« 2007-02 | Page d'accueil | 2007-04 »

28.03.2007

MEETING DE SEGOLENE ROYAL A LILLE LE 19 AVRIL

MEETING DE SEGOLENE ROYAL A LILLE LE 19 AVRIL

Pour son dernier grand meeting de campagne, Ségolène ROYAL sera à LILLE GRAND PALAIS le Jeudi 19 Avril à partir de 19h00.
Plus de 20 000 personnes sont attendues pour le dernier temps fort de la campagne de premier tour.


Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre le risque d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre le risque d'un nouveau référendum sur les institutions européennes. A l'occasion de la présentation, à Paris, d'un rapport sur l'Europe sociale de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, Ségolène Royal s'est exprimée sur l'organisation d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.    

C'est une "obligation démocratique", après le rejet du traité constitutionnel par les Français en mai 2005. Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre ce risque politique".

Elle a précisé que "ce référendum interviendra en même temps que les élections au Parlement européen, le 14 juin 2009.

C'est très court, il faudra entre-temps faire la preuve que l'Europe avance
", citant comme "preuves", la création d'un salaire minimum européen, la lutte contre le chômage et les délocalisations, l'investissement dans la recherche et "la préparation de l'après pétrole".

"Il faudra mettre en place un gouvernement économique (de la zone euro ndlr) et le faire correctement fonctionner. L'objectif de ce gouvernement économique, ce ne sera pas seulement la lutte contre l'inflation comme c'est le cas aujourd'hui mais également la croissance et l'emploi.

Pour cela, je souhaite que les compétences de la banque centrale soient élargies. C'est une idée qui n'est aujourd'hui en Europe pas consensuelle.

Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner mais pas l'inverse
".

Ségolène Royal a ensuite déclaré que "si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière".

Défendre en même temps la nation et l'Europe, "non seulement ce n'est pas incompatible mais les deux sont étroitement liées".

 

26.03.2007

Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

 


Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.

Extraits du discours de Ségolène Royal :



Prenant le contre pied de ceux qui ne cherchent qu’à flatter les jeunes et de ceux qui ne parlent de la jeunesse que pour la stigmatiser, elle a rappelé que “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”.

Rappelant le combat contre le CPE, Ségolène Royal a appelé la jeunesse à s’imposer dans le débat pour défendre ses valeurs, à “garder intacte sa capacité d’indignation, de mobilisation et d’imagination”. Elle a invité la jeunesse à ne “pas se résigner face aux désordres et aux injustices” mais à “construire une France accueillante pour ses jeunes” dans une Europe qui puisse regarder vers le monde sans en avoir peur. “C’est à vous que je pense lorsque je pense à la façon dont la France peut et doit revenir à la table de l’Europe”.

“Créer un ordre international juste qui réduit les écarts entre pays du nord et du sud, ce sera le combat de votre génération, c’est à vous, à votre force et à votre idéal que je fais appel pour construire cet ordre international juste” s’est exprimée la candidate.

Elle a appelé à la “conquête de l’esprit d’entreprise et de création”. “Quand on nous dit “le niveau des diplômes baisse”. Ce n’est pas vrai. Vous êtes bien mieux formés, bien plus mobiles que ma génération, ouverts au monde. Vous êtes mieux formés mais en plus vous êtes bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”. “On voit dans cette contradiction que la France marche à l’envers” a-t-elle poursuivi, s’engageant à instaurer un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés : “tout jeune doit pouvoir sortir du système universitaire avec un diplôme et trouver un emploi dans les 6 mois”.

Après 5 années piteuses de gouvernement de droite, Ségolène Royal a appelé à “remettre l’éducation au coeur de tout et en avant de tout pour que la République tienne sa promesse égalitaire”. “Je ne veux pas qu’il y ait deux jeunesses. Il n’y a qu’une jeunesse, la jeunesse de France”.

