Voici la véritable histoire du cas Fountaine et du pseudo clash entre Ségolène Royal et Jean-François Fountaine. Jean-François Fountaine, PDG des catamarans Fountaine-Pageot est toujours vice-président de la région Poitou-Charentes, et n'est pas la victime qu'on croit.
13.06.2008
Vincent Peillon: Ségolène Royal présentera le 28 juin ses orientations pour le congrès du PS
"Le 28 juin", Ségolène Royal, "qui n'est pas une femme seule comme je l'entends partout", va "présenter ses orientations pour le congrès socialiste mais aussi pour la France", a déclaré M. Peillon sur LCI.

Ségolène Royal lors d'une réunion avec ses partisans à Marmande, le 7 juin.
"Il y aura tous ceux qui y ont participé, c'est-à-dire des milliers de personnes, mais aussi des intellectuels, des artistes, des grands élus, des militants", a-t-il précisé.
Auparavant, le député européen avait dénoncé "le jeu de fléchettes" visant toutes les têtes qui dépassent au Parti socialiste. "Ce jeu de massacre, ça suffit, les Français trouvent ça pitoyable, la droite ricane", a-t-il estimé.
Le député européen a jugé que François Hollande était le "premier responsable d'un jeu qui dure depuis des années et qui consiste en permanence à ne pas valoriser ses propres amis, à les dresser les uns contre les autres pour finir dans des conglomérats mous où nous n'avons pas parlé d'idées".
Il a appelé à faire en sorte que le congrès de Reims soit "réellement un congrès de refondation, de la nature du congrès d'Epinay". "Pour cela, a-t-il poursuivi, il faut cesser toutes ces petites manipulations, ces reconstructions, ces mélanges de la carpe et du lapin".
M. Peillon a reconnu que Bertrand Delanoë avait le mérite d'avancer ses idées et de ne pas être "pour l'instant dans les arrangements et la manipulation". En revanche, il a conseillé à Martine Aubry de "ne pas tomber dans ce piège".
07:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vincent, peillon, ségolène, royal, présentation, orientations, congrès
12.06.2008
Ségolène Royal revient sur l'affaire Fountaine
Plus de détails :
Et pendant ce temps-là :
Ségolène Royal travaille, trace sa route et concourra loyalement.
23:21 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, affaire, fountaine
07.06.2008
Mignard : Hollande insinue que Ségolène n'est pas de la maison
Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir, revient sur la vidéo de François Hollande et Jean-Paul Huchon discutant sur le banc de touche. Selon lui, François Hollande participe aussi à la diabolisation de Ségolène Royal.
Jean-Pierre Mignard : Supposer ainsi que Ségolène Royal pourrait présenter sa candidature contre le candidat officiel du PS, c'est encore insinuer qu'elle n'est pas de la maison. François Hollande, par ses conseils, participe à la diabolisation, ce qu'il prétend éviter.
L'élection présidentielle, dans la Vème République, n'est pas l'affaire des partis. Si le système des primaires s'impose pour la désignation d'un candidat commun de la gauche, quel principe supérieur justifierait que le PS présente un candidat unique ?
Ségolène Royal a construit la théorie de la démocratie participative. Elle défend le principe d'un projet collectif bâti sur une communauté humaine. Elle n'a jamais prétendu être la femme providentielle, seule face au peuple.
Cette « collectivité humaine », cela peut être votre club Désirs d'avenir, que vous veillez à maintenir en activité ?
Désirs d'avenir est une communauté humaine qui n'a d'autre vocation que de se fondre dans le grand parti socialiste rénové.
Autrement dit, si le PS ne se rénove pas, Ségolène Royal ne saurait exclure de représenter Désirs d'avenir à la présidentielle ?
Seul l'usage de procédés ignobles, contraires à toute éthique démocratique, justifierait une candidature extérieure. En l'état, le PS est tout sauf ignoble et il n'y a pas de violation majeure de l'éthique démocratique.
C'est un constat et un avertissement ?
