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31.05.2008
«Nous ne devons pas rester entre nous»

Ce n’est pas une confrontation. Et d’ailleurs, je n’ai pas l’intention de me laisser enfermer dans un duel. En même temps, un débat est légitime dès lors qu’il correspond à de vrais choix.
Pourquoi avoir insisté sur vos différences concernant la question du libéralisme ?
Parce qu’il me semble utile de répondre sincèrement aux questions qui ont été posées à ce sujet. Les choses sont claires. Les libertés sont depuis longtemps intégrées au socialisme Mais aller jusqu’à dire comme l’a fait Bertrand : "je suis libéral", je crois que ça conduit à la confusion. Je pense qu’il y a déjà tellement à faire pour inventer le socialisme du XXIe siècle qu’il n’est pas utile d’aller prendre le vocabulaire et le concept de nos adversaires. Le débat central, c’est celui sur la démocratie, car comme disait Jaurès, le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout.
Pourquoi avoir souligné la proximité du maire de Paris avec Lionel Jospin ?
Elle est réelle. Cette proximité avec l’auteur du livre qui s’appelle l’Impasse est-elle dénuée de signification ?
Que répondez-vous à ceux qui agitent le spectre d’un congrès de Rennes ?
Ce qui était abominable au congrès de Rennes, c’est que les militants se sifflaient, et ne s’écoutaient pas. Avec Bertrand et j’en suis sûr tous les autres dirigeants, nous sommes suffisamment responsables pour faire en sorte que le débat se fasse dignement et que les militants puissent voter sereinement. Je n’ai aucune inquiétude à ce sujet.
Selon les «reconstructeurs» (1), il faut absolument éviter la confrontation Delanoë-Royal…
Une fois de plus, ce n’est pas une confrontation. On ne peut pas empêcher des responsables socialistes de soumettre un texte aux militants ! Ceux-là, au fond, veulent que rien ne bouge, que tout reste comme avant. Si on craint le débat, d’ailleurs, où va-t-on ? Les socialistes peuvent être fiers de débattre publiquement de leur orientation politique. Quel autre parti en France le fait de façon aussi démocratique ? Aucun. Moi je veux un congrès serein et utile et je ferai tout pour cela.
Vous avez annoncé, le 16 mai, votre intention de prendre la tête du parti. Pourquoi cette date ?
C’était le juste moment. Mais je n’ai pas dit «prendre», au contraire, je veux offrir. Et faire, dans la cohérence de la campagne présidentielle des socialistes, une offre politique tournée vers l’avenir et sereinement soumise au vote des militants. C’est ne rien faire qui serait surprenant de ma part.
Ceux que vous avez soutenu vous soutiennent-ils à leur tour pour le congrès ?
Je n’ai jamais conçu la politique comme un troc. Les élus sont libres de leur choix. J’ai donné beaucoup de temps et d’énergie aux candidats aux municipales, quelle que soit leur sensibilité. Jamais je n’ai demandé en contrepartie un soutien pour le congrès. C’est ma façon de rendre ce qui m’a été donné et c’est toujours un honneur d’être sollicitée.
Vous ne semblez pas bénéficier de la même dynamique que lors des primaires de 2006. L’attentisme des grandes fédérations ne vous inquiète-t-il pas ?
Mais je ne suis nullement inquiète. Je travaille et ce sont les militants qui décideront. Ce qui est important, c’est de comprendre que nous, socialistes, et plus largement la gauche, nous sommes regardés par tous les Français inquiets de subir les crises et les dégâts de la politique de la droite. Ils se demandent si une autre politique est possible. Ce que j’affirme. C’est cela le véritable enjeu du congrès et celui de la mutation du parti. Les bons résultats des municipales ne doivent pas occulter la très forte abstention. Il y a un rejet de la droite, mais pas encore d’adhésion aux socialistes. Le travail à fournir est donc considérable.
Depuis le deuxième tour de la présidentielle, le temps n’a-t-il pas joué contre vous ?
La dynamique de la campagne présidentielle aurait pu, c’est vrai, être utilisée plus vite et plus fort par le PS pour engager le congrès, c’est-à-dire le débat d’idées dans la foulée des municipales. Mais inutile de polémiquer. Maintenant, il faut regarder devant.
Le calendrier du PS n’était-il pas conçu, justement, pour vous bloquer la route ?
