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29.02.2008
Bienvenue à nos amis des Flandres-Littoral...
Un des derniers articles mis en ligne par notre ami Daniel Cordiez...
La dégringolade de Sarkozy dans les sondages continue

22:13 Publié dans Bienvenue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Aujourd'hui, les Français choisiraient Ségolène Royal au second tour
Pierre Andrieu AFP ¦ Ségolène Royal, le 25 février 2008 lors d'un meeting de soutien à Michel Moyrand, canidat à la mairie de Périgueux
La présidente de Poitou-Charentes a pourtant elle aussi fait l’objet d’attaques cette semaine, la majorité s’offusquant de sa politique fiscale et de son soutien à Georges Frèche.
Opposée à l’augmentation des impôts dans sa région
Ségolène Royal a en effet limogé le premier vice-président de sa région, Jean-François Fountaine (PS), après un désaccord au moment du vote du budget. «Je dirige, et lorsqu'un élu fait du chantage à la démission parce qu'il me demande d'augmenter les impôts et les taxes sur l'essence, je le décharge de ses responsabilités», a-t-elle affirmé mardi sur France 2.
Elle a remercié «son premier vice-président parce qu'il lui disait qu'on ne pouvait pas continuer à emprunter aussi indéfiniment qu'elle le faisait pour la région, qui va atteindre des records d'endettement», a aussitôt ironisé Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP.
«C'est pas mal de savoir ça pour quelqu'un qui en même temps sur le discours national nous explique que la France est trop endettée et que le président de la République ne fait pas ce qu'il faut», a-t-il ajouté.
Selon Catherine Nay, éditorialiste à Europe 1, la candidate de «la démocratie participative» aurait en outre «refusé de donner la parole» à Jean-François Fountaine après leur vif échange lors d'une réunion de la commission permanente du conseil régional.
L’ex-compagne de François Hollande est également visée pour son soutien à Georges Frèche, président divers gauche de la région Languedoc-Roussillon et exclu du PS à la suite de ses propos sur la composition de l'équipe de France de football (il avait regretté en novembre 2006 que l'équipe comptât «neuf blacks sur onze», ndlr).
Lors d'une visite à Montpellier vendredi dernier pour soutenir le maire PS sortant, Hélène Mandroux, l'ex-candidate socialiste a décrit celui qui avait également traité les harkis de «sous-hommes» comme «le bâtisseur de Montpellier». Lequel lui a garanti le soutien de quatre à cinq fédérations du PS lorsqu’elle se présenterait à la tête du PS.
Son soutien à Frèche «plus grave que l’algarade de Sarkozy»
Une accointance vivement critiquée à droite. Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a estimé qu’elle était «plus grave» que l'algarade de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture. «Qu'est-ce qui est le plus grave dans cette affaire? c'est plus grave d'aller dire calmement, tranquillement, à George Frèche, on est avec vous, soutenez nous, que de dire dans la chaleur, la foule du salon de l'Agriculture à quelqu'un qui vous insulte: mets toi de côté, quoi».
La gauche n’a pas non plus tellement apprécié l’alliance Royal-Frèche. «Si à un moment, on a jugé qu'il était immoral sur le plan des principes, que Georges Frêche reste au PS, il faut essayer de garder le cap et ne pas, au motif qu'il y a un congrès dans quelques mois, changer d'avis parce que un tel ou un tel, dans telle région, promettrait (..) ses fédérations ou ses militants», a déclaré Benoît Hamon, leader, avec Henri Emmanuelli, du courant Nouveau Parti socialiste (NPS).
Ségolène Royal fait fi de ces critiques, qui mise avant tout cas sur les résultats du PS aux municipales. «Toute élection a un sens national», a-t-elle déclaré lundi à Périgueux. Si la gauche s’impose, elle compte ainsi en récolter les fruits dans la course au poste de Premier secrétaire du PS.