C’est pour lutter contre la précarité que Ségolène Royal créera une allocation d’autonomie sous condition de ressources. “En contrepartie, je vous demande de réussir vos études, de travailler et de bien choisir vos orientations” a-t-elle dit aux délégués étudiants qui seront également conviés à s’engager dans des missions de solidarité comme le soutien scolaire qui sera reconnu dans les unités de valeur des cursus.

Elle a précisé que si refuser toute sélection par l’argent implique un effort considérable, “ce qui coûte effroyablement cher c’est l’échec”.

“Toute cette énergie qui est aujourd’hui gaspillée, je veux que demain cette énergie ce soit le carburant de la France, notre moteur écologique, car c’est de l’énergie renouvelable que vous avez. Alors en avant !” a lancé Ségolène Royal à l’assemblée des délégués déclanchant un tonnerre d’applaudissement.

22.03.2007

François Bayrou : Une manoeuvre politique

François Bayrou : Une manœuvre politique

 

Chères et chers internautes,

 

Je vous invite à lire le tract ci-joint :

 

François Bayrou : Une manœuvre politique

Cliquez sur le lien suivant :  Tract_Bayrou.pdf

 

 

Vous ne vous laisserez pas voler votre victoire :

 

 

Ségolène Royal est la seule

 

Candidate du changement,

 

Dès le premier tour,

 

Pour gagner le second.

 

Bien à vous

 

Vincent BARALLE

Désirs d'avenir dans l'Arrageois

http://desirsdavenir-arrageois.hautetfort.com/

Une «Second Life» pour Michel Rocard

Une «Second Life» pour Michel Rocard

 
Par Joy SORMAN
Source : Libération QUOTIDIEN : jeudi 22 mars 2007
Finalement, Rocard a un job, un truc de jeune, un truc d'avenir : Ségolène Royal lui a confié une mission «sur les enjeux du numérique». Il s'agirait que l'Etat rate pas le coche dans ce domaine, c'est ce que dit mon beau-frère qui bosse dans le B2B. La mission va devoir répondre à un tas de questions sur les logiciels, les technologies de l'information à l'école, pour qu'on crée tous nos blogs, qu'on soit sur Second Life et qu'on résorbe cette putain de fracture numérique

21.03.2007

La Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

La Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd’hui m’adresser à vous, c’est à mes professeurs que je le dois, car c’est à l’école que j’ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j’ai reçu le bagage qui m’a permis d’être une femme libre.

L’Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m’adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l’école, qui forme les générations de demain, qui prépare l’avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L’éducation ! Tel est, pour moi, l’enjeu majeur de l’élection présidentielle. Avec moi, l’éducation sera au cœur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l’objet de cette lettre.

La République s’est construite par et autour de son école, l’école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J’en assume l’héritage ; j’en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son œuvre dans l’avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l’esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J’ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m’ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j’entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l’urgence économique et sociale, l’urgence éducative et culturelle, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J’ai pour l’école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j’ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l’école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu’il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l’école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C’est pourquoi, je l’ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l’emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l’école, de nouvelles politiques doivent aider l’école à assumer au mieux sa tâche, qui est d’instruction et d’éducation. Je m’y engage.

Mais si l’école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l’esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l’école est au premier rang du combat. C’est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c’est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l’une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l’école est attaquée : elle l’est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l’est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l’est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l’école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d’accomplir son œuvre nationale. Je m'y engage.

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l’école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j’en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d’exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l’école en son cœur. Lorsqu’il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l’obscurantisme, de l’égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l’éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

18.03.2007

Mauroy approuve Royal au sujet des "éléphants"

Mauroy approuve Royal au sujet des "éléphants"

 

Source : NOUVELOBS.COM | 18.03.2007 | 08:35

 

 

L'ancien ministre socialiste exprime sa confiance en Ségolène Royal, qui "conserve un calme olympien". Il fustige François Bayrou, "supplétif de la droite" et Nicolas Sarkozy, qui "cherche à se rallier des électeurs du Front national".

