11.05.2008
Bas salaires, une autre politique !
Bas salaires, une autre politique ! par Ségolène Royal
Tribune publiée dans Le Monde daté du 10 mai.
7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins 1,5 millions de travailleurs pauvres qui sont surtout des travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l’intérim : notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient autrefois à l’abri, générant une insécurité sociale que reflète le pessimisme actuel des Français.
Contre la pérennisation d’un salariat de la misère et pour que tout travail soit justement rémunérateur, les socialistes ont soutenu dès 2005 la création d’un revenu de solidarité active (RSA), destiné à augmenter la rémunération des salariés pauvres. Il s’agissait dans notre esprit de compléter et de prolonger les effets bénéfiques de la prime pour l’emploi (PPE), créée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin. Les efforts s’étaient alors concentrés sur les salariés à plein temps rémunérés à proximité du Smic. Ce choix demeure pertinent, mais il doit aujourd’hui être amplifié, notamment en direction des travailleurs à temps partiel et à trois-quarts temps, comme le proposait le RSA. Cela aurait également été l’occasion d’améliorer le fonctionnement et la lisibilité de la PPE, qui aujourd’hui est versée avec retard.
Or voici que l’on nous annonce que, loin de compléter la PPE, le RSA sera en réalité un dispositif consistant à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel ! Cette imposture enlève au concept même de RSA tout son sens. Lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril, Nicolas Sarkozy a explicitement demandé aux salariés modestes bénéficiaires de la PPE de financer le nouveau dispositif, idée saugrenue que le Haut commissaire aux solidarités actives a malheureusement renoncé à contester. Ce sont aujourd’hui huit millions de travailleurs gagnant à peine plus que le salaire minimum et percevant la PPE qui sont menacés de perdre entre 20 et 150 € par mois ! Ironie cruelle de l’histoire, ceux qui accomplissent quelques heures supplémentaires perdront la faible hausse de pouvoir d’achat prétendument procuré par les mesures gouvernementales.
A ce stade du débat, il me semble urgent de dire halte à l’imposture et de définir quelle doit être, à mon sens, la position de la gauche vis-à-vis du RSA. Première condition : il est hors de question que cette réforme se fasse au détriment des bénéficiaires de la PPE. Deuxième condition : le nouveau dispositif doit – comme la PPE – prendre la forme d’un crédit d’impôt géré par l’administration fiscale, et non d’une allocation gérée comme les minima sociaux par les caisses d’allocations familiales. Les salariés rémunérés au Smic, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, paient aujourd’hui plus de deux mois de salaire au titre de la TVA et un mois de salaire au titre de la CSG. Ce sont des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale – et non des allocataires de revenus d’assistance. Que le nouveau dispositif ainsi refondu prenne le nom de PPE ou de RSA n’a guère d’importance, pourvu que ces conditions de fond soient satisfaites.
Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait dit vouloir « parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés ». Aujourd’hui, 16 000 contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune se voient rembourser chaque année 350 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Mais ce sont ceux qui ont de petits revenus, les plus nombreux dans notre pays, qui paient le prix de l’austérité, alors qu’avec 15 milliards d’euros chaque année, le paquet fiscal aurait largement pu financer le RSA!
Au-delà de la question budgétaire, c’est également la philosophie du revenu de solidarité retenue par le gouvernement qui est profondément contestable. La lutte contre la pauvreté au travail et l’incitation à la reprise d’activité ne passent pas seulement par le complément entre salaire et prestation sociale. Une politique ambitieuse doit prendre en compte toutes les contraintes, y compris non monétaires, qui empêchent les demandeurs d’emploi de retrouver un travail décent.
Cela suppose d’abord un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35% des Rmistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Autre carence majeure, le dispositif proposé ne permettra pas de surmonter l’ensemble des freins à la reprise d’emploi : pourtant, les contraintes de santé, les difficultés de transport ou l'absence de modes de garde pour les bénéficiaires de l'allocation parent isolé, constituent des limites puissantes à l’acceptation d’un travail. Il faut en particulier créer un véritable service public de la petite enfance, dont l’absence limite l’accès des femmes au travail.