Catherine Fournier (avec agence)
20Minutes.fr
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26.02.2008
Ségolène Royal sur France 2 - 26/02
21:55 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Le dérapage de Nicolas Sarkozy serait passé inaperçu s'il y avait des résultats"
Ségolène Royal : "Le dérapage de Nicolas Sarkozy serait passé inaperçu s'il y avait des résultats"
Invitée de RTL depuis Bordeaux, Ségolène Royal a commenté l'actualité et notamment l'échange houleux entre Nicolas Sarkozy et un badaud lors du salon de l'agriculture ce week-end. "Un dérapage verbal violent comme celui-ci n'est pas conforme à l'idée du président. Il serait passé inaperçu s'il y avait des résultats. Les gens attendent que le président soit efficace", a commenté la socialiste. Elle a également souhaité que Nicolas Sarkozy "reprenne contact avec la réalité de la vie quotidienne", notamment sur la question du pouvoir d'achat.
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Thomas Legrand 26 févr. 2008Ségolène Royal est "l'invitée de RTL"
* Thomas Legrand : Madame Royal, bonjour.
Ségolène Royal : Bonjour.
* Vous êtes en ligne avec nous depuis Bordeaux. Vous êtes venue soutenir Alain Rousset, le candidat socialiste...
Oui, et puis, hier à Périgueux, Michel Moyrand et Alain Savary également, oui.
* On va, bien sûr, parler des Municipales. Mais avant, vous avez eu le temps de lire le journal "Aujourd'hui en France", ce matin ?
Oui, vous me l'aviez recommandé. Donc, je l'ai fait.
* Voilà. Le Président s'explique, ce matin, sur plusieurs sujets et il y a, bien sûr, son algarade au Salon de l'Agriculture. Il dit : "J'aurais mieux fait de ne pas répondre". C'est un mea culpa. L'incident est clos ?
Vous savez, je pense qu'un dérapage verbal violent comme celui-ci, quand même n'est pas conforme à l'idée que l'on se fait du rôle du Président de la république. Mais ce dérapage serait passé beaucoup plus inaperçu s'il y avait des résultats en Politique. Ce que les gens attendent et comme vous l'avez rappelé, à l'instant, j'en rencontre beaucoup, beaucoup, en ce moment. Ce que les gens attendent, et maintenant avec colère, c'est que le Président de la République soit efficace par rapport à ce qu'il a promis, c'est-à-dire la hausse des salaires, la hausse des petites retraites, et surtout la défense du pouvoir d'achat.
Or, vous savez que les prix flambent. "60 millions de Consommateurs" vient de publier le véritable indice des prix et les produits alimentaires, c'est-à-dire ce qui fait la base de la vie quotidienne. Le droit de pouvoir se nourrir correctement devrait pouvoir quand même continuer à exercer en France. Or, aujourd'hui, c'est le fait maintenant de pouvoir manger correctement plusieurs repas par jour qui est menacé dans beaucoup de familles à revenus moyens et modestes. Et je vois beaucoup de personnes âgées qui ne font plus qu'un repas par jour. Songez que, par exemple, les pâtes ont augmenté de 40%. Donc, c'est ça, je crois qui, aujourd'hui, appelle de Nicolas Sarkozy des actions efficaces.
* Justement, ce matin, dans le journal "Aujourd'hui", il dit à propos du pouvoir d'achat. Il reparle des heures supplémentaires, et il dit : ça marche du tonnerre. Donc, ça va venir. Vous avez constaté que ça marchait du tonnerre, vous aussi ?
Je n'ai pas vraiment constaté que ça marchait du tonnerre. Je pense qu'il faudrait que Nicolas Sarkozy reprenne contact avec la réalité de la vie quotidienne. Ce que je vois surtout, c'est que la précarité au travail augmente. Regardez, même un problème aussi facile à résoudre que celui de la rémunération, de la précarité et des contrats à temps partiel des caissières dans les hypermarchés qui n'ont jamais gagné autant d'argent, même ce problème-là, malgré les grèves, les mouvements sociaux, qui n'ont pas été faciles pour les caissières - il y a eu des rétorsions patronales sur elles, sur celles qui se sont arrêtées - même ce problème-là n'est pas réglé.
