25.04.2008

Rencontre Régionale à Arras le 26 avril

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INVITATION

L'avenir de la gauche appartient à tous et à toutes !

Les Socialistes de

Désirs d'Avenir Grand Nord

Nord – Pas de Calais / Belgique

 

Vous invitent cordialement au lancement de la consultation participative :

COMMENT

LE CONGRES DU PS

PEUT-IL ETRE UTILE

AUX FRANÇAIS ?

Samedi 26 avril 2008 

10h-13h00

au Faucons Rouges – 2, Rue Commandant Dumetz à ARRAS,

(angle rue Alexandre Georges - entrée par le Cyber-Café Citoyen)

 

en présence de Jean-Pierre MIGNARD,

Président de Désirs d’Avenir, délégué national du Parti Socialiste.

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Nous comptons sur vous !

Venez nombreux -  militants, sympathisants, forces vives …

 Contact :  b.huttner-cox@orange.fr   -    06 73 19 31 08 

A diffuser sans modération !

Pour ceux et celles qui souhaitent se retrouver en fin de réunion autour d’un « pot citoyen/casse-croûte » proposé par le Cyber-Café, merci de nous faire signe par retour mail.

04.04.2007

REPORT DU MEETING DE SEGOLENE ROYAL A LILLE ENTRE LES DEUX TOURS

INFORMATION IMPORTANTE !!!

REPORT DU MEETING DE SEGOLENE ROYAL A LILLE ENTRE LES DEUX TOURS

 

 

 

Le Premier Ministre Espagnol, José Luis ZAPATERO souhaite tenir un grand meeting avec Ségolène ROYAL à TOULOUSE.
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La seule date disponible à son agenda étant le 19 Avril, Ségolène ROYAL a souhaité que le meeting de TOULOUSE soit avancé au 19 Avril et que par conséquent le Meeting de LILLE se tienne le Jeudi 3 Mai ou le Vendredi 4 Mai en lieu et place de celui de TOULOUSE.

 

La perspective d'être le dernier grand rendez-vous de campagne avant la confrontation finale du 6 Mai est un stimulant, un challenge...

pour tous les militants et sympathisants de notre belle région Nord Pas de Calais...

 

Vincent BARALLE

Désirs d'avenir dans l'Arrageois

Ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste

Ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste


Ségolène Royal a tenu une conférence de presse au siège du PS.

 

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"Beaucoup de choses sont déjà prêtes. Vous aurez l'occasion de le voir dans les jours qui viennent: un certain nombre de textes de loi sont prêts". Notamment sur la réforme des institutions et d'autres "grandes réformes" de son pacte présidentiel qui seront présentées dans le détail dans les jours à venir.

En cas de victoire le 6 mai, dans le cadre de la VIe République qu'elle appelle de ses voeux, les décrets d'application seront "déjà rédigés chaque fois qu'il y a une loi nouvelle" afin de réduire "cet écart insupportable" entre le moment où les lois sont votées "et le temps où les annonces concrètes changent la vie des gens".

Au cours des débats participatifs qu'elle a menés au début de l'année, "ce que j'ai ressenti aussi, c'est la notion du temps. C'est pourquoi ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste".

"J'ai le sens du temps court peut-être parce qu'étant une femme j'ai toujours eu à concilier mes obligations familiales et professionnelles", ajoute-t-elle, ayant une pensée pour "toutes ces femmes qui cumulent" journée de travail et vie personnelle. "Je sais que le temps est extrêmement précieux"

Elle propose notamment "le plafonnement des frais bancaires", "l'annualisation du calcul des découverts" et "la rémunération des comptes courants" afin de lutter contre "l'abus bancaire.

L'Assemblée nationale avait adopté, à l'unanimité le 21 février, dans le cadre du projet de loi sur le droit au logement opposable, un amendement limitant le montant des frais bancaires en cas d'incident de paiement.

"Cela n'est pas appliqué" réplique Ségolène Royal.

La candidate a développé "les six actions concrètes" autour desquelles s'organise son plan contre le surendettement.

"D'abord instaurer la rémunération des comptes courants car il est parfaitement injuste que lorsqu'on a un compte medium_444812581_f104e4cbbb.jpgbancaire dont le solde est positif, cela ne rapporte qu'à la banque".

