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29.02.2008
Aujourd'hui, les Français choisiraient Ségolène Royal au second tour
Pierre Andrieu AFP ¦ Ségolène Royal, le 25 février 2008 lors d'un meeting de soutien à Michel Moyrand, canidat à la mairie de Périgueux
La présidente de Poitou-Charentes a pourtant elle aussi fait l’objet d’attaques cette semaine, la majorité s’offusquant de sa politique fiscale et de son soutien à Georges Frèche.
Opposée à l’augmentation des impôts dans sa région
Ségolène Royal a en effet limogé le premier vice-président de sa région, Jean-François Fountaine (PS), après un désaccord au moment du vote du budget. «Je dirige, et lorsqu'un élu fait du chantage à la démission parce qu'il me demande d'augmenter les impôts et les taxes sur l'essence, je le décharge de ses responsabilités», a-t-elle affirmé mardi sur France 2.
Elle a remercié «son premier vice-président parce qu'il lui disait qu'on ne pouvait pas continuer à emprunter aussi indéfiniment qu'elle le faisait pour la région, qui va atteindre des records d'endettement», a aussitôt ironisé Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP.
«C'est pas mal de savoir ça pour quelqu'un qui en même temps sur le discours national nous explique que la France est trop endettée et que le président de la République ne fait pas ce qu'il faut», a-t-il ajouté.
Selon Catherine Nay, éditorialiste à Europe 1, la candidate de «la démocratie participative» aurait en outre «refusé de donner la parole» à Jean-François Fountaine après leur vif échange lors d'une réunion de la commission permanente du conseil régional.
L’ex-compagne de François Hollande est également visée pour son soutien à Georges Frèche, président divers gauche de la région Languedoc-Roussillon et exclu du PS à la suite de ses propos sur la composition de l'équipe de France de football (il avait regretté en novembre 2006 que l'équipe comptât «neuf blacks sur onze», ndlr).
Lors d'une visite à Montpellier vendredi dernier pour soutenir le maire PS sortant, Hélène Mandroux, l'ex-candidate socialiste a décrit celui qui avait également traité les harkis de «sous-hommes» comme «le bâtisseur de Montpellier». Lequel lui a garanti le soutien de quatre à cinq fédérations du PS lorsqu’elle se présenterait à la tête du PS.
Son soutien à Frèche «plus grave que l’algarade de Sarkozy»
Une accointance vivement critiquée à droite. Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a estimé qu’elle était «plus grave» que l'algarade de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture. «Qu'est-ce qui est le plus grave dans cette affaire? c'est plus grave d'aller dire calmement, tranquillement, à George Frèche, on est avec vous, soutenez nous, que de dire dans la chaleur, la foule du salon de l'Agriculture à quelqu'un qui vous insulte: mets toi de côté, quoi».
La gauche n’a pas non plus tellement apprécié l’alliance Royal-Frèche. «Si à un moment, on a jugé qu'il était immoral sur le plan des principes, que Georges Frêche reste au PS, il faut essayer de garder le cap et ne pas, au motif qu'il y a un congrès dans quelques mois, changer d'avis parce que un tel ou un tel, dans telle région, promettrait (..) ses fédérations ou ses militants», a déclaré Benoît Hamon, leader, avec Henri Emmanuelli, du courant Nouveau Parti socialiste (NPS).
Ségolène Royal fait fi de ces critiques, qui mise avant tout cas sur les résultats du PS aux municipales. «Toute élection a un sens national», a-t-elle déclaré lundi à Périgueux. Si la gauche s’impose, elle compte ainsi en récolter les fruits dans la course au poste de Premier secrétaire du PS.
Catherine Fournier (avec agence)
20Minutes.fr
22:08 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
Assez cocasse, la critique de Benoît Hamon. Qui a changé d'avis, pour reprendre ses termes ? Voilà que c'est maintenant Ségolène Royal qui construit la liste à Montpellier ?
C'est naturellement tout à fait farfelu !
A ce que je sache, la place accordée à G. Frêche l'a été par le PS local, non ? Il faudrait donc demander des comptes, plutôt, aux responsables locaux, et à la candidate Mme Mandroux. Mais pour les ségophobes, c'est naturellement plus commode de réagir ainsi. Le tir de barrage continue ...
Ecrit par : Daniel Cordiez | 29.02.2008
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