La question n’est pas de savoir si ce calendrier est bon ou mauvais pour moi, mais pour le parti et, au-delà, pour notre capacité à répondre aux préoccupations concrètes qui tenaillent les Français. Et aujourd’hui, avec autant de candidats au premier secrétariat qu’à la Villa Médicis, nous donnons un spectacle un peu baroque ! Pendant ce temps-là, la droite démantèle les fondamentaux de la société française : durée du travail, santé, éducation, dans un contexte de très grave creusement des inégalités.
Qu’est-ce qui doit changer en priorité au PS ?
Nous ne devons pas rester entre nous. Les Français et en particulier les 17 millions d’électeurs qui ont voté pour nous à la présidentielle ont le droit de savoir comment s’organise la principale force d’opposition et de proposition du pays. Or, force est de constater que les procédures sont très complexes. Il y a urgence à les reconnecter avec la réalité. Quand je suis allé hier matin à La Rochelle revoir les pêcheurs pour m’assurer que les aides d’urgence de la région étaient bien versées aux familles en grande détresse, je me disais intérieurement qu’il faut vraiment que ce congrès empoigne à bras-le-corps le traitement de toutes les crises qui sont beaucoup plus profondes qu’on veut bien le dire.
Quel doit être le rapport du parti à ses militants ?
Le PS doit devenir le parti de toute la société française. Je pense que l’esprit d’innovation dont il a fait preuve dans la désignation interne en incitant de nombreux électeurs de gauche à nous rejoindre par une adhésion à 20 euros, a contribué fortement à nous ouvrir. Nous nous fixons l’objectif d’un parti à 700 000 adhérents. La question est de savoir comment y parvenir, comment être plus attractif, comment devenir le parti de toute la société. Je pense en particulier à tous les jeunes des quartiers populaires qui ont massivement voté à gauche à la présidentielle. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d’adhérer au PS. Il nous manque des employés, des ouvriers, des femmes et la France métissée à l’égard de laquelle je me sens une responsabilité particulière. Car c’est d’abord en pensant à tous ces jeunes plein d’espoir dont les regards qui m’imprègnent ne sont pas prêts de s’effacer, que je m’engage dans ce congrès.
La pratique, dans les sections et les fédérations, est pourtant loin de celle d’un parti de masse…
Mais les fédérations ne demandent que cela, j’en suis sûr. Enormément d’idées remontent des militants dans la consultation participative que nous avons lancée : simplifier les adhésions, déléguer aux fédérations des travaux thématiques et la responsabilité de certains sujets, ouvrir nos débats aux sympathisants, organiser des consultations régulières. Nul ne doit plus se méfier des nouveaux adhérents, au contraire.
Votre méthode de préparation du congrès, justement, avec une consultation militante, a été vivement critiquée…
Ce ne sont pas quelques critiques isolées qui font la pluie et le beau temps. Je ne connais aucun militant qui refuse d’être consulté ! J’apprécie aussi beaucoup que 25 premiers fédéraux se soient associés dès le départ à cette méthode participative. Par ailleurs, tout le monde sait qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre le fait d’écouter et de fixer une ligne.
Quel est selon vous le problème numéro un du parti ?
Ce n’est pas en termes de problèmes que doit se poser la question. Je ne me situe pas en critique du passé. J’ai même eu l’occasion de dire que la direction actuelle avait préservé l’unité du parti contre vents et marées, ce qui est la condition sine qua non pour continuer à construire. Notre défi principal, redisons-le, c’est d’augmenter assez fortement le nombre et la diversité des adhérents. La société a changé, le rapport des citoyens aux institutions a changé, donc il est évident que les formes de militantisme aussi évoluent.
Y aurait-il un problème d’autorité au Parti socialiste ?
Comment nier que les citoyens, pas seulement les socialistes, sont secoués par les trop fréquentes cacophonies ? Et surtout par le non-respect du vote des militants. Aujourd’hui, il y a des propos trop choquants - comme comparer le parti à une pétaudière - qui peuvent être dits dans une impunité totale. Il ne s’agit pas de caporaliser le parti, c’est un problème d’autodiscipline, mais aussi de droits et devoirs. Et je sais que de nombreux militants ne sont pas choqués, bien au contraire, lorsqu’on parle de sanctions quand leur vote est bafoué.
Quelles sanctions imagineriez-vous ?
C’est l’investiture donnée par le PS qui permet d’être élu grâce au vote des militants et donc ce que les militants donnent, ils doivent pouvoir le reprendre si les règles adoptées collectivement ne sont pas respectées.
Comment envisagez-vous votre rôle de premier secrétaire ?
