08.05.2008

Royal regrette l'absence de rassemblement autour d'elle après la présidentielle

Royal regrette l'absence de rassemblement autour d'elle après la présidentielle

Ségolène Royal et François Hollande le 19 avril 2008 à Fort-de-France pour les obsèques d'Aimé Césaire

Franck Fife AFP/Archives ¦ Ségolène Royal et François Hollande le 19 avril 2008 à Fort-de-France pour les obsèques d'Aimé Césaire

 

Ségolène Royal regrette qu'il n'y ait pas eu de rassemblement autour d'elle après l'élection présidentielle de mai 2007 pour "mettre la dynamique de (sa) campagne au service de la gauche", dans un entretien publié mercredi par le Parisien/Aujourd'hui en France.

Le premier secrétaire du PS François Hollande a rétorqué qu'un tel rassemblement dans la foulée de la présidentielle aurait été difficile car la candidate avait "pris ses distances" avec le parti pendant sa campagne.

"Ce qui aurait été cohérent après cette campagne, c'est de se rassembler autour de moi pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche, de reconstruire un nouveau corpus idéologique et de voir si cela réussissait ou non", affirme l'ex-candidate à la présidentielle.

"Je constate que ça ne se passe pas pour moi comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin...", ajoute Mme Royal évoquant deux leaders du PS qui ont pu se présenter plusieurs fois à la présidentielle.

Un rassemblement autour de Ségolène Royal après la présidentielle "aurait pu se faire", a estimé M. Hollande sur RTL. Mais "elle avait, pendant la campagne, pris ses distances, à l'égard du Parti socialiste et c'était plus difficile après pour le Parti socialiste de l'adopter tout de suite dans un congrès comme premier secrétaire", a-t-il ajouté.

"Là, on va voir ce que va être sa décision. Elle a pour l'instant engagé elle-même une réflexion, on va voir où cela conduit le Parti socialiste mais de toutes façons, ce sont les militants du PS qui choisiront non pas seulement une personne mais un vrai premier secrétaire", a poursuivi M. Hollande.

Alors qu'on demande à Mme Royal si elle veut prendre la tête du PS, elle indique qu'elle prendra sa décision "assez rapidement puisque les textes pour le congrès du PS de novembre doivent être déposés en juin".

"Ce que je veux, c'est un PS qui change, qui soit en phase avec les défis de la France", affirme aussi la présidente de la région Poitou-Charentes estimant qu'il faut que le parti "compte plus d'adhérents". "On avait promis il y a deux ans un PS a 700.000 adhérents", rappelle-t-elle, en jugeant "très important que le PS devienne un parti très attractif".

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, considéré comme l'un des principaux rivaux potentiels de Mme Royal, a publié mardi un texte en vue du congrès du PS.


© 2008 AFP

Le PS adopte de nouveaux statuts et cale son calendrier sur la présidentielle

Le PS adopte de nouveaux statuts et cale son calendrier sur la présidentielle

Logo du Parti Socialiste, le 6 mars 2008 à Strasbourg



 

 

Olivier Morin AFP/Archives ¦ Logo du Parti Socialiste, le 6 mars 2008 à Strasbourg

 

Le Bureau national du PS a adopté mardi à l'unanimité les nouveaux statuts du parti qui mettent le calendrier socialiste au diapason des scrutins présidentiel et législatif.

Le projet élaboré par une commission de rénovation, intégrant toutes les sensibilités du parti "a été adopté à l'unanimité, à la virgule près", a indiqué François Rebsamen, numéro deux du parti, qui pilotait la Commission.

Le maire de Dijon et numéro deux du PS François Rebsamen, le 22 janvier 2008 à Dijon

"Le BN s'est réjoui du large accord réalisé", a-t-il ajouté.

"Pour tenir compte des effets du quinquennat sur le fonctionnement de notre organisation politique, il faut modifier le rythme de nos congrès", affirme le texte élaboré sous la houlette de François Rebsamen, numéro deux du parti, et qui a recueilli l'assentiment de toutes les sensibilités.

