02.05.2007

Royal se présente en candidate de "la paix civile"

Royal se présente

 

en candidate de "la paix civile"

 

 

NOUVELOBS.COM | 02.05.2007 | 10:32

Devant 60.000 personnes au stade Charléty, la candidate PS s'en est longuement pris mardi à la "brutalité" de son concurrent UMP, accusé de faire "ovationner le mot Kärcher", de "parler de liquider Mai 68".

 

Ségolène Royal

Ségolène Royal

(c) Reuters

 

Ségolène Royal a dessiné mardi une France de "l'harmonie" pariant sur "la paix civile" pour réformer plutôt que sur "la brutalité" de son adversaire Nicolas Sarkozy, devant des dizaines de milliers de sympathisants, au stade Charléty à Paris.
Dans un lieu symbolique puisqu'il avait accueilli un meeting géant de la gauche lors des événements de mai 1968, la candidate socialiste a tenu un discours de "réconciliation" à l'intention des électeurs du centre, tout en parlant à la gauche antilibérale, à cinq jours du second tour de l'élection présidentielle.
C'était la gauche en fête: cinq heures de musique non stop jouée par des artistes symboles de la diversité de la France, de Yannick Noah au slammeur Grand Corps Malade, en passant par Cali, Benabar, Renaud et Jacques Higelin.
"Je veux la paix civile dans mon pays"
L'assistance a été évaluée par le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë à plus de 60.000 personnes, 40.000 à l'intérieur et quelque 20.000 à l'extérieur.
En présence de François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang et Bertrand Delanoë mais aussi du communiste Robert Hue et de la numéro un des Verts Cécile Duflot, Ségolène Royal, jupe blanche et veste blanche sur un corsage rouge, a prononcé un discours très personnel, commençant par évoquer "une petite fille de Lorraine, quatrième d'une famille de huit enfants".
Sans jamais le nommer, elle a renvoyé dans le camp des réactionnaires Nicolas Sarkozy, qui s'était livré deux jours plus tôt au Palais omnisports de Bercy à une attaque en règle contre "les héritiers de mai 68".
Affirmant sentir monter en France "la même forme de colère" qu'en mai 1968, elle s'est fait fort de "protéger la paix civile". "Je veux une France qui se réforme, je veux la paix civile dans mon pays", a-t-elle insisté, s'indignant qu'à Bercy, le candidat UMP ait "fait ovationner le mot 'kärcher'".
Les slogans de Besancenot et Bové repris
"La fameuse rupture qui est annoncée, c'est purement et simplement une fracture républicaine, mais ce n'est pas une fatalité", a-t-elle assuré sous les vivats de la foule. Elle a appelé "tous les Français à le comprendre, à réfléchir en silence et à en tirer toutes les conséquences" dimanche.
La candidate socialiste s'est présentée comme la seule à même d'éviter "les blocages" qui ont "suscité, comme en mai 68, des révoltes, des revendications, des grèves". Elle a cherché à tenir les deux bouts de la chaîne, les électeurs centristes d'un côté, la gauche de l'autre.
"Nous ne sommes pas rassemblés un 1er mai par hasard. Cette date a un sens historique. Elle est la fête de la solidarité et de la demande de dignité du monde ouvrier", a déclaré Ségolène Royal. Elle a repris à son compte les slogans de campagne d'Olivier Besancenot (LCR): "La vie vaut mieux que les profits", et celui de l'altermondialiste José Bové: "Un autre monde est possible". Voilà pour la gauche.
"J'ai entendu le message des électeurs du centre"
Pour autant, "j'ai entendu le message des électeurs du centre et des républicains de progrès: rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial", a-t-elle affirmé.
Faisant "le choix de l'harmonie", elle a promis de "réconcilier la réussite des entreprises et le progrès humain", des termes très consensuels susceptibles de plaire à un électorat très large.
"Le but ultime du profit, ce doit être le progrès humain", a ajouté Mme Royal, dans un registre très démocrate-chrétien. Elle a d'ailleurs conclu par ces mots: "Prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons ensemble". (AFP)

Royal «superstar»

Royal «superstar»

 

Selon le staff de campagne de Ségolène Royal, plus de 60.000 personnes ont fait le déplacement pour assister à un concert de soutien à la candidate socialiste • Le stade où la prétendante à l’Elysée tient ce mardi son avant-dernier meeting ne pouvant contenir que 40.000 places, des milliers de militants se sont tranquillement installés aux abords de l’enceinte • Reportage.
Par Murielle Grémillet
LIBERATION.FR : mardi 1 mai 2007
Tout a commencé dans le RER, à la gare du Nord. Les wagons sont pleins, des jeunes, des vieux, des enfants: tous en route pour le stade Charléty où Ségolène Royal tient ce mardi son avant-dernier meeting de campagne. Une étudiante bavarde avec deux copains. Ils ont voté pour la première fois le 22 avril et ne voulaient pas rater ça. «Ma mère a voté Bayrou, elle voulait venir quand même aujourd'hui, je lui ai dit: “vote pour elle dimanche ça suffira“.»

30.04.2007

Grand meeting de Ségolène à Charlety...


INVITATION


Ségolène Royal
candidate à l'élection présidentielle
a le plaisir de vous convier à un

GRAND CONCERT DE SOUTIEN


 
"Pour nous, c'est Elle"
Mardi 1er mai à 17h
AU STADE
CHARLETY


Avec Bénabar, Cali, Miossec, Yannick Noah, Renaud, Grand corps malade, Mafia K1fri, Michel Delpech, Kery James, les têtes raides, Sapho, Leny Escudero, Yvan le Bolloch' et d'autres artistes qui exprimeront leur soutien et leur espoir de voir gagner la "France présidente" le 6 mai.
Le concert s'achèvera par une intervention de Ségolène Royal.
 


 

Entrée libre

Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Pari
s
RER Cité universitaire