17.03.2008

"Il faut transformer ce vote sanction en vote d'avenir."

Ségolène Royal s’exprime sur le scrutin du 16 mars.

 

Ségolène Royal constate que "Le mouvement du premier tour s'est amplifié au second" ce qui implique que"nous devons être à la hauteur, des espoirs que les électeurs placent en nous ce soir pour transformer ce vote sanction en vote d'avenir

La gauche doit faire face a ses nouvelles responsabilités "Dans un contexte de profonde inquiétude, nous, élus locaux, devons à la fois protéger, imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois. La peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à l'abri".

Ségolène Royal dresse un bilan de la siutation en France "Nous avons aujourd'hui de l'improvisation, du désordre gouvernemental, nous avons une perte de sens, de repères, de valeurs. Nous avons une crise morale, sociale, économique, écologique".

Elle demande en conséquence au gouvernement "de renoncer aux mesures fiscales injustes et d'augmenter les retraites et les salaires, de renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales.

Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement >".

Pour Ségolène Royal,"il ne s'agit pas d'arrêter des réformes mais de faire de bonnes réformes". "La situation est grave, il faut que le pouvoir se ressaisisse et écoute ce que viennent de dire les Français".

07.03.2008

Municipales: Ségolène Royal appelle les Français à se mobiliser

DDA A la une

 

A cinq jours du premier tour des élections municipales, Ségolène Royal, venue à Toulouse mercredi apporter son soutien à Pierre Cohen, candidat PS de la ville, a appelé les électeurs à voter "massivement dimanche" afin de dire "non au déclin de la France".

"Si nous voulons dire non au déclin de la France qui tous les jours est organisé par la désinvolture, l'incompétence et l'impolitesse, je compte sur vous pour voter massivement dimanche prochain", a lancé Ségolène Royal aux habitants du quartier Bagatelle à Toulouse rassemblés à la Maison de quartier.

"La France a besoin de Toulouse pour avancer. Les grandes capitales régionales peuvent tirer la France vers le haut. Les municipales sont un enjeu local et de dynamique global". "On a très envie d'avoir des responsables politiques sérieux, respectueux car en haut, on a quelqu'un de pas sérieux qui fait reculer la France", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal à également déclaré que "la France a été trompée, elle est en colère. Il faut qu'elle passe à l'action les 9 et 16 mars prochains".

"Puisque là-haut, à Paris, ils ne passent pas à l'action, alors c'est dans les villes que nous allons passer à l'action au lendemain des élections municipales", a-t-elle dit au cours d'un meeting qui a rassemblé près de 800 sympathisants.

"La France est si malmenée dans son histoire et ses valeurs que jamais tant de scandales financiers ou moraux ont éclaté, a lancé Ségolène Royal. Quant à la politesse à l'école, on a vu ce que cela a donné quand le principal intéressé est passé à l'action!".

Ségolène Royal a ajouté que "Les promesses n'ont pas été tenus par ce président du pouvoir d'achat. Vous vous souvenez ?".

05.01.2008

« J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté... », Le Parisien

DDA A la une
Vous envisagez désormais de prendre les rênes du PS, mais ne vous en êtes-vous pas tenue trop éloignée depuis l'élection présidentielle ?

Ségolène Royal. Je ne le crois pas. J'ai profité de ces quelques mois pour lire, écrire le bilan auquel je m'étais engagée*, travailler sur le fond et accepter des invitations politiques à l'étranger. Et à chaque fois avec des élus et des responsables socialistes ! Et consacrer du temps à mes enfants et à mes amis. Cette respiration était nécessaire. Du coup, cela a créé une interrogation sur mes projets. Certains m'ont crue anéantie. Eh bien non ! J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté, et j'ai entendu tous ceux qui me demandaient si j'allais les laisser tomber. Je pense notamment aux jeunes des quartiers, mais pas seulement, qui attendent tellement que la politique change, et à d'autres qui ont cru à certains slogans et qui aujourd'hui se sentent trahis et nargués.

Vous pensez que les courants, dans l'opinion comme au PS, vous sont encore porteurs ?

Dans de multiples signes quotidiens, je peux vous dire que le lien avec les Français est resté intact. A chaque fois, j'en éprouve la même émotion. Tant de gentillesse, de générosité, d'attente ! Les millions de voix qui se sont portées sur mon nom au second tour de la présidentielle me donnent surtout des devoirs et une incontestable expérience. Personne ne peut contester qu'il y a un potentiel à mettre au service du PS et de la préparation de l'alternative. Je suis très heureuse de voir que beaucoup des idées que j'ai portées durant la campagne sont aujourd'hui largement reprises, notamment dans le cadre des forums du PS. Nicolas Sarkozy continue de piller les propositions qu'il combattait il y a encore six mois, je pense à la réforme de l'indice des prix. Il vient même de reconnaître qu'on ne peut réformer un pays sans dialogue social, quelle découverte ! Mais que de temps perdu et de dégâts en sept mois ! Il a aussi dérobé à Edgar Morin le concept de « politique de civilisation », alors que sa méthode est aux antipodes de cette humanisation des politiques publiques.

Certains vous reprochent de lancer une offensive pour prendre le contrôle du parti alors que démarre la campagne des municipales...

Je m'intéresse à l'avenir du PS, je travaille et j'irai jusqu'au bout de ce travail en équipe. Ne nous trompons pas. Ce sont les polémiques entre socialistes qui nuiraient à la dynamique de la campagne municipale. Et je mets en garde ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied. Car, voyez-vous, c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires. J'ai fait bouger les lignes durant la campagne. Le travail politique doit d'abord se faire sur les idées. La question du leadership et de ma responsabilité se posera à ce moment-là, et à ce moment-là seulement.

Ecartez-vous l'hypothèse de vous rallier à un premier secrétaire autre que vous-même ?

La question n'est pas d'actualité. Cela ne vous empêche pas de pousser les feux du débat interne... Tant mieux s'il y a du débat ! Pour moi, la politique, c'est faire mouvement d'entraîner, de donner envie.

Quand souhaitez-vous que le congrès ait lieu ?

Ce qui compte, c'est le contenu. Et il faut que les socialistes soient fraternels les uns avec les autres quelle que soit la densité des débats, qui doivent être utiles à la France.

Quel est votre programme immédiat ?

Retravailler avec tous les socialistes, y compris ceux qui hier n'ont pas été à mes côtés, pour rassembler, réunir, consulter, discuter, proposer. Stimuler les forums participatifs dans le cadre des municipales. M'impliquer pleinement aux côtés des candidats aux municipales et cantonales qui me le demandent. Poursuivre le travail de réflexion en profondeur pour le mettre demain au service des Français, pour le traduire en action et en résultat. Et participer, le 20 janvier, au forum sur la rénovation du PS qui se tiendra à la Mutualité, à Paris.

Propos recueillis par Philippe Martinat - Le Parisien

* « Ma plus belle histoire c'est vous », Editions Grasset.

Hier, Ségolène Royal est venue apporter son soutien à José Bové. L'altermondialiste a entamé une grève de la faim pour obtenir l'activation par le gouvernement de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. « Je respecte et je salue ce courage politique », a lancé Ségolène Royal à Bové, installé dans un bâtiment occupé par l'association Droit au logement avec une quinzaine d'autres militants, rue de la Banque (Paris II e ). Elle a également salué « sa posture morale ».