A vous de voir.
Cet article est paru dans le Marianne du 7 juin 2008
Samedi 07 Juin 2008 - 07:33
12:28 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mignard, hollande, insinuation, ségolène, maison
31.05.2008
«Nous ne devons pas rester entre nous»

Ce n’est pas une confrontation. Et d’ailleurs, je n’ai pas l’intention de me laisser enfermer dans un duel. En même temps, un débat est légitime dès lors qu’il correspond à de vrais choix.
Pourquoi avoir insisté sur vos différences concernant la question du libéralisme ?
Parce qu’il me semble utile de répondre sincèrement aux questions qui ont été posées à ce sujet. Les choses sont claires. Les libertés sont depuis longtemps intégrées au socialisme Mais aller jusqu’à dire comme l’a fait Bertrand : "je suis libéral", je crois que ça conduit à la confusion. Je pense qu’il y a déjà tellement à faire pour inventer le socialisme du XXIe siècle qu’il n’est pas utile d’aller prendre le vocabulaire et le concept de nos adversaires. Le débat central, c’est celui sur la démocratie, car comme disait Jaurès, le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout.
Pourquoi avoir souligné la proximité du maire de Paris avec Lionel Jospin ?
Elle est réelle. Cette proximité avec l’auteur du livre qui s’appelle l’Impasse est-elle dénuée de signification ?
Que répondez-vous à ceux qui agitent le spectre d’un congrès de Rennes ?
Ce qui était abominable au congrès de Rennes, c’est que les militants se sifflaient, et ne s’écoutaient pas. Avec Bertrand et j’en suis sûr tous les autres dirigeants, nous sommes suffisamment responsables pour faire en sorte que le débat se fasse dignement et que les militants puissent voter sereinement. Je n’ai aucune inquiétude à ce sujet.
Selon les «reconstructeurs» (1), il faut absolument éviter la confrontation Delanoë-Royal…
Une fois de plus, ce n’est pas une confrontation. On ne peut pas empêcher des responsables socialistes de soumettre un texte aux militants ! Ceux-là, au fond, veulent que rien ne bouge, que tout reste comme avant. Si on craint le débat, d’ailleurs, où va-t-on ? Les socialistes peuvent être fiers de débattre publiquement de leur orientation politique. Quel autre parti en France le fait de façon aussi démocratique ? Aucun. Moi je veux un congrès serein et utile et je ferai tout pour cela.
Vous avez annoncé, le 16 mai, votre intention de prendre la tête du parti. Pourquoi cette date ?
C’était le juste moment. Mais je n’ai pas dit «prendre», au contraire, je veux offrir. Et faire, dans la cohérence de la campagne présidentielle des socialistes, une offre politique tournée vers l’avenir et sereinement soumise au vote des militants. C’est ne rien faire qui serait surprenant de ma part.
Ceux que vous avez soutenu vous soutiennent-ils à leur tour pour le congrès ?
Je n’ai jamais conçu la politique comme un troc. Les élus sont libres de leur choix. J’ai donné beaucoup de temps et d’énergie aux candidats aux municipales, quelle que soit leur sensibilité. Jamais je n’ai demandé en contrepartie un soutien pour le congrès. C’est ma façon de rendre ce qui m’a été donné et c’est toujours un honneur d’être sollicitée.
Vous ne semblez pas bénéficier de la même dynamique que lors des primaires de 2006. L’attentisme des grandes fédérations ne vous inquiète-t-il pas ?
Mais je ne suis nullement inquiète. Je travaille et ce sont les militants qui décideront. Ce qui est important, c’est de comprendre que nous, socialistes, et plus largement la gauche, nous sommes regardés par tous les Français inquiets de subir les crises et les dégâts de la politique de la droite. Ils se demandent si une autre politique est possible. Ce que j’affirme. C’est cela le véritable enjeu du congrès et celui de la mutation du parti. Les bons résultats des municipales ne doivent pas occulter la très forte abstention. Il y a un rejet de la droite, mais pas encore d’adhésion aux socialistes. Le travail à fournir est donc considérable.
