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30.11.2006
France: Ségolène Royal, intronisée candidate socialiste à la présidentielle
Source : 20Minutes.fr avec AFP | 27.11.06 | 09h26
Ségolène Royal a été intronisée dimanche candidate socialiste à la présidentielle, lors d'une cérémonie en grande pompe à la Mutualité, où la première femme à avoir des chances d'occuper l'Elysée a promis la "victoire" dans l'élan du "renouveau" qu'elle prétend représenter.L'événement
"En choisissant une femme pour mener le combat des idées et incarner l'espérance, vous avez accompli un véritable geste révolutionnaire", a déclaré Mme Royal aux militants socialistes qui l'ont plébiscitée à 60%, inscrivant ses pas dans les luttes des femmes depuis la Révolution française.
L'égérie du PS a dit vouloir "déclencher un sursaut collectif, un élan à la dimension de l'espoir qui se lève" et "incarner" le mouvement qui "nous conduira vers la victoire", devant quelque 1.300 congressistes enthousiastes qui l'ont ovationnée.
Au tout premier rang, les "éléphants" PS étaient au complet (à l'exception de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin), ainsi que le président des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet, dont le parti soutient la candidate PS.
Dans un discours de 45 minutes, où la référence à "la France" a été le leitmotiv, Ségolène Royal a affirmé que sa campagne "ressemblera à (sa) façon de gouverner, qui repère les vrais problèmes, apporte des solutions concrètes et dit au nom de quelles valeurs elle agit".
La candidate, 53 ans, qui arborait tout le long de la cérémonie un sourire éclatant, a lancé un appel au rassemblement de son parti après les affres d'une primaire qui l'a opposée à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
"J'ai besoin de tout le monde, de tous les talents, de tous les socialistes", a-t-elle dit en remerciant ses deux challengers, mais aussi le premier secrétaire du parti, François Hollande, par ailleurs son compagnon.
Mme Royal a repris ses thématiques préférées: "donner un désir d'avenir", "être à l'écoute des Français", "rénover les méthodes" de l'action politique avec une "exigence de participation" des citoyens, porter "des idées neuves".
Elle a fait l'éloge d'une "France qui se reconnaisse dans la diversité de ses talents et de ses origines", sous les ovations de la salle.
La candidate socialiste a décliné les thèmes autour desquels elle entend faire campagne : éducation, lutte contre "toutes les formes de violence", vie chère et pouvoir d'achat, environnement et co-développement. Si elle est élue, la première loi sera consacrée aux violences faites aux femmes, a-t-elle promis.
Avant que le rideau ne retombe, François Hollande a invité la candidate a s"appuyer sur le Parti socialiste, "un atout
formidable" pour gagner, alors que certains la soupçonnent de vouloir s'en affranchir.
Il l'a appelée aussi a "imposer les thèmes de la confrontation" en basant "l'essentiel" de sa campagne sur les thèmes classiques de la gauche: "le social, l'éducation, le service public, la laïcité". "Ce parti n'a pas changé de culture, il a changé de mesure", a-t-il argué.
Et le premier secrétaire de tempérer l'enthousiasme de ses camarades, en ne tombant pas "dans l'auto-célébration". "La seule échéance qui compte, ce n'est pas la sélection de notre candidate aujourd'hui', "la seule fête qui vaudra ce sera au mois de mai 2007", a-t-il dit.
En ouverture de la cérémonie, le maire de Paris, le jospiniste Bertrand Delanoë, s'est réjoui du choix d'une femme par le PS, parlant d'un "événement historique". Il a toutefois rejeté l'idée d'une rupture, appelant même les militants à "dire merci à ceux qui nous ont précédé, François Mitterrand et Lionel Jospin".
| © 2006 AFP |
07:25 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2006
Pour faire gagner la gauche...
| Les résultats du Pas-de-Calais |
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Inscrits : 14085 - Votants : 9594 - Exprimés : 9492 - Blanc/Nul : 102 Ségolène Royal : 5774 - 60.83 % |
18:40 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Déclaration de Ségolène Royal
Pour que la France saisisse toutes ses chances, et réalise le progrès pour tous, le respect pour chacun.
Je remercie les militants du parti socialiste qui sont venus voter en masse et qui ont donné à toutes celles et tous ceux qui veulent que ça change la force d'y croire.
Je ne tire de ce résultat aucune gloire personnelle mais je mesure l'immense responsabilité de ne pas décevoir toutes celles et ceux qui espèrent.
L'élection présidentielle va à l'essentiel : la possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les turbulences du monde d'aujourd'hui.
Oui, la France peut reprendre la main. Oui elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l'avenir pour construire un destin commun.
Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non - ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l'abri, est ce là le visage inéluctable de la modernité ? Assurément pas.
Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail, ces salariés qu'on pousse vers la sortie bien avant l'âge de la retraite, ces familles qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants, et qui s'endettent pour faire face aux dépenses courantes, est-ce cela la condition promise aux millions d'ouvriers, d'employés, de salariés mais aussi d'artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et de retraités qui forment l'immense majorité du peuple français ? Je ne le crois pas et je ne le veux plus.
Etre socialiste c'est garder au coeur une révolte intacte.
Le socialisme, c'est mettre le progrès social au coeur de toutes les décisions politiques - le progrès social pour tous et le respect pour chacun. C'est l'Education au coeur de tout, encore l'Education, toujours l'Education.
Le monde a changé, la France a bougé, alors la politique doit changer.
Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous.
La politique doit partir de la réalité de la vie des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne , comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de sa vie et pour dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir.
La France doit donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en mains. Voilà pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties collectives à construire.
N'ayons pas peur des idées neuves, puisons-les dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites.
La France doit saisir toutes ses chances et se redresser.
Je veux lui donner cette fierté sans prétention inutile, qui l'aidera à rassembler ses forces et à écrire, avec tous les siens, une nouvelle page de son histoire.
Je la vois créative, innovante, mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances, fragilisée par un Etat qui se désengage et qui devra demain assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d'une autorité juste.
Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la gouvernent et qui se plaignent de son immobilisme. Les Français sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux décisions qu'on leur impose sans les y associer ; ils ne sont pas partants pour des efforts qui, toujours, pèsent sur les mêmes. Etre socialiste et conduire une politique à gauche, c'est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités et des insécurités. Parce que c'est comme cela que le pays sera plus fort dans la compétition internationale.
On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique peut de moins en moins, que ce n'est plus l'Etat-Providence mais l'Etat-minimal, faiblement protecteur qui serait dans le sens de l'histoire.
Je crois moi tout le contraire. Je crois que la politique peut beaucoup et prouver jour après jour son efficacité.
On nous dit que la mondialisation a disqualifié la nation et l'aspiration croissante à l'autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif.
Je crois moi tout le contraire ; ce sont les solidarités collectives qui nous rendront plus forts.
Ma conviction est à l'inverse de cette idéologie insidieuse : c'est au contraire, en restant fidèles à nous-mêmes que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir l'ensemble des opportunités d'une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Et je veux pour la France faire en sorte que ce soit le meilleur.
Imaginer la France, c'est la tâche nouvelle que je propose aux Français . Car ne lui renvoyer que l'image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser et de s'aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, faire cela, c'est rendre à la France un bien mauvais service et attiser l'exaspération des Français.
A cette façon de faire, il faut mettre fin.
Car je crois qu'il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces.
Je crois que nous devons incarner l'ambition d'une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire.
Oui, imaginer la France, c'est à cela que je vous invite car elle s'est beaucoup transformée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu'elle est devenue. Et pour en tirer parti et fierté, la France doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes, tous ces jeunes dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. C'est cela notre tâche: aider la France non seulement à s'accepter telle qu'elle est mais à voir dans sa diversité une formidable énergie. Une nouvelle donne avec tous les jeunes, dans la diversité de leurs talents, est à bâtir.
L'honneur de la République et la fidélité de la France à ses idéaux, c'est la lucidité d'une histoire partagée dans une France respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.
Ce n'est jamais quand elle oublie ses valeurs mais quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au delà de ses frontières, parler de l'Europe et à l'Europe, parler du Monde et au Monde. Car la nation pour la gauche est indissociable d'une perspective plus large. Car nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l'on fit une constitution en pensant à l'univers entier.
C'est en donnant aux peuples l'exemple et le signal de la justice et de l'humanité que la France se ressemble et se rassemble.
Regardez l'histoire de France : c'est toujours quand le peuple s'y met que la France avance et bâtit un nouvel avenir. Et aujourd'hui, je sens que le peuple s'y est mis et que ce mouvement va continuer .
Je crois que la France peut puiser dans la meilleure part de son passé des valeurs pour ses combats d'aujourd'hui, à commencer par celles-ci : de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentour, mais il faut d'abord aimer la France, cette idée toujours neuve, et vouloir que les Français s'aiment en elle .
Nous allons gravir la montagne jusqu'à la victoire . Aujourd'hui c'est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés par un mouvement populaire généreux et heureux qui sent que nous sommes soutenus par une cause qui est plus grande que nous.
Je lance aujourd'hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays.
Rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre pays, imaginons ensemble une France qui aura le courage d'affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité et de fraternité.
