11.11.2006

Ségolène Royal à Lille : une « petite musique » tonitruante

Source : LA voix du Nord Edition du 11 Novembre 2006

La candidate à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2007 se trouve dans la région pour deux jours. Une visite qui a débuté hier soir par un retentissant meeting à Lille et se poursuit aujourd’hui dans le Pas-de-Calais, à Liévin et Béthune. Avec un leitmotiv : gagner l’investiture socialiste dès jeudi prochain.

PAR CHRISTOPHE CARON

 

PHOTO MAX ROSEREAU


Finalement, tout est une histoire de musique... Et elle a été tonitruante, hier soir, dans une salle Vauban de Lille Grand Palais surchauffée qui a d’abord tremblé sous les percussions d’un carnaval de Dunkerque en grande forme. Avant de vibrer sous les intonations d’une Ségolène Royal « fière » de faire entendre sa petite musique dans l’une des plus puissantes fédérations de France. Le message ? « Que le vote soit clair, soit net, et qu’il nous donne l’énergie pour vaincre la droite en 2007. Nous ne voulons pas revivre un 21 avril 2002. »


« Ma force, c’est votre force »


L’objectif est évidemment de gagner l’investiture socialiste dès le premier tour du vote interne au PS, jeudi. Et pour cela, elle peut compter sur la plus grande partie des militants socialistes du Nord et du Pas-de-Calais, notamment plusieurs de ses grands ténors, présents hier (Michel Delebarre, Bernard Derosier, Bernard Roman...). Le grand amphithéâtre de 1 500 places n’a pas suffi et il a fallu ouvrir deux autres salles pour accueillir les fans de Ségolène, transportés par une vingtaine de bus pour certains. « Vous êtes près de 3 000 », assurera même Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral nordiste.



« Ma force, c’est votre force. C’est votre énergie qui me nourrit », enchaînera Ségolène Royal. Avant elle, c’est Pierre Mauroy qui vantera donc cette « petite musique » qui touche tant les Français. Une « petite musique » selon laquelle « le changement de société doit nous toucher, nous aussi ». Qui annonce de « nouvelle méthodes ».


Une petite musique sur laquelle s’est accordé Jack Lang, en renonçant à présenter sa candidature, comme il l’a rappelé hier : « Ségolène est la plus à même de terrasser la droite... Une femme à la présidence de la République ! » En passant d’abord par l’étape décisive de la semaine prochaine, dans les urnes socialistes : « Ça n’est pas une question d’amour propre, c’est un surcroît de force, d’autorité morale, d’élan.


» Un élan sans fausse note hier, même dans le contexte de cette vidéo pirate dans laquelle Ségolène Royal s’exprime sur les enseignants et les 35 heures (lire aussi en page 41). « Pour moi, ça n’est pas un sujet de polémique, mais un sujet de fond », avait laconiquement expliqué l’ancienne ministre de l’Enseignement scolaire en conférence de presse, avant le meeting. « C’est un thème extrêmement important qui doit être abordé dans un respect mutuel. » Devant les militants, elle vilipendera cette « calculette » qui fait des ravages dans l’académie de Lille, et assurera : « Je remettrai l’éducation au coeur de tout. » Une « priorité numéro un » en somme. Ovation générale. Ne restait plus qu’à vanter « la chaleur des gens du Nord » et le tour était joué. Il se poursuit aujourd’hui dans le Pas-de-Calais. •

02.06.2006

« Désirs d’avenir de l’Arrageois » roule pour Ségolène Royal

« Désirs d’avenir de l’Arrageois » roule pour Ségolène Royal
Source : La Voix du Nord / Edition du 1er Juin 2006


Débattre et construire ensemble des propositions pour porter Ségolène vers l’investiture socialiste, voire l’Élysée. Voilà l’objectif des comités locaux Désirs d’avenir. Le premier de l’Arrageois a été officialisé mardi. Il concerne Saint-Laurent, Saint-Nicolas et Athies. D’autres suivront.


Et pour souhaiter bon vent à ce jeune comité, il fallait une personnalité arrageoise bien placée pour parler de dame Ségolène : Léon Fatous. l’ancien sénateur-maire d’Arras n’a de cesse de répéter que sa candidate idéale est toute désignée… depuis deux ans. « Il faut que le Parti socialiste présente une femme à la présidentielle. Et les candidates ne sont pas nombreuses. » Léon Fatous avait trois favorites : « Il y avait Martine Aubry, mais elle traverse une période difficile à Lille et ses 35 heures, qui sont une bonne chose, sont beaucoup critiquées ; il y avait Élisabeth Guigou, mais elle n’a pas réussi à gagner une circonscription à Paris ; il ne reste plus que Ségolène. Elle doit être candidate ; j’en ai parlé à François Hollande ! » Même enthousiasme de la part d’Annie Cardon, maire de Saint-Nicolas, qui estime qu’« il est temps de rajeunir un peu la politique et de voir apparaître des figures nouvelles », et de Jean-Pierre Deleury, son homologue de Saint-Laurent-Blangy pour qui « Ségolène a des idées réalistes. Elle a de l’ambition, elle est médiatique, c’est une femme de volonté. Ce sont des qualités quand on veut diriger un pays ».
Des prises de position qui risquent de ne pas trop plaire dans les instances socialistes locales voire départementales. Il suffit de se rappeler de l’accueil réservé par certains lors de la visite de Ségolène Royal aux 80 ans de Léon Fatous. Pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Deleury, « Ça va canarder dans le parti. Il faudra allumer des contre-feux ! ».


Et c’est parce que ce soutien est avant tout une affaire d’hommes et de femmes engagés que le secrétaire de la section de Saint-Laurent-Blangy, Jean-Claude Desfachelle, son homologue de Saint-Nicolas, Jean-Claude Delaire, ont lancé ce comité en leur nom propre. André Plota sera quant à lui le responsable du groupe sur Athies. « Notre objectif est de collecter des questions, des idées pour les faire ensuite remonter à Ségolène Royal. C’est de la démocratie participative qu’elle applique déjà en Poitou-Charentes depuis 2004, explique Jean-Claude Desfachelle.

D’autres comités à Achicourt et Arras

Elle dit vouloir “Écouter pour agir juste”. Et c’est pour cela que des comités locaux se créent, pour être au plus proche du terrain. » Le comité local Saint-Laurent-Blangy, Saint-Nicolas, Athies est le premier de l’Arrageois.
Léon Fatous a confirmé qu’un autre serait porté sur les fonts baptismaux le 12 juin à Achicourt ; et même Arras aura le sien, après le 14 juin. Voilà qui promet encore de belles luttes d’influence... •

> Contact : Jean-Claude Desfachelle, Tél : 03 21 55 49 17 ou 06 86 82 03 25 ; jc.desfachelle@laposte.net
Sur internet : http://desirsdavenir-arrageois.hautetfort.com/ ou sur le site national www.desirsdavenirs.org