 

 

L'ancien ministre socialiste Pierre Mauroy approuve, dans un entretien publié dimanche 18 mars dans le Journal du Dimanche, les propos tenus par Ségolène Royal au sujet des "éléphants" du Parti socialiste. "Il n'a jamais été question que les éléphants - dont je fais partie! - participent à la direction opérationnelle de la campagne", explique-t-il. Il estime par ailleurs que Ségolène Royal "nous conduira à la victoire". "Malgré les épreuves qu'elle traverse, elle conserve un calme olympien", souligne-t-il. "Si j'ai fait le choix de Ségolène Royal, c'est parce qu'elle s'inscrit dans la continuité de la tradition socialiste mais en même temps, elle fait entendre ce que j'ai appelé 'sa petite musique' avec ses idées, son intuition", explique l'ancien ministre.



Pierre Mauroy

Pierre Mauroy (Sipa)

 

 

Bayrou, "supplétif de la droite", Sarkozy extrémiste

Concernant la montée dans les sondages de François Bayrou, il assure que sa candidature "est une illusion". "On ne va pas revenir à la IVe République au moment où l'on parle de dépasser la Ve!", lance-t-il, en excluant toute idée d'alliance avec lui.
"Bayrou est un concurrent qui, pour l'heure, n'est qu'un supplétif de la droite. Le premier tour est une compétition sévère qui commande de ne pas nous disperser", affirme Pierre Mauroy.
En proposant de créer un ministère de l'Immigration et l'Identité nationale, Nicolas Sarkozy "cherche à se rallier des électeurs du Front national", estime l'ancien Premier ministre socialiste.
"Sinon, pourquoi lier immigration et identité nationale? Cela rappelle de très mauvais souvenirs", estime-t-il. "Cette proposition est inacceptable dans son principe".
"L'immigration doit être considérée comme une chance et non comme une malédiction, même si l'on ne peut pas régulariser tout le monde", ajoute-t-il.

"Voter François Bayrou, c'est éliminer la gauche"

Jospin : "Voter François Bayrou, c'est éliminer la gauche"

Source : NOUVELOBS.COM | 18.03.2007 | 08:00

 

L'ancien Premier ministre PS, défait au premier tour en 2002, met en garde contre la tentation d'un vote pour le candidat UDF et craint "une utilisation personnelle et clanique du pouvoir" en cas de victoire de Sarkozy.

 

Lionel Jospin

Lionel Jospin (Sipa)

Lors d'une réunion publique organisée à Lens en soutien à Ségolène Royal, l'ex-Premier ministre Lionel Jospin a déclaré, samedi 17 mars, que "voter Bayrou, c'est éliminer la gauche". Selon lui, "ce que propose François Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays".
Le candidat socialiste s'exprimait devant un parterre de 300 à 400 personnes, à l'invitation du maire de Lens, Guy Delcourt.
Parlant "d'expérience", Lionel Jospin a estimé que "les transfuges, d'où qu'ils viennent, ne sont jamais les meilleurs". Selon lui, "le pire - qui n'a jamais eu lieu -, c'est une présidence impuissante face à une Assemblée nationale disloquée où l'on s'efforcerait, en vain d'ailleurs, de bricoler une force politique, inévitablement minoritaire à partir de 'transfuges'" de la droite et de la gauche".
 
La ligne "mort-née" de Bayrou

Lionel Jospin a qualifié de "supercherie" la ligne politique du candidat UDF, qu'il considère "mort-née". "Et c'est pourquoi cette prétention sera rejetée dès le premier tour", a-t-il soutenu. L'ancien chef de la gauche plurielle a mis en garde contre la tentation d'un vote pour le candidat centriste, martelant que "la solution, c'est le vote socialiste, c'est le vote Ségolène Royal".
Il a lancé un appel aux socialistes, les enjoignant à ne pas "se diviser sur ce qu'il conviendrait de faire vis-à-vis de François Bayrou au second tour". "L'important est de montrer pourquoi il faut l'écarter dès le 1er tour", a-t-il affirmé.