Pour un ordre juste, contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui se rassemblent et des libertés nouvelles à inventer.
Mettons nous en mouvement pendant six mois au cours desquels il nous faudra investir toute notre énergie et tout le fruit de nos échanges avec les Français, et je vais continuer comme je l'ai fait depuis plusieurs mois. Avec toute la force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa diversité puis rassembler une majorité de Français dans un même désir d'avenir.
18:20 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PS, Politique, Segolene
Ségolène Royal candidate socialiste pour 2007
"Il n'y aura qu'un seul tour et Ségolène Royal sera la candidate du Parti socialiste pour 2007" a déclaré jeudi soir à la presse le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll.
"Je vis intensément ce moment de bonheur" a déclaré Ségolène Royal. "Je voudrais dire tout le bonheur que je ressens. Je vis intensément ce moment de bonheur. Je mesure l'honneur qui m'est fait par tous les militants qui sont venus qui sont venus voter massivement. Ils sont en train de me donner un élan.C'est le peuple qui s'est mis en mouvement, ce sont les militants qui se sont mis en mouvement : ils ne seront pas déçus. Nous allons ensemble construire quelque chose d'extraordinaire.
L'heure est désormais au rassemblement.
Nous allons, tous ensemble, gravir cette montagne jusqu'en mai 2007."
07:03 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Résultats du vote interne au Parti Socialiste

06:55 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2006
Mobilisons nous !
21:30 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Message de Ségolène

07:43 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Segolene, Politique, PS
12.11.2006
Education : l’approche par le temps de travail ne règle aucun des vrais problèmes

Ségolène Royal répond aux questions des militants dans l’Hebdo des socialistes, 28 octobre 2006
Question : En matière d’éducation, le gouvernement Villepin a décidé de s’attaquer à la question du temps de travail des enseignants : quelles mesures envisages-tu en la matière ? Que faut-il changer d’autre dans les conditions de travail des enseignants ?
Enseigner est un métier difficile : transmettre les savoirs, stimuler l’ouverture intellectuelle et l’esprit critique, établir à la fois des rapports d’autorité et de confiance, affronter dans certains établissements la violence sociale. Les enseignants méritent notre respect et notre soutien. Je n’accepterai jamais l’approche de la droite qui fait des enseignants, voire des fonctionnaires en général, les boucs émissaires du mal-être social.
Notre pays a besoin d’un système éducatif efficace, d’où les enfants sortent avec une formation, et d’une école où l’on puisse enseigner dans le calme et le respect mutuel. Je ne pense pas que le temps de travail des enseignants constitue le point de départ de la réflexion sur l’école.
D’abord parce que la répartition de ce temps (présence devant les élèves, préparation, correction de copies…) est extrêmement variable en fonction des niveaux d’enseignement.
Ensuite, parce que l’approche par le temps de travail ne règle aucun des vrais problèmes. C’est par les conditions de travail des enseignants et des élèves qu’il faut commencer, pour retrouver l’envie d’enseigner et l’envie d’apprendre. Il faudra, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, renforcer la présence adulte dans les établissements et, si nécessaire dans certaines classes, veiller à la constitution d’équipes pédagogiques soudées.
Il faudra surtout rétablir les crédits pédagogiques que les budgets de la droite n’ont cessé de rogner : il ne sert à rien d’enjoindre aux enseignants de mettre en place des projets pédagogiques nouveaux si on ne leur en donne pas les moyens financiers. Le projet socialiste propose une série de mesures pour atteindre ce qui est à mes yeux l’objectif n°1 : remettre l’éducation au coeur du changement que nous voulons pour la France
08:31 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2006
Ségolène Royal à Lille : une « petite musique » tonitruante
Source : LA voix du Nord Edition du 11 Novembre 2006
La candidate à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2007 se trouve dans la région pour deux jours. Une visite qui a débuté hier soir par un retentissant meeting à Lille et se poursuit aujourd’hui dans le Pas-de-Calais, à Liévin et Béthune. Avec un leitmotiv : gagner l’investiture socialiste dès jeudi prochain.