* Est-ce que vous êtes satisfaite sur un autre sujet de la réponse du premier président de la Cour de cassation sur la loi de rétention de sûreté ?
Ecoutez, il y a deux choses dans ce problème pour être très claire. D'abord, être maintenu en prison pour un crime potentiel qu'on n'a pas commis, c'est, en effet, pas possible. Sur le plan juridique, je crois qu'il y a des règles à respecter, sinon laisser les institutions...
* L'idée, c'est d'éviter la récidive pour les criminels très dangereux.
Voilà. Alors, j'y viens. La deuxième chose, c'est que, bien sûr, il ne faut pas relâcher des criminels dangereux qui pourraient recommencer à violer. Donc, comment faire ? Il faut - et ça, la loi le permet déjà - obliger les criminels à se soigner. Le problème c'est qu'en prison, il n'y a plus de moyens. D'abord, il y a une surpopulation carcérale, c'est une chose. Et c'est surtout que l'Etat a supprimé et Nicolas Sarkozy y est pour quelque chose, il a été ministre de l'Intérieur pendant très longtemps, il n'y a plus de psychiatres et d'équipe pluridisciplinaire capables de soigner les délinquants sexuels. Vous savez, j'ai été ministre de l'Enfance, donc je suis allée...
* Il répond qu'on ne peut pas obliger un délinquant sexuel à se soigner en prison ?
Ecoutez, si c'est bien fait, on peut l'y obliger. Et d'ailleurs, ça existe au Québec et ça réussit. Et moi, je suis personnellement aller voir comment ça marchait dans une prison et j'ai vu des délinquants sexuels, j'ai vu les équipes pluridisciplinaires de psychiatres et de médecins prendre en charge les délinquants sexuels. Ils vont jusqu'à les mettre en confrontation avec des victimes pour qu'ils se rendent compte des dégâts qu'ils ont commis ; et à la sortie de prison, il n'y a plus de récidive. Et en effet, les délinquants sexuels qui ont été condamnés par les juges à l'obligation de se soigner - ça c'est vrai aussi en France - lorsqu'ils ne se soignent pas, ne sortent pas ; mais ils sont accompagnés par des équipes et ils finissent par se soigner pour pouvoir sortir de prison.
Donc, des solutions existent. Le problème, c'est le manque cruel de moyens dans les services publics des soins en prison. Et si on veut être efficace sans piétiner les principes juridiques fondamentaux - parce que sinon, c'est tout l'édifice qui s'écroule...
* Il faut plus de moyens en prison ?
Il faut mettre les moyens en prison et ne pas relâcher les délinquants qui ne se soignent pas. C'est très concret.
* Madame Royal, pour revenir aux Municipales puisque vous êtes à Bordeaux. Hier, vous étiez à Périgueux. Il se trouve qu'Alain Rousset que vous êtes venue soutenir, est député. Il est aussi président de Conseil régional. Vous êtes une farouche partisane du non-cumul. Vous vous l'appliquez à vous-même d'ailleurs.
Oui.
* Mais aujourd'hui, vous êtes quand venue soutenir un "sacré cumulard".
Oui, il n'est pas le seul.
* Non, il n'est pas le seul. Mais enfin...
Voilà. Moi je souhaite, bien sûr, que le principe du non-cumul soit un jour inscrit dans notre Droit. Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Donc, le cumul il a le droit de le faire, c'est son choix. Voilà, c'est un ami et je vais le soutenir puisqu'il me l'a demandé.
* Est-ce que vous avez abandonné cette revendication ? Est-ce que vous lui dites ?
Non. Ecoutez, moi je me l'applique. D'autres se l'appliquent. Jean Yves Le Drian, en Bretagne, se l'est appliqué.
*Arnaud Montebourg, votre ancien porte-parole, ne se l'applique pas.
Voilà.
* Et François Hollande, non plus.
Voilà, mais ce n'est pas inscrit dans la Loi. Donc, je répète, ils ont le droit de le faire. Tant que ça n'est pas inscrit, et que ça n'est pas obligatoire. Moi, j'aurais fait une réforme des Institutions et je l'aurais inscrit dans la réforme des institutions. Ca sera peut-être un jour une réalité.