Alors que jusqu'à présent, la vie du PS était rythmée par un congrès tous les trois ans, indépendamment des scrutins, désormais le parti organisera un congrès "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative", et un autre "dans l'année qui suit ces mêmes échéances".

L'adoption prévue par le bureau national mardi des nouveaux statuts après celle, également consensuelle, de la déclaration de principes, renvoie l'image d'un parti unifié avant son Congrès de novembre, alors que de fait, il reste déchiré entre courants et personnalités qui convoitent la succession de François Hollande et/ou l'Elysée.

Pour ce qui est de la présidentielle, les nouveaux statuts stipulent qu'"au plus tard dans les trois mois qui suivent" le congrès pré-présidentiel, "les adhérents procèdent à la désignation du (de la) candidat(e)".

Il s'agit d'éviter la réédition de "certaines dissonances", souligne M. Rebsamen, en allusion à la présidentielle de 2007, où on a reproché au PS un écart entre son projet et sa candidate. "C'est le congrès qui donne la ligne politique, élabore le projet présidentiel et prépare le programme législatif", précisent les statuts.

Mais la question épineuse d'éventuelles primaires pour faire émerger un candidat unique de la gauche dès le premier tour a été reportée au Congrès de novembre.

"Il s'agit d'une réforme non négligeable et la modification du calendrier est un cap important", a souligné Alain Bergounioux, secrétaire national et historien du parti. Il rappelle que la dernière modification des statuts remonte à 1995, lorsque Lionel Jospin avait obtenu l'élection du premier secrétaire et des premiers fédéraux par les militants.

Le nouveau texte institue un "Conseil des territoires", regroupant notamment les présidents des Conseils régionaux et généraux, une innovation qui prend compte de la forte implantation locale du PS au fil des derniers scrutins. "C'est la pratique qui dira si cette instance prendra de véritables décisions" ou tombera "en désuétude", relève M. Bergounioux.

Le parti continuera de fonctionner à la proportionnelle: le seuil à atteindre pour siéger dans les instances nationales reste inchangé à 5%. Le souhait de Ségolène Royal et ses partisans d'un scrutin plus majoritaire, vécu par d'autres courants comme un casus belli, a été abandonné.

Mais une restriction est apportée: les motions doivent obtenir 5% "dans au moins 15 fédérations différentes", ce qui "évite les chantages aux baronnies", et la tendance au "localisme", souligne M. Bergounioux.

Enfin, la représentativité des sections et fédérations sera dorénavant calculée à partir du nombre de votants au congrès, et non plus d'inscrits, ce qui "va dans le sens de la moralisation", relève l'historien.

Les nouveaux statuts, de même que la déclaration de principe, sont soumis au vote des militants et doivent être ratifiés par une Convention nationale le 14 juin.


© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 06/05/2008 - 18h02

dernière mise à jour : 07/05/2008 - 11h37

07.05.2007

Merci...

 

 

 

Vincent BARALLE


Désirs d'avenir dans l'Arrageois


http://desirsdavenir-arrageois.hautetfort.com/

Discours de Ségolène Royal au soir du second tour

 

Discours de Ségolène Royal au soir du second tour

 

 

Extraits du discours

"Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission au service de tous les Français".

"Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m'ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas. J'ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous".

"Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement".

"Gardons intactes l'énergie et la joie de l'immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers".

"J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux".

"Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures".

"Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires".

04.05.2007

Jusqu'au bout pour réussir la France Présidente

Jusqu'au bout pour réussir la France Présidente

Chers Amis,

 

 

Une élection n'est pas faite par les sondages.

 

Je me bats jusqu'au bout.

 

30 % d'indécis. Mobilisez-vous !

 

 

 

Ségolène ROYAL

 

 

 

Osons ! Osons ! Osons !

 

Vincent BARALLE

 

Désirs d'avenir dans l'Arrageois

 

http://desirsdavenir-arrageois.hautetfort.com/

 

 

 

 

Ségolène Royal en meeting à Lille

Venez partager ce désir d’avancer ! Venez rendre à la France son sourire, son espérance, sa confiance en elle.