PAR CHRISTOPHE CARON

PHOTO MAX ROSEREAU
Finalement, tout est une histoire de musique... Et elle a été tonitruante, hier soir, dans une salle Vauban de Lille Grand Palais surchauffée qui a d’abord tremblé sous les percussions d’un carnaval de Dunkerque en grande forme. Avant de vibrer sous les intonations d’une Ségolène Royal « fière » de faire entendre sa petite musique dans l’une des plus puissantes fédérations de France. Le message ? « Que le vote soit clair, soit net, et qu’il nous donne l’énergie pour vaincre la droite en 2007. Nous ne voulons pas revivre un 21 avril 2002. »
« Ma force, c’est votre force »
L’objectif est évidemment de gagner l’investiture socialiste dès le premier tour du vote interne au PS, jeudi. Et pour cela, elle peut compter sur la plus grande partie des militants socialistes du Nord et du Pas-de-Calais, notamment plusieurs de ses grands ténors, présents hier (Michel Delebarre, Bernard Derosier, Bernard Roman...). Le grand amphithéâtre de 1 500 places n’a pas suffi et il a fallu ouvrir deux autres salles pour accueillir les fans de Ségolène, transportés par une vingtaine de bus pour certains. « Vous êtes près de 3 000 », assurera même Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral nordiste.
« Ma force, c’est votre force. C’est votre énergie qui me nourrit », enchaînera Ségolène Royal. Avant elle, c’est Pierre Mauroy qui vantera donc cette « petite musique » qui touche tant les Français. Une « petite musique » selon laquelle « le changement de société doit nous toucher, nous aussi ». Qui annonce de « nouvelle méthodes ».
Une petite musique sur laquelle s’est accordé Jack Lang, en renonçant à présenter sa candidature, comme il l’a rappelé hier : « Ségolène est la plus à même de terrasser la droite... Une femme à la présidence de la République ! » En passant d’abord par l’étape décisive de la semaine prochaine, dans les urnes socialistes : « Ça n’est pas une question d’amour propre, c’est un surcroît de force, d’autorité morale, d’élan.
» Un élan sans fausse note hier, même dans le contexte de cette vidéo pirate dans laquelle Ségolène Royal s’exprime sur les enseignants et les 35 heures (lire aussi en page 41). « Pour moi, ça n’est pas un sujet de polémique, mais un sujet de fond », avait laconiquement expliqué l’ancienne ministre de l’Enseignement scolaire en conférence de presse, avant le meeting. « C’est un thème extrêmement important qui doit être abordé dans un respect mutuel. » Devant les militants, elle vilipendera cette « calculette » qui fait des ravages dans l’académie de Lille, et assurera : « Je remettrai l’éducation au coeur de tout. » Une « priorité numéro un » en somme. Ovation générale. Ne restait plus qu’à vanter « la chaleur des gens du Nord » et le tour était joué. Il se poursuit aujourd’hui dans le Pas-de-Calais. •
23:30 Publié dans Revue de presse locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vidéo "pirate" : " Des images volées, sorties de leur contexte, un débat caricaturé. Je suis scandalisé"
Serge BARDY, 1er Fédéral du Maine et Loire, qui a organisé ce débat en janvier, dénonce ces manoeuvres dans un message. Ségolène Royal, invitée du 19/20 a déclaré "l'Education est la première des priorités, à ne pas aborder de façon tronquée et polémique
"Je suis scandalisé par la méthode utilisée par un socialiste dans le but de nuire à Ségolène. Choqué par cette pratique d’une autre époque je veux apporter des précisions sur cette enregistrement. D’abord, Ségolène est venue le 21 janvier 2006 à la rencontre des militants de Maine et Loire pour échanger sur le projet des socialistes dans le cadre d’une réunion interne à notre Parti.
Cette réunion a eu lieu au siège de la fédération en présence de nombreux militants, des élus, des enseignants et aussi de proviseurs de collège. L’échange c’est déroulé dans un esprit libre et sincère sans enjeu d’une position programmatique ou dogmatique mais d’une contribution à la réflexion dans le cadre de notre projet.
Ce débat s’inscrivait dans la continuité d’un travail réalisé par les sections de la fédération sur l’école, sur l’éducation. Ces échanges fort intéressant et productif par les apports des enseignants et des militants présents nous ont permis de progresser dans notre réflexion. L’ensemble de nos échanges fut d’une bonne qualité. Aujourd’hui la position du Parti Socialiste est définie dans le Projet et vaut pour tous les candidats.
C’est pourquoi je suis outré par la façon malveillante utilisée par un élu angevin proche de DSK qui a demandé cette vidéo, il y a deux semaines, auprès de celui qui l’a réalisé pour le compte de la fédération.
Je suis interpellé par les militants qui étaient présents. Ils ne comprennent pas et ils n'acceptent pas ces images volées, détournées, aux extraits tronqués, et la présentation caricaturale du débat auquel ils ont contribué .
Au sein de notre fédération nous avons mené des débats sereins pour la désignation de notre candidat(e) aux présidentielles avec une participation importante depuis mi-octobre. Je vais continuer à travailler pour l’unité et le développement de notre fédération qui a vue le nombre de militants (1500 adhérents) triplé depuis le 1 janvier."
Serge BARDY
Premier Fédéral de Maine et Loire
07:05 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note