* Est-ce qu'on peut considérer que votre Tour de France, tour des Municipales, ne ressemble pas un peu aussi à un tour des fédérations, une sorte de pré-campagne pour la succession de François Hollande à la tête du PS ?
D'abord, c'est passionnant ce tour de France parce que vraiment on remet de la hiérarchie dans l'importance des choses. Je voulais dire d'ailleurs à ce sujet que l'autre très grande inquiétude, c'est ce qui va se passer après les Municipales.
Les Français ont bien entendu que Nicolas Sarkozy leur avait dit que les caisses étaient vides, c'est l'augmentation des impôts. Vous savez, il y a déjà eu six impôts créés en huit mois dont les Franchises médicales. Aujourd'hui, on a peur qu'il y ait une CSG après les Municipales ; et puis, il y a l'invention d'une TVA dite "sociale", qui n'a d'ailleurs rien de social, tout cela ajouté à la hausse des prix. Donc, il y a vraiment une profonde inquiétude et parfois même une colère, une angoisse parce qu'on ne sent plus le cap et la cohérence des décisions qui sont prises pour la France.
Et alors les gens se rendent bien compte qu'en votant pour des candidats socialistes, pour des listes de rassemblement de Gauche et puis qui, souvent, s'élargissent à la société civile, aux personnes de bonne volonté, ça va permettre de mettre un rempart dans les collectivités locales, dans les communes appuyées sur des régions qui vont faire en sorte que les dépenses publiques soient correctement maîtrisées et que là où les choses se délitent, par des actions locales, on puisse compenser un certain nombre de dégâts.
* Merci Ségolène Royal. Merci. C'était Ségolène Royal qui n'a pas eu le temps de nous répondre sur son tour des fédérations. Mais vous l'avez compris, elle est en campagne électorale.
Auteur : Thomas Legrand
13:51 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, sarkozy
25.02.2008
"Il faut garder sa sérénité et son sang-froid"
A propos de l'échange d'invectives entre un visiteur et Nicolas Sarkozy samedi au salon de l'Agriculture, Ségolène Royal recommande de "garder sa sérénité et son sang-froid". Interrogée sur cet épisode dans les travées du parc des expositions de la Porte de Versailles, elle poursuit "Je pense que ce n'est pas une bonne image de la fonction présidentielle". | ||
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22:42 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.02.2008
Les prix de l'alimentation flambent mais les matières premières n'expliquent pas tout
PARIS (AFP) — Les prix des produits alimentaires ont explosé de novembre à janvier, jusqu'à +48% selon l'Institut national de la consommation, mais la hausse des matières premières ne justifie pas une telle flambée selon l'INC, les producteurs agricoles et associations de consommateurs.
Selon le numéro de mars de "60 millions de consommateurs", mensuel de l'INC à paraître mardi, beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons ont vu leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier.
Sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10%. Moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent", selon l'observatoire de l'association.
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction du mensuel.
"Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle.
Le cabinet Nielsen Panel montre de son côté une augmentation globale des prix en janvier, pour le quatrième mois consécutif, avec des hausses de plus de 10% pour les pâtes, les oeufs et le lait.
La flambée devrait durer encore quelques mois selon Nielsen et l'Institut national de statistique (Insee), qui vient d'annoncer que les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,8% sur les douze derniers mois, un record d'inflation depuis mai 1992. Leclerc prévoit une hausse de 4% en 2008.
Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix.
Le patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et des oeufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs "coupables" de la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD) rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées".
"Il y a une manipulation dans le discours des industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux uns et aux autres", estime Mme Husset.
Une réforme de la loi régissant les relations entre distributeurs et industriels va intervenir au printemps, mais pour les associations de consommateurs elle risque d'avoir un effet limité.
UFC-Que Choisir et la CLCV, autre association de consommateurs, estiment que la nouvelle loi doit s'accompagner d'une autre réforme, qui règlerait le problème de quasi monopole d'enseignes comme Leclerc, Carrefour ou Auchan dans certaines régions en France.