Depuis le deuxième tour de la présidentielle, le temps n’a-t-il pas joué contre vous ?
La dynamique de la campagne présidentielle aurait pu, c’est vrai, être utilisée plus vite et plus fort par le PS pour engager le congrès, c’est-à-dire le débat d’idées dans la foulée des municipales. Mais inutile de polémiquer. Maintenant, il faut regarder devant.
Le calendrier du PS n’était-il pas conçu, justement, pour vous bloquer la route ?
La question n’est pas de savoir si ce calendrier est bon ou mauvais pour moi, mais pour le parti et, au-delà, pour notre capacité à répondre aux préoccupations concrètes qui tenaillent les Français. Et aujourd’hui, avec autant de candidats au premier secrétariat qu’à la Villa Médicis, nous donnons un spectacle un peu baroque ! Pendant ce temps-là, la droite démantèle les fondamentaux de la société française : durée du travail, santé, éducation, dans un contexte de très grave creusement des inégalités.
Qu’est-ce qui doit changer en priorité au PS ?
Nous ne devons pas rester entre nous. Les Français et en particulier les 17 millions d’électeurs qui ont voté pour nous à la présidentielle ont le droit de savoir comment s’organise la principale force d’opposition et de proposition du pays. Or, force est de constater que les procédures sont très complexes. Il y a urgence à les reconnecter avec la réalité. Quand je suis allé hier matin à La Rochelle revoir les pêcheurs pour m’assurer que les aides d’urgence de la région étaient bien versées aux familles en grande détresse, je me disais intérieurement qu’il faut vraiment que ce congrès empoigne à bras-le-corps le traitement de toutes les crises qui sont beaucoup plus profondes qu’on veut bien le dire.
Quel doit être le rapport du parti à ses militants ?
Le PS doit devenir le parti de toute la société française. Je pense que l’esprit d’innovation dont il a fait preuve dans la désignation interne en incitant de nombreux électeurs de gauche à nous rejoindre par une adhésion à 20 euros, a contribué fortement à nous ouvrir. Nous nous fixons l’objectif d’un parti à 700 000 adhérents. La question est de savoir comment y parvenir, comment être plus attractif, comment devenir le parti de toute la société. Je pense en particulier à tous les jeunes des quartiers populaires qui ont massivement voté à gauche à la présidentielle. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d’adhérer au PS. Il nous manque des employés, des ouvriers, des femmes et la France métissée à l’égard de laquelle je me sens une responsabilité particulière. Car c’est d’abord en pensant à tous ces jeunes plein d’espoir dont les regards qui m’imprègnent ne sont pas prêts de s’effacer, que je m’engage dans ce congrès.
La pratique, dans les sections et les fédérations, est pourtant loin de celle d’un parti de masse…
Mais les fédérations ne demandent que cela, j’en suis sûr. Enormément d’idées remontent des militants dans la consultation participative que nous avons lancée : simplifier les adhésions, déléguer aux fédérations des travaux thématiques et la responsabilité de certains sujets, ouvrir nos débats aux sympathisants, organiser des consultations régulières. Nul ne doit plus se méfier des nouveaux adhérents, au contraire.
Votre méthode de préparation du congrès, justement, avec une consultation militante, a été vivement critiquée…
Ce ne sont pas quelques critiques isolées qui font la pluie et le beau temps. Je ne connais aucun militant qui refuse d’être consulté ! J’apprécie aussi beaucoup que 25 premiers fédéraux se soient associés dès le départ à cette méthode participative. Par ailleurs, tout le monde sait qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre le fait d’écouter et de fixer une ligne.
Quel est selon vous le problème numéro un du parti ?