Ségolène Royal en meeting à Lille

 

« C’est vous, peuple de France, qui avez fait ce que je suis ici ce soir, devant vous : une femme volontaire, une femme libre, une femme combattante, une femme affranchie, une femme qui ne dépend d’aucun clan, d’aucun dogme, d’aucune puissance d’argent, d’aucun groupe de médias, une femme qui sent tout simplement qu’elle a la responsabilité de parler aussi au nom des sans voix, de ceux qui ont trop longtemps pensé que la politique ne pouvait plus rien pour eux, de ceux qui étaient désespérés d’attendre quelque chose qui ne venait pas. C’est avec vous tous et vous toutes que je veux, dimanche prochain, réussir la France présidente et vous conduire à la victoire ! »

 

« Vous le savez, je ne veux pas d’une France du chacun pour soi, dominée par la loi du plus fort et par la concentration du pouvoir entre quelques mains, toujours les mêmes. Je veux une France qui soit à l’avant-garde d’une Europe sociale, qui lutte contre les délocalisations et qui protège la planète, je veux une France qui se réforme sans brutalité, sans mépris et qui répare la fracture républicaine. Voilà la France présidente que nous allons construire dimanche ! »

« Avec vous, nous ferons reculer toutes les injustices, toutes les formes de violence, toutes les formes de brutalité. Avec vous, la France présidente remettra les citoyens au cœur de l’action politique, et la parole que vous avez prise durant cette campagne, vous devrez la garder et ne plus jamais la lâcher, parce que la démocratie aura un souffle nouveau, grâce à la réforme des institutions. La République, c’est vous, la démocratie c’est vous, je la veux pour vous, mon projet, c’est vous, et c’est tous ensemble que nous allons le construire.< /em> »

«
Je ne veux plus voir un ouvrier, une ouvrière commencer au SMIC et terminer quarante ans plus tard au SMIC. Non ! Dans une France moderne, ce n’est plus possible. La France présidente garantira à chaque salarié la possibilité de progresser dans son travail, dans sa qualification, dans son salaire, et donc de donner l’exemple de l’effort récompensé pour tous, et pas seulement pour quelques-uns. »



 

« Voilà le projet que je vous propose, voilà la France moderne que nous allons construire ensemble. Voilà ce que j’appelle construire un avenir pour chacun, le respect pour chacun. Mais le progrès social pour tous, parce que cela n’est pas incompatible avec une croissance économique qui repart, bien au contraire, c’en est même la condition, la première condition, c’est cet investissement massif dans la valeur humaine, dans la ressource humaine, dans la formation professionnelle, dans la qualité des hommes et des femmes, et c’est parce que les hommes et les femmes, les salariés de ce pays, les travailleurs de toutes les professions se remettront debout en ayant l’espérance de progresser et d’avancer que la France entière se redressera et avancera. Voilà ce que nous allons bâtir ensemble. »

« On dit aujourd’hui que la France est en déclin. C’est vrai qu’elle est tirée, et parfois désespérément, vers le bas, et que chacun se demande : « Mais quelle va être l’étape suivante ? Est-ce que je vais être un peu plus dégradé vers l’échelon du dessous ? » C’est comme cela aussi que l’on attise les jalousies, que l’on attise les haines, l’esprit de revanche. Nous, nous n’avons aucun esprit de revanche, nous avons un esprit de conquête, nous avons l’optimisme au cœur, nous avons la joie au cœur, nous voulons rendre à la France son sourire. »