"Il n'y aura pas de baisse des prix sans transparence des tarifs auxquels les produits sont vendus aux distributeurs. Ils devraient être rendus publics. Actuellement, le système de fixation des prix est très opaque", ajoute Christian Huard, président de la fédération ConsoFrance.
Et les producteurs, qui ont vu leurs revenus dopés de 12% en 2007 grâce à la flambée des cours des matières premières, ne souhaitent pas s'arroger la responsabilité de l'inflation en magasin.
"Le prix du lait au producteur a augmenté, mais sans commune mesure avec la hausse du prix au consommateur", indique Christophe Lefebvre, directeur de la communication de la Coordination rurale.
"La flambée actuelle des prix, c'est l'éternel problème de l'évolution des tarifs entre les producteurs, les intermédiaires et les distributeurs: chacun prend sa marge", conclut Thierry Pouche, responsable du service d'études économiques à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture.
12:05 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hausse, prix, afp, ufc, quechoisir, clcv
Premiers pas mouvementés de Sarkozy au salon de l'agriculture
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.
10:05 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, agriculture, sarkozy, pauvre, con, casse
23.02.2008
L'Appel républicain de Marianne
L'Appel républicain de Marianne
Nous reproduisons ci-dessous un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine. A situation exceptionnelle, rassemblement inédit...
Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.
La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.
A lire. A méditer.
Avant d'agir ?
Pour une vigilance républicaine
Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.
- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.
- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.
- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.
Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes
18:00 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : appel, marianne, rupture
17.02.2008
Clarté et la transparence au sein du Parti socialiste
Le Journal du Dimanche
Dimanche 17 Février 2008
Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, prône la clarté et la transparence au sein du Parti socialiste. Dans la dernière ligne droite vers les municipales, le député de la Somme entend adresser un "carton jaune" au gouvernement et conseille à Nicolas Sarkozy de changer... de conseillers. Quant à l'avenir du PS, il déclare sans ambages qu'il devra se faire autour de Ségolène Royal.
Vous faites campagne partout en France. La droite vous paraît-elle aussi en difficulté que la gauche le pense?
Méfions-nous de la chronique des victoires annoncées. Ce qui est certain, c'est que beaucoup de nos concitoyens se sentent trahis et méprisés. Trahis parce que le Président a conduit sa campagne sur le pouvoir d'achat, et qu'à part l'augmentation de son salaire, celui des patrons du CAC 40, l'exhibition d'une vie de luxe, ils n'ont rien vu venir, si ce n'est des difficultés supplémentaires pour eux-mêmes. Méprisés, parce que le Président semble s'intéresser davantage à lui-même qu'à leur sort. Il a dénoncé, à Périgueux, la vulgarité organisée autour de nos enfants! Cela ne manque pas de toupet pour quelqu'un qui l'a installée lui-même, depuis huit mois, au sommet de l'Etat! Un nouveau sentiment de profonde inquiétude émerge peu à peu. De la visite de Kadhafi à la proposition sur la Shoah, sans parler des dérives de son comportement personnel, nos concitoyens sentent que quelque chose ne va plus, comme un dérèglement qui touche aux principes mêmes de notre République et qui, à ce titre, peut être lourd de dangers.
En quoi le parrainage par les écoliers de CM2 de jeunes victimes de la Shoah porte-t-il atteinte "aux principes de notre République"?
Des spécialistes, historiens, psychologues, associations et enseignants accomplissent un travail remarquable sur ce sujet d'une extrême difficulté. Que le Président les encourage au lieu d'entrer dans une démarche d'émotion et de communication qu'aucun d'entre eux n'a demandée et que tous désavouent.
Après les affirmations sur les origines génétiques de l'orientation sexuelle, le discours sur l'homme africain incapable d'entrer dans la modernité, la supériorité des curés, rabbins et imams dans l'apprentissage du Bien et du Mal, il faut que le Président s'arrête. Comme s'il ignorait et notre histoire et nos principes, il ne cesse de parler d'une identité nationale qu'il foule aux pieds. Avec lui, c'est d'abaissement national qu'il s'agit ! Le temps est venu pour lui de se ressaisir. Qu'il prenne la mesure de ses responsabilités !