"Deuxièmement, je veux l'annualisation du calcul des découverts". Par ailleurs, "les frais bancaires seront plafonnés". Elle considère que les taux de crédits pratiqués relevent parfois "d'une forme d'arnaque bancaire".

"En tout cas les gens le ressentent comme cela et ils ont raison".Il "est clair que les banques s'enrichissent sur le dos des plus modestes" et que "cette situation là n'est plus acceptable".

"Troisièmement, je supprimerai les jours de valeurs", c'est à dire "que le compte doit être immédiatement crédité" et non après plusieurs jours, car, "en revanche, quand il y a des déficits, le prélèvement est automatique".

Autre mesure: "renforcer la transparence pour introduire la concurrence entre les banques". Les clients pourront notamment "changer de banque sans avoir à payer de pénalité<:em>".

En outre, Ségolène Royal entend instaurer "
les actions de groupes de citoyens, les « class action » qui sont indispensables dans le secteur bancaire< /em>".

Ségolène Royal inscrit ces propositions dans le cadre d'"un plan de lutte contre l'endettement et les abus bancaires" et déclare qu'il s'agit "de mesures auxquelles elle tenait depuis longtemps car 1,5 million de familles sont en état de surendettement et 3 millions sur le point de basculer".

Elle annonce également qu’elle tiendra désormais un point de presse quotidien au siège du PS, afin de préciser ses propositions, sauf lorsqu'elle sera en déplacement :"Je tiendrai personnellement le point de presse quotidien. Chaque fois, je recadrerai la cohérence de l'action et à chaque fois j'entrerai dans le détail d'une des mesures qui est inscrite dans le pacte présidentiel".

medium_444867945_f8cba1919c.jpgSégolène Royal revient sur les propos de Nicolas Sarkozy : "Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte, qu'il perd son sang froid". "Ce n'est pas une façon de faire la politique". "Je ne réponds pas à cette attaque, mais je dis: une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne.< /em>"

"
Je ne réponds pas aux attaques, mais je ne laisse pas non plus déformer ce que je dis, je ne me laisse pas non plus insulter" insiste-t-elle, rappelant qu’elle est une "femme sereine, maîtrisée et soucieuse de garder au débat public sa dignité".

01.04.2007

Comment établir une procuration pour voter ?

Comment établir une procuration pour voter ?

L’échéance électorale se rapproche et, le jour J, toutes les voix comptent. Le premier tour se tiendra le 22 avril et le deuxième tour le 6 mai.

Certains d’entre vous ne seront peut-être pas disponibles pour se rendre à leur bureau de vote. C’est le moment d’établir une procuration pour un électeur de leur choix.

Cette démarche est gratuite et il n’est pas utile de se munir d’une demande de justificatif d’absence. Seule une attestation sur l’honneur mentionnant le motif de l’absence est demandée (vacances, raisons professionnelles, formation…)

Où établir sa procuration?

En se rendant personnellement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son domicile ou de son lieu de travail ou bien au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail.
C’est à la personne qui donne procuration d’effectuer la démarche.

A qui confier sa procuration?

Vous pouvez confier une procuration à un électeur de votre choix, mais il doit être électeur dans votre commune. Un même électeur ne peut détenir plus de deux procurations, dont une seule établie en France. La procuration peut être établie pour les deux tours de scrutin.

Quels papiers prendre?

Il convient de se munir d’une pièce d’identité, avec le nom, prénom, adresse et date de naissance du mandataire retenu.

Une procuration peut être établie jusqu’à la veille du scrutin, mais par précaution, il est préférable pour ceux qui le peuvent d’établir dès à présent sa procuration.

Pour en savoir plus

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/ele...
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1604.xhtml

Vote par procuration des Français établis hors de France

Sur le site du ministère des Affaires étrangères
Nous vous invitons à faire connaître ces informations autour de vous.

Vincent BARALLE

Désirs d'Avenir dans l'Arrageois

26.03.2007

Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

 


Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.

Extraits du discours de Ségolène Royal :



Prenant le contre pied de ceux qui ne cherchent qu’à flatter les jeunes et de ceux qui ne parlent de la jeunesse que pour la stigmatiser, elle a rappelé que “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”.