Enfin, la mise en œuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises. En venant en aide aux travailleurs pauvres, le RSA ne doit pas se substituer à leur responsabilité sociale, tant sur les salaires que sur les formes de contrats de travail privilégiées. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale va s’aggraver et le recours au temps partiel subi va s’accélérer, créant ainsi durablement des trappes à bas salaires.
Sur tous ces sujets, le gouvernement n'apporte aucune réponse. C’est la gauche qui, en 2000, a lancé ce vaste chantier de la revalorisation du travail et du pouvoir d’achat des salariés modestes. Si le gouvernement veut réellement compléter et améliorer le fonctionnement de ce dispositif, nous sommes prêts à y contribuer. Ne laissons pas dévoyer aujourd’hui cette belle idée : une autre politique est possible.

20:49 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, salaires, politique
16.04.2007
Un Dimanche de Campagne en Campagne...
14:05 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
Ose changer ta vie !!!
Ose changer ta vie !
Sa vraie valeur...
Ose, ose
Redonne à ce monde
Toutes ses couleurs..."
Sa vraie valeur"
En avant vers une France juste...
Vincent BARALLE
Désirs d’avenir dans l’Arrageois
10:10 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
15.04.2007
Ségolène Royal plaisante sur les "fantaisies" à gauche
Ségolène Royal
plaisante sur
les "fantaisies"
à gauche
15/04/2007 - 15h45 - © Reuters

Ségolène Royal plaisantait dimanche sur les appels de Michel Rocard et Bernard Kouchner en faveur d'une alliance avec l'UDF, se demandant pourquoi la droite ne connaissait pas ce "genre de fantaisies". "S'il y a en a trois ou quatre qui continuent la semaine prochaine, j'ai plus de temps de parole !", a-t-elle ajouté en riant. /Photo prise le 15 avril 2007/REUTERS/Victor Tonelli - © REUTERS
Ségolène Royal a plaisanté sur les appels de Michel Rocard et Bernard Kouchner en faveur d'une alliance avec l'UDF, se demandant pourquoi la droite ne connaissait pas ce "genre de fantaisies".
"Je fais comme tout le monde, je les écoute à la radio", a-t-elle expliqué dimanche lors d'une rencontre avec la presse après un discours à Achicourt, dans le Pas-de-Calais, regrettant que ça prenne sur "son temps de parole" dans les médias audiovisuels soumis à l'égalité entre candidats.
"Donc, s'il y a en a trois ou quatre qui continuent la semaine prochaine, j'ai plus de temps de parole !", a-t-elle ajouté en riant.
"Pourquoi ils n'ont pas ces fantaisies en face" - à droite -, "ces fritures sur la ligne ?", a-t-elle demandé sur le ton de la plaisanterie, ajoutant : "Il y a toujours moins de discipline à gauche, c'est quand même un problème, il est temps de mettre de l'ordre juste".
Michel Rocard et Bernard Kouchner, "personnalités au demeurant respectables", ont suggéré cette alliance "sans même me passer un coup de fil", a-t-elle souligné, précisant qu'elle n'avait "pas réussi à les joindre".
Interrogée sur l'effet de ces prises de position, elle a répondu : "c'est tellement baroque que je ne sais pas quel impact ça peut avoir, probablement que c'est peu important… sauf que ça prend sur mon temps de parole".