Le "danger Sarkozy"

Lionel Jospin a également concentré ses critiques sur "le danger" représenté selon lui par Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy représente un vrai danger pour le fonctionnement normal de la République", a-t-il affirmé, en ajoutant: "Avec lui, nous serions dans un accaparement et une fusion des pouvoirs", "une utilisation personnelle et clanique du pouvoir" et "une emprise systématique sur l'autorité judiciaire" en cas d'élection du candidat UMP.
"Il est un Chirac plus jeune, aussi cynique, aussi porté aux bonnes paroles mais moins mesuré, plus fébrile et de ce fait plus inquiétant", a analysé l'an Premier ministre, qui était accompagné de son ancien ministre Daniel Vaillant et entouré d'une nuée de journalistes.
Pour le candidat malheureux du PS à la présidentielle de 2002, l'idée de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et "un exemple d'absence honnêteté intellectuelle".
"Il est stupide et suspect de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale car aucun ministère ne saurait être propriétaire de notre identité", a-t-il fait valoir.

17.03.2007

Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie

Le choix de Delors

  

Quand François Bayrou évoque ces sociaux-démocrates dont il se sent si proche, il pense avant tout à Jacques Delors. Ah ! Delors ! S'il était plus jeune, c'est lui qu'il prendrait comme Premier ministre. Et Bayrou de laisser entendre ainsi que l'ancien président de la Commission est prêt à le rejoindre. Comme si leur alliance était naturelle ! D'ailleurs, si Delors se tait, s'il ne dit mot, c'est qu'il consent à ce rapprochement qui va de soi. Seulement voilà : Delors, comme son ami Rocard, que Bayrou a tenté de récupérer lui aussi, comme Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC dont le nom a été lancé pour Matignon, est et reste socialiste, même si le PS ne s'est pas toujours bien comporté avec lui.

 

 Jacques Delors

 

«J'ai de la sympathie pour Bayrou», reconnaît volontiers Delors. Mais il ajoute aussitôt : «Avec Ségolène Royal, je partage des valeurs. J'ai découvert trois joyaux dans sa campagne. Elle a su dépasser les lignes. Elle a su se faire entendre des Français qui ont le sentiment d'être rejetés par la politique. Elle défend des valeurs - l'autorité, la famille - auxquelles je suis très attaché. Et ces valeurs, elle a réussi à les faire émerger grâce à ses débats participatifs.» C'est clair et net. Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie.

 

Robert Schneider
Le Nouvel Observateur

Ségolène Royal "libre" et soutenue par DSK

Ségolène Royal "libre" et soutenue par DSK

NOUVELOBS.COM | 17.03.2007 | 08:49

La candidate entent reprendre "toute sa liberté" à l'égard du PS pour nouer "un lien direct avec les Français". En meeting avec elle à Charleville-Mézières, Strauss-Kahn a concentré ses flèches du Bayrou et Sarkozy.

 

Ségolène Royal a déclaré qu'elle allait multiplier les déplacements pour défendre son "pacte présidentiel" devant les Français, à cinq semaines du premier tour de l'élection.

Ségolène Royal a déclaré qu'elle allait multiplier les déplacements pour défendre son "pacte présidentiel" devant les Français, à cinq semaines du premier tour de l'élection.

(c) Reuters

 

Engagée dans la "dernière ligne droite" à cinq semaines du premier tour, Ségolène Royal a reçu, dans la soirée du vendredi 16 mars, le soutien appuyé de Dominique Strauss-Kahn lors d'un meeting commun à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Elle entend cependant rester "libre" pour nouer un "contact direct" avec les Français et compte désormais "accélérer" sa campagne.
Quand "les socialistes ont choisi leur candidate, alors tous les socialistes sont derrière elle, et moi le premier", a clamé DSK, qui veut "contribuer à sa place à la victoire de Ségolène Royal" parce que "c'est l'intérêt de notre pays". "Nous tenons ensemble ce meeting. Ça a fait couler de l'encre", "comme si le fait qu'on ait été, Ségolène et moi, démocratiquement opposés dans une campagne interne faisait qu'on devait être opposés tout le temps, comme si ce n'était pas naturel pour un socialiste de défendre la campagne d'une socialiste", a-t-il déploré, récusant tous "petits calculs".