Rappelant le combat contre le CPE, Ségolène Royal a appelé la jeunesse à s’imposer dans le débat pour défendre ses valeurs, à “garder intacte sa capacité d’indignation, de mobilisation et d’imagination”. Elle a invité la jeunesse à ne “pas se résigner face aux désordres et aux injustices” mais à “construire une France accueillante pour ses jeunes” dans une Europe qui puisse regarder vers le monde sans en avoir peur. “C’est à vous que je pense lorsque je pense à la façon dont la France peut et doit revenir à la table de l’Europe”.

“Créer un ordre international juste qui réduit les écarts entre pays du nord et du sud, ce sera le combat de votre génération, c’est à vous, à votre force et à votre idéal que je fais appel pour construire cet ordre international juste” s’est exprimée la candidate.

Elle a appelé à la “conquête de l’esprit d’entreprise et de création”. “Quand on nous dit “le niveau des diplômes baisse”. Ce n’est pas vrai. Vous êtes bien mieux formés, bien plus mobiles que ma génération, ouverts au monde. Vous êtes mieux formés mais en plus vous êtes bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”. “On voit dans cette contradiction que la France marche à l’envers” a-t-elle poursuivi, s’engageant à instaurer un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés : “tout jeune doit pouvoir sortir du système universitaire avec un diplôme et trouver un emploi dans les 6 mois”.

Après 5 années piteuses de gouvernement de droite, Ségolène Royal a appelé à “remettre l’éducation au coeur de tout et en avant de tout pour que la République tienne sa promesse égalitaire”. “Je ne veux pas qu’il y ait deux jeunesses. Il n’y a qu’une jeunesse, la jeunesse de France”.

C’est pour lutter contre la précarité que Ségolène Royal créera une allocation d’autonomie sous condition de ressources. “En contrepartie, je vous demande de réussir vos études, de travailler et de bien choisir vos orientations” a-t-elle dit aux délégués étudiants qui seront également conviés à s’engager dans des missions de solidarité comme le soutien scolaire qui sera reconnu dans les unités de valeur des cursus.

Elle a précisé que si refuser toute sélection par l’argent implique un effort considérable, “ce qui coûte effroyablement cher c’est l’échec”.

“Toute cette énergie qui est aujourd’hui gaspillée, je veux que demain cette énergie ce soit le carburant de la France, notre moteur écologique, car c’est de l’énergie renouvelable que vous avez. Alors en avant !” a lancé Ségolène Royal à l’assemblée des délégués déclanchant un tonnerre d’applaudissement.

21.03.2007

La Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

La Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd’hui m’adresser à vous, c’est à mes professeurs que je le dois, car c’est à l’école que j’ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j’ai reçu le bagage qui m’a permis d’être une femme libre.

L’Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m’adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l’école, qui forme les générations de demain, qui prépare l’avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L’éducation ! Tel est, pour moi, l’enjeu majeur de l’élection présidentielle. Avec moi, l’éducation sera au cœur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l’objet de cette lettre.

La République s’est construite par et autour de son école, l’école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J’en assume l’héritage ; j’en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son œuvre dans l’avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l’esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J’ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m’ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j’entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l’urgence économique et sociale, l’urgence éducative et culturelle, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J’ai pour l’école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j’ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l’école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu’il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l’école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C’est pourquoi, je l’ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l’emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l’école, de nouvelles politiques doivent aider l’école à assumer au mieux sa tâche, qui est d’instruction et d’éducation. Je m’y engage.

Mais si l’école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l’esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l’école est au premier rang du combat. C’est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c’est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l’une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l’école est attaquée : elle l’est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l’est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l’est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l’école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d’accomplir son œuvre nationale. Je m'y engage.

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l’école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j’en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d’exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l’école en son cœur. Lorsqu’il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l’obscurantisme, de l’égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l’éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

18.03.2007

"Voter François Bayrou, c'est éliminer la gauche"

Jospin : "Voter François Bayrou, c'est éliminer la gauche"

Source : NOUVELOBS.COM | 18.03.2007 | 08:00

 

L'ancien Premier ministre PS, défait au premier tour en 2002, met en garde contre la tentation d'un vote pour le candidat UDF et craint "une utilisation personnelle et clanique du pouvoir" en cas de victoire de Sarkozy.