«
Ce que je vous propose, c’est de faire converger les énergies positives, c’est que chacun trouve en lui-même, au plus profond de lui-même une énergie qui ne demande qu’à se déployer. Ce que je veux, c’est que chacun puisse déployer cette énergie qu’il sent au sein de lui-même, mais cette énergie qui est parfois si bridée, bridée de tant de blocages, bridée de tant de discours négatifs, bridée de tant d’ombres, ce que je veux déployer à travers le pays et en chacun de vous, ce n’est pas la part d’ombre qui sommeille en nous-mêmes, et qui est parfois dangereusement flattée ici ou là, non, ce n’est pas la part d’ombre que je veux réveiller, c’est la part de lumière, c’est la part d’espérance, c’est la part de la joie, c’est la part du sourire, c’est la part de la France qui s’aime telle qu’elle est, c’est la part de l’imagination, c’est la part du regard fraternel, du regard posé sur celui qui va moins vite, sur celui qui est plus lent, sur celui qui est différent, sur celui qui a du mal à s’intégrer, sur celui qui comprend que d’un côté, on lui propose d’aller toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus haut, de franchir je ne sais quelle étape, de gagner je ne sais quel maillot jaune, de franchir je ne sais quelle marche, et celui qui ne va pas assez vite, il sera laissé sur le bord du chemin ! Mais non ! Moi je vous dis : chacun ira à son rythme, et nous attendrons ceux qui vont un peu plus lentement, sans freiner ceux qui veulent accélérer. Mais nous ne laisserons pas dans le fossé ceux qui vont un peu plus lentement, au contraire, nous les prendrons par la main, et nous leur dirons : vous êtes différents, c’est un peu plus difficile, mais on va essayer tous ensemble que ces différences reculent parce que justement, on va se tenir par la main.»

 

« Parce que je sais que nous allons réussir à rendre la France meilleure, je sais que nous allons réussir à donner à chacun la chance de pouvoir progresser, je sais que nous allons réussir à réaffirmer les valeurs fondamentales qui nous font tenir debout ensemble. Je sais que nous allons réussir à faire reculer toutes les formes de violence. »

« Oui, je vous propose de bâtir une France présidente de la non-violence, de la non-arrogance, de la non-brutalité, parce que nous n’avons pas le droit, compte tenu de l’immensité des défis qu’il y a à relever, nous n’avons pas le droit de perdre de l’énergie dans les brutalités et les violences, c’est de l’énergie perdue. Je veux tout simplement qu’il n’y ait que des énergies positives. Et ce soir, à Lille, je vous demande de mobiliser vos énergies positives !»

 

02.05.2007

Suivez en direct le débat ce soir dès 21 heures

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ce soir dès 21 heures

 

 



Suivez en direct ce soir dès 21 heures le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

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Royal se présente en candidate de "la paix civile"

Royal se présente

 

en candidate de "la paix civile"

 

 

NOUVELOBS.COM | 02.05.2007 | 10:32

Devant 60.000 personnes au stade Charléty, la candidate PS s'en est longuement pris mardi à la "brutalité" de son concurrent UMP, accusé de faire "ovationner le mot Kärcher", de "parler de liquider Mai 68".

 

Ségolène Royal

Ségolène Royal

(c) Reuters

 