"On a besoin de soldats"

L'ancien ministre de l'Economie, récemment intégré à l'équipe de la candidate, a donc invité le PS à lui emboîter le pas. Dans une campagne, "on a besoin de soldats. Et dans un combat, les soldats ne doivent pas avoir d'états d'âme, ils doivent avoir des états de service, ils doivent monter au front", a-t-il lancé devant plusieurs centaines de personnes réunies pour ce meeting dans les Ardennes. Les socialistes doivent "se mettre en rang pour partir à la bataille et pour faire gagner la gauche", a-t-il dit.
"Je suis très heureuse qu'il soit là", l'a remercié Ségolène Royal. "C'est un appui, c'est un atout très important". Pour la première fois, la candidate, qui n'a pas manqué de citer Baudelaire, s'est offert un bain de foule au terme du meeting.
Accompagnée dans ce déplacement par son ancien rival de la primaire au PS, la "gazelle" entend néanmoins rester "libre" de toute attache partisane, tout en comptant sur "l'appui" du PS et sur ses "talents". "Il y a un moment, il faut avoir la force de se situer au-dessus des partis politiques", a-t-elle justifié devant la presse, se présentant comme "une femme libre". "C'est parce que le collectif a bien fonctionné que je peux maintenant assumer ma liberté". Elle entend en effet nouer "maintenant" un "dialogue direct" avec les Français. "C'est à moi de porter énergiquement ce combat", a-t-elle jugé.
"Il faut qu'elle se sente libre, elle a raison", l'a appuyée DSK. "Le PS doit lui être utile, c'est son devoir. Mais elle n'est pas là pour être utile aux socialistes. Elle est là pour être utile aux idéaux de la gauche" et "à la France".

Turbo

"Dans la dernière ligne droite", Ségolène Royal compte mettre le turbo pour faire expliquer aux Français les cent propositions de son "pacte présidentiel". "J'accélère l'explication, je noue le pacte, je l'explique, je monte en puissance" et "je vais au contact du plus grand nombre de citoyens", a-t-elle indiqué. Ainsi devrait-elle multiplier les déplacements de campagne dans les prochaines semaines, en profitant de ses meetings pour passer trois à quatre jours sur le terrain.
Mais la prétendante à l'Elysée compte aussi accélérer sa préparation au rôle de présidente et se tenir "prête" à agir si elle est élue en mai. "Mon rôle aujourd'hui, c'est d'être prête si les Français me font confiance", a-t-elle souligné. "Je réfléchis maintenant à la façon dont je vais mettre en oeuvre ce pacte" présidentiel, a-t-elle ajouté.
Interrogée sur François Bayrou, elle a répété qu'elle souhaitait que les Français se voient proposer un "vrai changement". Si elle se garde de toute "attaque personnelle", elle a relevé le "paradoxe" de son rival centriste "à se prétendre candidat détaché des partis et d'avoir comme principal projet de créer un grand parti".

"Bayrou fait campagne sans propositions"


A charge pour DSK de tacler le candidat UDF sur son absence supposée de programme: "Ségolène Royal, elle fait campagne avec cent propositions", "François Bayrou, il fait campagne sans propositions", a-t-il moqué, avant de présenter Ségolène Royal comme la "seule" qui "propose un vrai changement".
François Bayrou, "c'est comme une grosse promotion d'ouverture de magasin. Le jour de l'ouverture, les gens qui viennent voient qu'il n'y a rien dans les rayons, et ils repartent", a également ironisé le fabiusien Claude Bartolone. (AP)

 

Toutes les notes