Quels conseils lui donneriez-vous pour rebondir ?Il semble que le Président ne manque pas de conseillers ! Mais vous avez raison, au vu des résultats, il devrait peut-être en changer. Qu'il comprenne que ce n'est pas seulement son destin personnel qui est en cause, mais celui de la France, serait un bon début.
Quel message devrait faire entendre la gauche dans cette campagne municipale ?
J'entends qu'il faut adresser un carton jaune au gouvernement et utiliser les collectivités de gauche pour se protéger. C'est vrai mais cela reste trop défensif. A Lyon, Strasbourg, Paris, Nantes, Rennes, Tours, Marseille, Lille, Toulouse, Caen, Grenoble, Dijon, Besançon ou Montpellier, il existe une gauche d'action qui fait campagne, non sur un rejet, mais sur des projets. Nous devons les mettre davantage à l'honneur. En termes de stratégie économique, de coopération européenne, de développement durable, de politique sociale, d'accompagnement et de sécurité, de démocratie participative, d'ouverture à la société civile, de reconnaissance de la société métissée, la rénovation de la gauche est en marche dans cette campagne. Certains ont même déjà réalisé les assises de la gauche et des progressistes que j'appelle de mes voeux au niveau national !
Vous voulez parler des alliances avec les centristes, mais tous les prétendants socialistes ne sont pas d'accord et le diront dès le 16 mars, quand la trêve électorale s'achèvera.
Les "prétendants" seront obligés de prendre appui sur cette énergie, sur ces expériences, sur ces compétences, pour accomplir les tâches qui sont devant nous : formuler un projet, rénover notre organisation, définir une nouvelle stratégie, choisir un leader et une équipe. Le message positif de sérieux, d'énergie et d'espoir que portent nos candidats au plan local devra alors se faire entendre plus fortement.
La bataille pour la succession de François Hollande sera ouverte, quel premier secrétaire voulez-vous ?
Tirons les leçons des expériences passées: Mitterrand, Chirac, Jospin, Sarkozy, toutes les victoires sont le produit d'une adéquation entre le parti majoritaire et le candidat. Si la gauche veut avoir l'espoir de retourner aux responsabilités, elle doit avoir la maturité d'accepter cette évidence. Surtout qu'avec le quinquennat, il n'y a pas de temps à perdre.
Mais personne ne s'impose aujourd'hui !
C'est le vote des militants qui le dira. Et j'appelle tous ceux qui ont une ambition présidentielle à venir la présenter loyalement devant les militants. Avancer dans la clarté est la seule façon de ne pas bloquer le système. Ne recommençons pas le congrès de 2002: des ambitions dissimulées dans une fausse unité, et l'immobilisme pour cimenter le tout. Cette fois-ci, n'attendons pas, par paresse, lâcheté ou hypocrisie, 2011 pour trancher les problèmes qui se posent à nous
Vous ne croyez pas à un duel Royal/Delanoë ?
Non, c'est une invention de ceux qui veulent faire peur et disent: "Attention à l'explosion !" C'est une logique d'empêchement visant à les dissuader l'un et l'autre de se présenter. Or nous avons besoin de clarté, de simplicité, et aussi de grands leaders appréciés des Français. Que ceux qui veulent être premier secrétaire se déclarent, que les militants votent, et que l'on respecte ce vote en se rassemblant et en se mettant au travail autour de celle ou de celui qui sera choisi.
Un "tout sauf Ségolène" s'esquisse, comment l'affronterez-vous ?Encore une démarche positive ! Je n'ose le croire. Si c'est vrai, c'est idiot. Moi, j'invite au contraire tous les talents et toutes les volontés à construire une large majorité pour préparer la victoire en 2012. Ne sous-estimons pas le travail à accomplir. Et j'ajoute un propos de bon sens : comme cela ne pourra pas se faire sans Ségolène Royal, et encore moins contre elle, il faut faire avec elle, et autour d'elle.
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