19:05 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
Ségolène Royal: "j'ai besoin du vote des femmes"
| Source La Croix.com ACHICOURT (AFP) - Ségolène Royal: "j'ai besoin du vote des femmes" La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a affirmé dimanche lors d'une réunion publique à Achicourt (Pas-de-Calais) avoir "besoin du vote des femmes" pour écrire "une nouvelle page de l'histoire de France". "Je voudrais m'adresser aux femmes: j'ai besoin du vote des femmes. On me dit que pour certaines femmes, c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme", a déclaré Mme Royal devant plusieurs centaines de personnes réunies en plein air, sous un franc soleil, dans cette petite commune près d'Arras. "Je leur dis que là aussi il est temps de mettre fin à des siècles d'injustice, de marginalisation, il est temps de mettre fin à ces préjugés qui n'ont pas de sens", a ajouté Ségolène Royal, pour qui "on voit bien que ça bouge à l'échelle de la planète". La candidate a réaffirmé vouloir établir la "parité" en matière d'égalité salariale entre hommes et femmes et combattre "cette violence particulière faite aux femmes". Estimant qu'un "mouvement populaire est en train de se lever", elle a appelé les militants à se mettre en ordre de bataille. "J'ai besoin que vous alliez convaincre autour de vous et que vous puissiez dire à chaque citoyen et à chaque citoyenne: ayez l'audace de ce vote", leur a-t-elle lancé."Le monde entier nous regarde", a-t-elle affirmé, confiant être "habitée d'une grande gravité" parce qu'elle "(sait) que l'histoire de France est en train de s'écrire". "Je veux être la présidente de la France, présidente pour vous rendre le pouvoir pour relever la France, pour vous donner un désir d'avenir pour que nous soyons fiers de ce que nous allons devenir", a-t-elle encore affirmé. Au cours de son discours, la candidate a par ailleurs ironisé sur les appels lancés par Michel Rocard et Bernard Kouchner à une alliance avec le centre. "Dans cette campagne rien ne me sera épargné, même les choses les plus inattendues", a-t-elle soufflé, confiant s'attendre "encore à des surprises dans la semaine qui vient". Déjà dans la matinée, Ségolène Royal avait estimé lors d'un forum sur Radio J, que dans son propre camp, "on ne lui aura pas épargné grand chose" pendant la campagne présidentielle, mais en ajoutant que cela avait permis de "prouver sa résistance". "J'avoue qu'on ne m'aura pas épargné grand chose en effet dans mon camp. Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté", a commenté la candidate socialiste. Elle était interrogée sur l'appel de Michel Rocard relayé par Bernard Kouchner en faveur d'une "alliance" avec l'UDF, les initiatives des collectifs Gracques et Spartacus, le pamphlet d'Eric Besson. Sans citer de noms, Ségolène Royal a affirmé qu'"un certain nombre de personnalités au sein du PS n'ont jamais accepté" sa désignation par les militants. "Cela ne m'aide pas. Mais je me dis de façon optimiste que c'est le prix de ma liberté et que finalement cela prouve que j'ai beaucoup de résistance, de constance", a-t-elle ajouté. Revenant sur les appels à une "alliance" avec François Bayrou, Mme Royal a réaffirmé que la présidentielle était fondée sur "un lien direct entre une personne et le peuple français". "Je ne suis pas pour les petits arrangements avant le vote, dans le dos des électeurs", a-t-elle dit, expliquant qu'"entre les deux tours la majorité présidentielle se construira avec tous ceux qui viendront autour d'(elle)". "C'est la logique de l'élection présidentielle", a-t-elle insisté. Mme Royal a indiqué "attendre sereinement le vote du premier tour et attendre avec impatience la confrontation entre les deux tours pour que, cette fois-ci, les Français ne soient pas privés d'un véritable choix politique". Quant à François Bayrou, a-t-elle dit, "j'observe qu'il n'a pas de programme et qu'il n'a pas d'équipe" et "fait des appels d'offres". "Il tente de débaucher un certain nombre de socialistes sans succès", a-t-elle dit. "Comment se fait-il qu'un homme politique ait assez peu de convictions, soit assez faiblement structuré qu'il puisse avouer aux électeurs qu'il ne défendra pas les mêmes idées et le même programme selon qu'il sera face au candidat de droite ou face au candidat de gauche" au second tour, s'est-elle demandée. Samedi elle avait déclaré qu'elle se battait "pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", lors d'une "rencontre avec les Outremers" à laquelle ont participé pendant près de quatre heures un millier de personnes, membres d'associations, élus, dans le gymnase Jean Jaurès à Paris (XIXe). "Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour", a-t-elle déclaré. "Je me bats pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", a-t-elle ajouté. "J'entends bien les conseils prodigués ici et là. je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard appelant à une "alliance" avec le candidat de l'UDF avant le premier tour. "Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle lancé. "A travers vous, je m'adresse à des centaines de milliers de nos compatriotes dans l'outre-mer. Ils ont en effet une responsabilité particulière: certains vont voter avant l'Hexagone, le 21 avril", a-t-elle souligné. "Je me bats pour la victoire car je pense que la France mérite mieux que ce qu'elle a, pour que la loi du plus juste remplace la loi du plus fort", a encore expliqué la candidate socialiste. |
18:45 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
Ségolène Royal "debout" pour "mettre fin au règne de la droite"
Ségolène Royal
"debout" pour
"mettre fin au règne
de la droite"
15.04.07 | 14h5118:45 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
13.04.2007
La France Présidente, profession de foi de Ségolène Royal
La France Présidente,
profession de foi de
Françaises, Français,
Mes chers compatriotes,
Je vous ai écoutés pour agir juste et pour tenir parole. J’ai entendu vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs. Vous avez exprimé la volonté d’un vrai changement, un profond désir d’avenir.