C’est d’abord avec une équipe l’incarnation d’un projet politique, d’un parti uni et renouvelé. C’est aussi préparer dès maintenant les prochaines échéances électorales européennes et régionales, notamment par la mise en valeur des actions menées par nos élus sur les territoires. On entend dire que ces batailles seront difficiles, c’est vrai et c’est pourquoi le congrès doit être réussi pour donner un véritable élan. Il faut donner de la visibilité à une équipe associant des responsables nouveaux mais aussi expérimentés, en harmonie avec les groupes parlementaires.
Vous évoquez un «collectif», mais vos concurrents vous critiquent sur votre pratique présumée solitaire de la politique…
On ne peut pas me reprocher à la fois d’être trop solitaire et trop participative ! Je suis entourée d’une très bonne équipe avec des fidélités au long cours. Les milliers de militants de Désirs d’avenir sont à 80 % membres du PS. Ma démarche participative prouve mon souci de l’écoute et du collectif. Ma conception de la politique est tout le contraire d’un exercice solitaire dont on voit bien d’ailleurs l’inefficacité et même le danger avec l’exemple omnipotent de Nicolas Sarkozy.
Au cas où vous ne seriez pas majoritaire, envisageriez-vous une motion de synthèse avec d’autres personnalités ?
La motion que nous présenterons sera soumise aux militants. C’est en fonction de leur choix et du contenu des différents projets que l’on pourra voir ce qui aura de la cohérence pour répondre aux attentes de la gauche et pour engager l’élan d’une alternance politique utile au pays.
(1) Les «reconstructeurs», qui se réunissent ce week-end à Paris, rassemblent les amis de DSK, Martine Aubry, Arnaud Montebourg et Laurent Fabius.
10:04 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, royal, delanoe, congres, ps
26.05.2008
Ségolène sur Canal +
Ségolène Royal dans l'émission Dimanche+ - dimanche 25 mai 2008
15:59 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.05.2008
Appel des premiers secrétaires fédéraux
Les premiers secrétaires fédéraux appellent à rejoindre l’initiative de Ségolène Royal.
Nous aimons le Parti socialiste. Nous le faisons vivre au quotidien dans nos départements. Nous aimons son histoire, ses luttes, ses victoires. Nous aimons et nous sommes attachés à sa diversité. Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de Sarkozy et de Fillon.
C’est parce que nous aimons notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti de masse, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile, qui permette de retrouver une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.
La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les vieilles recettes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.
C’est pourquoi nous avons souscrit à cette méthode proposée par Ségolène Royal et décidé de nous réunir, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau Parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble pour être à la hauteur de notre tâche historique, que nous ne pouvons nous permettre de différer une fois de plus.
Signataires :
Robert Alfonsi (Var), conseiller municipal de Toulon
Patrick Allemand (Alpes-Maritime), vice-président du Conseil régional de PACA
Eric Andrieu, (Aude), vice-président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon
Françoise Billy (Deux-Sèvres), conseillère générale, adjointe au maire de Niort
Frédéric Bourcier (Ille-et-Vilaine), adjoint au maire de Rennes
Jean Burneleau (Vendée), conseiller régional
Jean-Paul Chartron (Loire), conseiller régional
André Chapaveire (Haute-Loire)
Claire Donzel (Haute-Savoie)
Patrick Dubourg (Eure et Loire)
Anne-Marie Forcinal (Territoire de Belfort)
Guillaume Garot (Mayenne), député-maire de Laval
Jean-Patrick Gille (Indre et Loire), député, adjoint au maire de Tours
Jean Guérard (Lot et Garonne), vice-président du Conseil régional, membre du bureau national
Catherine Hoffarth (Haut-Rhin)
Alix Labbé (Guyane)
Pierre-Yves Le Borgn (Fédération des Français de l’étranger)
Jean-François Macaire (Vienne), vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes
Patrick Malivet (Yvelines)
Michel Neugnot (Côte d’or), vice-président du Conseil régional
Vincent Peillon (Somme), député européen, membre du bureau national
Hervé Saulignac (Ardèche)
Gilbert Sauvan (Alpes de Haute-Provence), maire de Peyroules, vice-président du Conseil général
Denis Sommer (Doubs), maire de Grand Charmon, vice-président du Conseil régional de Franche-Comté
Jean-Jacques Thomas (Aisne), maire d’Hirson, premier vice-président du Conseil général, membre du bureau national du PS
18:30 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : appel, secrétaires, fédéraux, initiative, ségolène, royal
22.05.2008
Ségolène Royal refuse de "donner quitus" au gouvernement sur la réforme des institutions
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Ségolène Royal a estimé jeudi qu'"aujourd'hui on ne peut pas donner quitus" au gouvernement par un vote favorable à la réforme des institutions, en commentant l'appel lancé par des députés socialistes en faveur de l'adoption de ce texte. | ||
| > Voir la vidéo |
20.05.2008
"Je pense qu'aujourd'hui le monde a changé et que le Parti socialiste doit changer"
07:47 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti, socialiste, changement, changer
19.05.2008
"Ca bouge", le petit journal de la consultation participative
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| Téléchargez le premier numéro de "Ca bouge, le petit journal de la consultation participative" |
| > Lire en PDF |
22:43 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bouge, journal, consultation, participative
18.05.2008
"Si les militants l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti
Ségolène Royal sur France 2
Ségolène Royal était l'invitée de Laurent Delahousse sur France 2 samedi 17 mai.
