable écart entre les discours et les actes qui sapent la confiance dans la politique. La campagne et la victoire contre la droite se construiront dans le mouvement. Rien n’est fait pour l’instant, tout se mérite, tout se déclenche par notre force et notre conviction.

medium_mutualite_conseil_nat_071006.jpg« Passer d’une démocratie de rejet à une démocratie de projet »

La campagne sera participative, non pas parce que les citoyens ne veulent plus assister, immobiles, à des meetings, ou simplement prendre des tracts. Ils ont soif de participer, ils ont soif de compter pour quelque chose, et notre rôle sera de remettre le peuple au cœur du projet des socialistes. C’est comme cela que nous réussirons à construire le pacte social, et à rassembler la gauche. C’est comme cela, aussi, que nous donnerons la conviction que la volonté politique a un sens et qu’elle pourra agir juste. C’est la condition pour passer d’une démocratie de rejet à une démocratie de projet. La dénonciation de la droite ne suffira pas. Sinon, il y aura des désillusions, et des prises de distance.

C’est pourquoi je crois à cette démocratie participative, qui complète et qui renforce la démocratie représentative. C’est elle qui va déterminer la force de l’adhésion à un projet. C’est le meilleur rempart contre le populisme. Le populisme est un mouvement négatif, c’est une pulsion de dénigrement, de destruction, de déconstruction. C’est ce qui explique aujourd’hui ce qui se passe en Belgique. Il dépend de nous de le combattre, ce populisme, par la force de l’engagement. Tout dépend de notre capacité d’entraînement.

Alors l’enjeu de cette élection présidentielle, c’est de remettre une nation qui tienne debout, et qui donne à chacun de ses enfants sa juste place, quel que soit le numéro de la génération dont il est issu. C’est la République pour tous, qui tient sa promesse égalitaire grâce au service public, et c’est enfin l’autorité d’un Etat efficace qui connaît ses raisons d’agir et qui met fin aux désordres de la mondialisation libérale. Ce que j’en déduis, pour la campagne contre la droite, si les militants m’accordent leur confiance, c’est une campagne de simplicité, d’efficacité. Et d’abord, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

medium_mutualite_conseil_nat_071006_002.jpgLe siège de la campagne sera le siège du Parti socialiste. Car comme le répétait Henri Weber, rien ne remplace l’action du Parti socialiste dans cette campagne. Mais il faudra lutter contre cette tentation de centralisme, il faudra un territoire irrigué, une organisation des fédérations. Ce sont elles qui seront chargées d’organiser les débats participatifs sur le projet, sur le dialogue social, sur l’éducation, sur l’environnement, complétés par les débats sur Internet. C’est là que se reconstruira le pacte social. C’est là, où l’on remettra le peuple au cœur du projet socialiste pour dire dès la campagne électorale comment demain nous ferons lorsque nous serons aux responsabilités.

Alors tout dépend de nous, personne n’y arrivera seul, tout dépend de notre courage, de notre sens des responsabilités, de notre volonté, de notre capacité à écouter et à imaginer, de notre intelligence collective. Les Français, si nous le méritons, ne demandent qu’à nous faire confiance. Aidons-les à comprendre notre époque pour que la France saisisse toutes ses chances.”

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