La crise actuelle que traverse notre pays appelle de nouvelles règles, un État et des pouvoirs publics solides, qui fonctionnent bien. C’est le pacte présidentiel que nous avons construit au cours de plus de 6000 débats participatifs.
Nous allons bâtir ensemble un ordre juste : faire reculer les précarités, les inégalités, les brutalités, les violences ; assurer les sécurités nouvelles de l’emploi, des salaires et des retraites, du logement et de la santé. Nous allons
libérer les énergies dont la France est porteuse si l’État joue tout son rôle et si chacun donne, par ses efforts, le meilleur de lui-même.
Je vous garantis une juste répartition des fruits de ces efforts, dont la France a besoin, alors que d’autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément. Je crois en notre modèle républicain et laïc, en notre pacte social gravement mis en cause depuis cinq ans.
Nous savons, mes chers compatriotes, qu’il n’y a pas de liberté sans justice, de démocratie sans éducation et d’effi cacité économique sans sécurité sociale. C’est tout cela que je veux réconcilier. C’est ma conviction de femme de gauche et de progrès, c’est ma volonté d’agir pour l’intérêt général.
La France Présidente se relève avec vous. Avec nous tous et nous toutes. Elle est entreprenante et solidaire, forte de la diversité de ses talents et de ses territoires, elle assumera pleinement sa place dans l'Europe et dans le monde.
Vive la République,
Vive la France.
> Télécharger la profession de foi en PDF
07:05 Publié dans Documents (Tracts, affiches...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
12.04.2007
SEGOLENE ROYAL à ACHICOURT...
Flash info…
SEGOLENE ROYAL
à ACHICOURT

DIMANCHE 15 AVRIL
12 heures 00
SALLE
FRANCOIS MITTERAND
(Près du Moulin Hacart)
Venez nombreux la soutenir
A très bientôt
Vincent BARALLE
Désirs d'avenir dans l'Arrageois
16:00 Publié dans Vie des comités locaux de l'Arrageois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : segolene, familles, famille, education, emploi, ecologie, politique
08.04.2007
Le rapport Meda précise le contenu du contrat première chance
Afin de couper court aux craintes suscitées à gauche et dans une partie des organisations de jeunesse par le contrat première chance (CPC), la sociologue du travail Dominique Méda, chargée par Ségolène Royal d'un rapport sur ce sujet, devait détailler, vendredi 6 avril, cette mesure destinée aux jeunes non qualifiés. Des précisions indispensables après la confusion qui a entouré la présentation, par la candidate socialiste et son entourage, de ce dispositif alliant insertion professionnelle dans l'entreprise et formation.
Mme Méda rappelle d'abord "les grandes difficultés" des jeunes non qualifiés : leur exposition plus fréquente au chômage, notamment de longue durée, et à la précarité (temps partiel contraint, contrats courts etc.) Ces difficultés, ainsi que la dérive fréquente de mesures conçues pour les non-qualifiés vers de plus hauts niveaux de qualification, nécessitent, à ses yeux, une mesure ciblée sur les jeunes les plus éloignés de la qualification. La sociologue évalue ce public à environ 200 000 personnes : quelque 120 000 jeunes de plus de 16 ans sortant chaque année du système éducatif sans diplôme autre que le brevet, et le stock de jeunes non qualifiés au chômage.