11:15 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : militants, utile, parti, socialiste, joie, détermination, assumer
17.05.2008
Ségolène Royal annonce sa candidature ...
13:29 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, annonce, candidature
"Nous savons tous que le PS a besoin d'un leadership"
Devant plusieurs centaines de militants réunis dans le XXe arrondissement, pour un atelier citoyen Ségolène Royal a annoncé que “Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j’assumerai les responsabilités qui en découlent. Il ne serait pas compréhensible que je n’avance pas avec les militants. Il y a un principe de sincérité que je suis depuis toujours... Si les militants en décident ainsi et l’estiment utile pour le parti socialiste, j’accepterai avec joie et détermination d’assumer cette belle mission de chef du parti”
Ségolène Royal a précisé que, pour conquérir le Parti Socialiste, elle ferait "une offre politique aux militants sous forme d'une contribution", dont la rédaction commencera dès la semaine prochaine pour être déposée au plus tard le 1er juillet, en vue d'une motion.
Ségolène Royal a d'autre part annoncé le soutien, d'ores et déjà, de 25 premiers secrétaires de fédérations départementales.
12:34 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, besoin, leadership
Royal officiellement candidate à la direction du PS

Ségolène Royal déplore que le PS ne soit pas rassemblé autour d'elle après la présidentielle (Reuters)
"Si les militants, quand ils vont voter, partagent de manière significative les orientations que nous proposerons" et "s'ils l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti socialiste", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes lors d'une réunion publique dans le XXe arrondissement parisien. Elle entend "porter une conception du renouveau du socialisme en France et dans le monde". "Nous savons tous que le PS a besoin d'un leadership", a-t-elle ajouté.
Face à Delanoë
Le moment est inattendu, Ségolène Royal ayant réaffirmé il y a quelques jours devant des journalistes que le moment n'était pas venu.
Mais par ce geste, l'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied du maire de Paris, Bertrand Delanoë, dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.
Ségolène Royal a toutefois assuré qu'il n'y avait "pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs". "Les militants n'en veulent pas et ils n'en auront pas. En ce qui me concerne, le débat sera respectueux", a-t-elle ajouté.
La présidente de région a précisé que, passage obligé pour conquérir le parti, elle ferait "une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion". "Dès la semaine prochaine, nous passons à la rédaction de la contribution" qui devra être déposée au plus tard le 1er juillet, a-t-elle ajouté.
Il ne s'agit pas de "flatter les militants"
Régulièrement accusée de vouloir soigner sa popularité en jouant sur son image, Ségolène Royal s'est défendue de vouloir "flatter les militants". "Je veux les respecter et les convaincre", a-t-elle dit, promettant à nouveau de "parler aux militants comme (elle) parle aux Français". "Il n'y aura pas de faux debats, de postures toutes faites".
Souvent accusée de faire le jeu de François Bayrou, l'ex-candidate a prôné "un parti socialiste qui soit le centre de gravité pour toute la gauche dans le respect de nos partenaires".
Face à "ceux qui déforment ou dénigrent" sa méthode - partir d'un questionnaire aux militants pour proposer un projet politique au congrès -, Ségolène Royal a affirmé que c'était "le contraire du populisme et de la démagogie", dénonçant un "ordre jupitérien" où on "décide dans la solitude de son bureau".
Les militants du PS éliront un successeur à François Hollande au poste de premier secrétaire lors du Congrès programmé du 7 au 9 novembre à Reims.
12:27 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, officiellement, candidate, direction, ps