 

Lionel Jospin

Lionel Jospin (Sipa)

Lors d'une réunion publique organisée à Lens en soutien à Ségolène Royal, l'ex-Premier ministre Lionel Jospin a déclaré, samedi 17 mars, que "voter Bayrou, c'est éliminer la gauche". Selon lui, "ce que propose François Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays".
Le candidat socialiste s'exprimait devant un parterre de 300 à 400 personnes, à l'invitation du maire de Lens, Guy Delcourt.
Parlant "d'expérience", Lionel Jospin a estimé que "les transfuges, d'où qu'ils viennent, ne sont jamais les meilleurs". Selon lui, "le pire - qui n'a jamais eu lieu -, c'est une présidence impuissante face à une Assemblée nationale disloquée où l'on s'efforcerait, en vain d'ailleurs, de bricoler une force politique, inévitablement minoritaire à partir de 'transfuges'" de la droite et de la gauche".
 
La ligne "mort-née" de Bayrou

Lionel Jospin a qualifié de "supercherie" la ligne politique du candidat UDF, qu'il considère "mort-née". "Et c'est pourquoi cette prétention sera rejetée dès le premier tour", a-t-il soutenu. L'ancien chef de la gauche plurielle a mis en garde contre la tentation d'un vote pour le candidat centriste, martelant que "la solution, c'est le vote socialiste, c'est le vote Ségolène Royal".
Il a lancé un appel aux socialistes, les enjoignant à ne pas "se diviser sur ce qu'il conviendrait de faire vis-à-vis de François Bayrou au second tour". "L'important est de montrer pourquoi il faut l'écarter dès le 1er tour", a-t-il affirmé.

Le "danger Sarkozy"

Lionel Jospin a également concentré ses critiques sur "le danger" représenté selon lui par Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy représente un vrai danger pour le fonctionnement normal de la République", a-t-il affirmé, en ajoutant: "Avec lui, nous serions dans un accaparement et une fusion des pouvoirs", "une utilisation personnelle et clanique du pouvoir" et "une emprise systématique sur l'autorité judiciaire" en cas d'élection du candidat UMP.
"Il est un Chirac plus jeune, aussi cynique, aussi porté aux bonnes paroles mais moins mesuré, plus fébrile et de ce fait plus inquiétant", a analysé l'an Premier ministre, qui était accompagné de son ancien ministre Daniel Vaillant et entouré d'une nuée de journalistes.
Pour le candidat malheureux du PS à la présidentielle de 2002, l'idée de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et "un exemple d'absence honnêteté intellectuelle".
"Il est stupide et suspect de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale car aucun ministère ne saurait être propriétaire de notre identité", a-t-il fait valoir.

17.03.2007

Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie

Le choix de Delors

  

Quand François Bayrou évoque ces sociaux-démocrates dont il se sent si proche, il pense avant tout à Jacques Delors. Ah ! Delors ! S'il était plus jeune, c'est lui qu'il prendrait comme Premier ministre. Et Bayrou de laisser entendre ainsi que l'ancien président de la Commission est prêt à le rejoindre. Comme si leur alliance était naturelle ! D'ailleurs, si Delors se tait, s'il ne dit mot, c'est qu'il consent à ce rapprochement qui va de soi. Seulement voilà : Delors, comme son ami Rocard, que Bayrou a tenté de récupérer lui aussi, comme Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC dont le nom a été lancé pour Matignon, est et reste socialiste, même si le PS ne s'est pas toujours bien comporté avec lui.

 

 Jacques Delors

 

«J'ai de la sympathie pour Bayrou», reconnaît volontiers Delors. Mais il ajoute aussitôt : «Avec Ségolène Royal, je partage des valeurs. J'ai découvert trois joyaux dans sa campagne. Elle a su dépasser les lignes. Elle a su se faire entendre des Français qui ont le sentiment d'être rejetés par la politique. Elle défend des valeurs - l'autorité, la famille - auxquelles je suis très attaché. Et ces valeurs, elle a réussi à les faire émerger grâce à ses débats participatifs.» C'est clair et net. Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie.

 

Robert Schneider
Le Nouvel Observateur