"NI CONTRAT AIDÉ SUPPLÉMENTAIRE, NI CONTRAT DE TRAVAIL"
Le CPC leur offre la possibilité d'un parcours d'insertion durable dans une petite entreprise, doublé d'un accompagnement (tutorat, formation, remobilisation etc.). Mme Méda propose que le type d'entreprise concernée – PME de moins de dix salariés ou de moins de 20 – fasse l'objet d'une discussion avec les partenaires sociaux.
"Ni contrat aidé supplémentaire, ni contrat de travail", le contrat première chance est d'abord "une convention entre trois partenaires qui s'engagent : la région, l'employeur et le jeune" sur les différentes étapes d'un parcours. Une fois conclue cette convention, il est prévu une première période de trois mois en entreprise, au cours de laquelle le jeune, bénéficiant du statut de stagiaire de la formation professionnelle, est suivi à la fois par un tuteur et par un référent externe (conseiller ANPE, mission locale etc.) choisi par la région qui pilote le dispositif. Au terme de ces 3 mois, un bilan est fait et un contrat d'apprentissage, de professionnalisation ou à durée indéterminée est passé avec le jeune.
La prise en charge par les pouvoirs publics du salaire et des charges dure douze mois. Pour éviter les effets d'aubaine, "les entreprises ne peuvent accueillir qu'un seul jeune", et "un délai d'un an doit être respecté entre deux entrées en contrat première chance". "En cas de rupture du contrat au bout d'une année" à l'initiative de l'employeur et en l'"absence de cause réelle et sérieuse, l'entreprise doit rembourser l'ensemble de l'aide" prévoit le rapport Méda. Le coût de la mesure, financée dans le cadre de la remise à plat des 65 milliards d'euros d'aide aux entreprises, est jugé "inférieur dans tous les cas à un milliard d'euros".
08:35 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, contrat premiere chance, rapport, meda, sociologue, politique, ps
Contrat première chance : l'Unef "rassuré"
Contrat première chance : l'Unef "rassuré"
NOUVELOBS.COM | 07.04.2007 | 13:41
Après avoir dénoncé une "connerie", le président de l'Unef, Bruno Julliard, se satisfait des explications apportées par l'équipe de campagne de Ségolène Royal.

"Je suis beaucoup moins sceptique et beaucoup moins inquiet que les jours précédents", a-t-il confié sur RTL. Lorsque Ségolène Royal a annoncé la semaine dernière le CPC, "dont la terminologie était pour le moins surprenante un an après le retrait du CPE, j'avais fait savoir à son équipe que j'étais un peu inquiet", parlant de "bourde importante parce que ça laissait entendre qu'il y avait un nouveau contrat de travail avec des droits au rabais pour les jeunes, un petit frère du CPE ou un CPE de gauche".
"Noyée par une mauvaise communication"
Le CPC n'est donc pas à ses yeux "un nouveau contrat de travail mais plutôt un aménagement d'un dispositif déjà existant". "L'idée qui est présentée par Ségolène Royal est bonne, voire même très bonne", a ajouté le dirigeant du principal syndicat estudiantin de France en jugeant "dommage qu'elle ait été noyée par une mauvaise communication".
Devant la pluie de critiques sur son CPC, Ségolène Royal a assuré vendredi qu'elle tiendrait bon, mais a quand même révisé sa copie en ajoutant une période d'essai de trois mois et de possibles sanctions contre l'employeur. Avec le CPC, elle a pris le risque de froisser une frange de la gauche et des jeunes électeurs farouchement engagés dans la lutte anti-CPE début 2006.
Ce dispositif est destiné aux 120.000 jeunes qui sortent chaque année non qualifiés du système scolaire, et dont salaire et charges seraient intégralement couverts par l'Etat pendant un an s'ils sont recrutés dans de très petites entreprises de moins de dix salariés. (AP)
08:35 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, contrat premiere chance, UNEF, julliard, politique, ps, presidentielle