Ce n’est pas en termes de problèmes que doit se poser la question. Je ne me situe pas en critique du passé. J’ai même eu l’occasion de dire que la direction actuelle avait préservé l’unité du parti contre vents et marées, ce qui est la condition sine qua non pour continuer à construire. Notre défi principal, redisons-le, c’est d’augmenter assez fortement le nombre et la diversité des adhérents. La société a changé, le rapport des citoyens aux institutions a changé, donc il est évident que les formes de militantisme aussi évoluent.
Y aurait-il un problème d’autorité au Parti socialiste ?
Comment nier que les citoyens, pas seulement les socialistes, sont secoués par les trop fréquentes cacophonies ? Et surtout par le non-respect du vote des militants. Aujourd’hui, il y a des propos trop choquants - comme comparer le parti à une pétaudière - qui peuvent être dits dans une impunité totale. Il ne s’agit pas de caporaliser le parti, c’est un problème d’autodiscipline, mais aussi de droits et devoirs. Et je sais que de nombreux militants ne sont pas choqués, bien au contraire, lorsqu’on parle de sanctions quand leur vote est bafoué.
Quelles sanctions imagineriez-vous ?
C’est l’investiture donnée par le PS qui permet d’être élu grâce au vote des militants et donc ce que les militants donnent, ils doivent pouvoir le reprendre si les règles adoptées collectivement ne sont pas respectées.
Comment envisagez-vous votre rôle de premier secrétaire ?
C’est d’abord avec une équipe l’incarnation d’un projet politique, d’un parti uni et renouvelé. C’est aussi préparer dès maintenant les prochaines échéances électorales européennes et régionales, notamment par la mise en valeur des actions menées par nos élus sur les territoires. On entend dire que ces batailles seront difficiles, c’est vrai et c’est pourquoi le congrès doit être réussi pour donner un véritable élan. Il faut donner de la visibilité à une équipe associant des responsables nouveaux mais aussi expérimentés, en harmonie avec les groupes parlementaires.
Vous évoquez un «collectif», mais vos concurrents vous critiquent sur votre pratique présumée solitaire de la politique…
On ne peut pas me reprocher à la fois d’être trop solitaire et trop participative ! Je suis entourée d’une très bonne équipe avec des fidélités au long cours. Les milliers de militants de Désirs d’avenir sont à 80 % membres du PS. Ma démarche participative prouve mon souci de l’écoute et du collectif. Ma conception de la politique est tout le contraire d’un exercice solitaire dont on voit bien d’ailleurs l’inefficacité et même le danger avec l’exemple omnipotent de Nicolas Sarkozy.
Au cas où vous ne seriez pas majoritaire, envisageriez-vous une motion de synthèse avec d’autres personnalités ?
La motion que nous présenterons sera soumise aux militants. C’est en fonction de leur choix et du contenu des différents projets que l’on pourra voir ce qui aura de la cohérence pour répondre aux attentes de la gauche et pour engager l’élan d’une alternance politique utile au pays.
(1) Les «reconstructeurs», qui se réunissent ce week-end à Paris, rassemblent les amis de DSK, Martine Aubry, Arnaud Montebourg et Laurent Fabius.
10:04 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, royal, delanoe, congres, ps
23.05.2008
Appel des premiers secrétaires fédéraux
Les premiers secrétaires fédéraux appellent à rejoindre l’initiative de Ségolène Royal.
Nous aimons le Parti socialiste. Nous le faisons vivre au quotidien dans nos départements. Nous aimons son histoire, ses luttes, ses victoires. Nous aimons et nous sommes attachés à sa diversité. Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de Sarkozy et de Fillon.
C’est parce que nous aimons notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti de masse, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile, qui permette de retrouver une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.
La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les vieilles recettes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.
C’est pourquoi nous avons souscrit à cette méthode proposée par Ségolène Royal et décidé de nous réunir, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau Parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble pour être à la hauteur de notre tâche historique, que nous ne pouvons nous permettre de différer une fois de plus.