Ségolène Royal a dessiné mardi une France de "l'harmonie" pariant sur "la paix civile" pour réformer plutôt que sur "la brutalité" de son adversaire Nicolas Sarkozy, devant des dizaines de milliers de sympathisants, au stade Charléty à Paris.
Dans un lieu symbolique puisqu'il avait accueilli un meeting géant de la gauche lors des événements de mai 1968, la candidate socialiste a tenu un discours de "réconciliation" à l'intention des électeurs du centre, tout en parlant à la gauche antilibérale, à cinq jours du second tour de l'élection présidentielle.
C'était la gauche en fête: cinq heures de musique non stop jouée par des artistes symboles de la diversité de la France, de Yannick Noah au slammeur Grand Corps Malade, en passant par Cali, Benabar, Renaud et Jacques Higelin.
"Je veux la paix civile dans mon pays"
L'assistance a été évaluée par le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë à plus de 60.000 personnes, 40.000 à l'intérieur et quelque 20.000 à l'extérieur.
En présence de François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang et Bertrand Delanoë mais aussi du communiste Robert Hue et de la numéro un des Verts Cécile Duflot, Ségolène Royal, jupe blanche et veste blanche sur un corsage rouge, a prononcé un discours très personnel, commençant par évoquer "une petite fille de Lorraine, quatrième d'une famille de huit enfants".
Sans jamais le nommer, elle a renvoyé dans le camp des réactionnaires Nicolas Sarkozy, qui s'était livré deux jours plus tôt au Palais omnisports de Bercy à une attaque en règle contre "les héritiers de mai 68".
Affirmant sentir monter en France "la même forme de colère" qu'en mai 1968, elle s'est fait fort de "protéger la paix civile". "Je veux une France qui se réforme, je veux la paix civile dans mon pays", a-t-elle insisté, s'indignant qu'à Bercy, le candidat UMP ait "fait ovationner le mot 'kärcher'".
Les slogans de Besancenot et Bové repris
"La fameuse rupture qui est annoncée, c'est purement et simplement une fracture républicaine, mais ce n'est pas une fatalité", a-t-elle assuré sous les vivats de la foule. Elle a appelé "tous les Français à le comprendre, à réfléchir en silence et à en tirer toutes les conséquences" dimanche.
La candidate socialiste s'est présentée comme la seule à même d'éviter "les blocages" qui ont "suscité, comme en mai 68, des révoltes, des revendications, des grèves". Elle a cherché à tenir les deux bouts de la chaîne, les électeurs centristes d'un côté, la gauche de l'autre.
"Nous ne sommes pas rassemblés un 1er mai par hasard. Cette date a un sens historique. Elle est la fête de la solidarité et de la demande de dignité du monde ouvrier", a déclaré Ségolène Royal. Elle a repris à son compte les slogans de campagne d'Olivier Besancenot (LCR): "La vie vaut mieux que les profits", et celui de l'altermondialiste José Bové: "Un autre monde est possible". Voilà pour la gauche.
"J'ai entendu le message des électeurs du centre"
Pour autant, "j'ai entendu le message des électeurs du centre et des républicains de progrès: rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial", a-t-elle affirmé.
Faisant "le choix de l'harmonie", elle a promis de "réconcilier la réussite des entreprises et le progrès humain", des termes très consensuels susceptibles de plaire à un électorat très large.
"Le but ultime du profit, ce doit être le progrès humain", a ajouté Mme Royal, dans un registre très démocrate-chrétien. Elle a d'ailleurs conclu par ces mots: "Prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons ensemble". (AFP)

«Monsieur Sarkozy, ce n'est pas le général de Gaulle»

Ségolène Royal : «Monsieur Sarkozy, ce n'est pas le général de Gaulle»
A cinq jours du deuxième tour, la candidate socialiste a tenu son avant-dernier meeting devant plusieurs dizaines de milliers de personnes réunies au stade Charléty • Prenant le contre-pied de son adversaire, elle a faites siennes les conquêtes de Mai 68 et accusé le candidat de l'UMP de vouloir «remonter le temps» et de préparer une «France bloquée».
Par Liberation.fr
LIBERATION.FR : mardi 1 mai 2007
    
Prenant le contre-pied de son adversaire de droite, Ségolène Royal a faites siennes les conquêtes de Mai 1968 face à Nicolas Sarkozy qu'elle a accusé de vouloir "remonter le temps" et de préparer une "France bloquée".
Sur le même sujet

 

A cinq jours du deuxième tour, la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée s'est posée en rempart de la "paix civile" face au "passage en force" de la droite.

Devant plus de 40.000 personnes réunies au stade Charléty pour un "concert de la fraternité" - et plusieurs dizaines de milliers d'autres dehors - la candidate socialiste a dénié au candidat de l'UMP le droit de se revendiquer du général de Gaulle.

A la veille de leur face-à-face télévisé, la présidente de la région Poitou-Charentes a attaqué le programme de Nicolas Sarkozy sur tous les plans sous les yeux d'une pléiade d'artistes dont Jane Birkin, Yannick Noah ou encore Grand Corps Malade.

En lieu et place de la "rupture" que veut incarner son adversaire, elle a vu "purement et simplement une fracture républicaine".

Dimanche lors du meeting parisien de l'UMP à Bercy, "la machine à remonter le temps était en marche. On était en juin 1968", a-t-elle déploré.

"Mais Doc Gynéco, ce n'est pas André Malraux. François Mauriac, ce n'est pas Bernard Tapie. Et monsieur Sarkozy ce n'est pas le général de Gaulle", a insisté Ségolène Royal, déclenchant les applaudissements de la foule.

C'est la seule fois dans son discours d'une heure que la candidate socialiste, tailleur blanc sur t-shirt rouge, a cité nommément son adversaire de l'UMP, qu'elle a ensuite désigné comme "l'autre candidat" ou "le candidat de la droite".

Avant elle sur scène, le groupe des "Têtes raides" entonnait "Paris sera beau, l'Hexagone sera beau"... si la candidate socialiste l'emporte dimanche. "C'est quand le bonheur", s'interrogeait de son côté le chanteur Cali, l'un des organisateurs de l'événement.

"Aujourd'hui, je le sens (...) il y a dans la France (...) une même forme de colère qui gronde" qu'il y a 39 ans, a déclaré Ségolène Royal dans un stade où la gauche avait tenu meeting, le 27 mai 1968, en plein mouvement estudiantin et ouvrier.

"AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES!"

"Moi, je ne souhaite pas que la France parvienne à cet état de blocage pour précisément susciter comme en Mai 1968 des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué tout simplement parce que le pouvoir refusait d'écouter et de redistribuer les richesses des Trente Glorieuses", a-t-elle insisté.

"Il faut garder son calme, garder son sang-froid et réformer la France avant qu'elle ne se soulève", a plaidé Ségolène Royal.

"Que le candidat de la droite relise donc le général de Gaulle. Ce sont ses propres analyses et elles se situent à une autre altitude. Il a dit cela, que la société voulait le dialogue et la participation", a-t-elle poursuivi.

Ségolène Royal a également accusé Nicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement sortant, de vouloir "maquiller" le bilan de cinq années de droite.

Et comme ce "n'est pas tâche facile", le candidat de l'UMP "sans vergogne" réécrit "l'Histoire, capte celles des autres (...) pour brouiller les pistes".

Devant les responsables de la "gauche plurielle" - membres des Verts, du PCF ou du PRG -, elle a défendu sa "valeur travail" face au "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy.

"La valeur travail n'est pas un artifice de discours, la valeur travail c'est d'abord payer le travail à sa valeur", a-t-elle déclaré.

"Je ne veux plus voir ces femmes en pleurs devant les grilles de leurs entreprises fermées, les regards des ouvriers licenciés sans protection. Et ceux qui philosophent sur la valeur travail, ont -ils vu ces citoyens là ?".

Si elle accède à l'Elysée, la candidate socialiste a promis "une République apaisée, une République du respect". "Je propose que la France puisse avancer sans perdre son temps, sans être bloquée, sans dresser les Français les uns contre les autres, en un mot sans violence".

"Voilà la responsabilité demain de la présidente de la République. Voilà la seule façon de diriger la France et de protéger la paix civile", a-t-elle insisté, appelant les Français à se prendre la main pour "faire gagner la France".

"La voulez-vous la victoire?", a-t-elle lancé à la foule. "Alors en avant, rassemblons-nous, prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons ensemble. Vive la République, vive la France".

Royal «superstar»

Royal «superstar»

 

Selon le staff de campagne de Ségolène Royal, plus de 60.000 personnes ont fait le déplacement pour assister à un concert de soutien à la candidate socialiste • Le stade où la prétendante à l’Elysée tient ce mardi son avant-dernier meeting ne pouvant contenir que 40.000 places, des milliers de militants se sont tranquillement installés aux abords de l’enceinte • Reportage.
Par Murielle Grémillet
LIBERATION.FR : mardi 1 mai 2007
Tout a commencé dans le RER, à la gare du Nord. Les wagons sont pleins, des jeunes, des vieux, des enfants: tous en route pour le stade Charléty où Ségolène Royal tient ce mardi son avant-dernier meeting de campagne. Une étudiante bavarde avec deux copains. Ils ont voté pour la première fois le 22 avril et ne voulaient pas rater ça. «Ma mère a voté Bayrou, elle voulait venir quand même aujourd'hui, je lui ai dit: “vote pour elle dimanche ça suffira“.»