Signataires :
Robert Alfonsi (Var), conseiller municipal de Toulon
Patrick Allemand (Alpes-Maritime), vice-président du Conseil régional de PACA
Eric Andrieu, (Aude), vice-président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon
Françoise Billy (Deux-Sèvres), conseillère générale, adjointe au maire de Niort
Frédéric Bourcier (Ille-et-Vilaine), adjoint au maire de Rennes
Jean Burneleau (Vendée), conseiller régional
Jean-Paul Chartron (Loire), conseiller régional
André Chapaveire (Haute-Loire)
Claire Donzel (Haute-Savoie)
Patrick Dubourg (Eure et Loire)
Anne-Marie Forcinal (Territoire de Belfort)
Guillaume Garot (Mayenne), député-maire de Laval
Jean-Patrick Gille (Indre et Loire), député, adjoint au maire de Tours
Jean Guérard (Lot et Garonne), vice-président du Conseil régional, membre du bureau national
Catherine Hoffarth (Haut-Rhin)
Alix Labbé (Guyane)
Pierre-Yves Le Borgn (Fédération des Français de l’étranger)
Jean-François Macaire (Vienne), vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes
Patrick Malivet (Yvelines)
Michel Neugnot (Côte d’or), vice-président du Conseil régional
Vincent Peillon (Somme), député européen, membre du bureau national
Hervé Saulignac (Ardèche)
Gilbert Sauvan (Alpes de Haute-Provence), maire de Peyroules, vice-président du Conseil général
Denis Sommer (Doubs), maire de Grand Charmon, vice-président du Conseil régional de Franche-Comté
Jean-Jacques Thomas (Aisne), maire d’Hirson, premier vice-président du Conseil général, membre du bureau national du PS
18:30 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : appel, secrétaires, fédéraux, initiative, ségolène, royal
17.05.2008
Ségolène Royal annonce sa candidature ...
13:29 Publié dans Débat & Réflexion... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, annonce, candidature
11.05.2008
Bas salaires, une autre politique !
Bas salaires, une autre politique ! par Ségolène Royal
Tribune publiée dans Le Monde daté du 10 mai.
7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins 1,5 millions de travailleurs pauvres qui sont surtout des travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l’intérim : notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient autrefois à l’abri, générant une insécurité sociale que reflète le pessimisme actuel des Français.
Contre la pérennisation d’un salariat de la misère et pour que tout travail soit justement rémunérateur, les socialistes ont soutenu dès 2005 la création d’un revenu de solidarité active (RSA), destiné à augmenter la rémunération des salariés pauvres. Il s’agissait dans notre esprit de compléter et de prolonger les effets bénéfiques de la prime pour l’emploi (PPE), créée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin. Les efforts s’étaient alors concentrés sur les salariés à plein temps rémunérés à proximité du Smic. Ce choix demeure pertinent, mais il doit aujourd’hui être amplifié, notamment en direction des travailleurs à temps partiel et à trois-quarts temps, comme le proposait le RSA. Cela aurait également été l’occasion d’améliorer le fonctionnement et la lisibilité de la PPE, qui aujourd’hui est versée avec retard.
Or voici que l’on nous annonce que, loin de compléter la PPE, le RSA sera en réalité un dispositif consistant à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel ! Cette imposture enlève au concept même de RSA tout son sens. Lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril, Nicolas Sarkozy a explicitement demandé aux salariés modestes bénéficiaires de la PPE de financer le nouveau dispositif, idée saugrenue que le Haut commissaire aux solidarités actives a malheureusement renoncé à contester. Ce sont aujourd’hui huit millions de travailleurs gagnant à peine plus que le salaire minimum et percevant la PPE qui sont menacés de perdre entre 20 et 150 € par mois ! Ironie cruelle de l’histoire, ceux qui accomplissent quelques heures supplémentaires perdront la faible hausse de pouvoir d’achat prétendument procuré par les mesures gouvernementales.
A ce stade du débat, il me semble urgent de dire halte à l’imposture et de définir quelle doit être, à mon sens, la position de la gauche vis-à-vis du RSA. Première condition : il est hors de question que cette réforme se fasse au détriment des bénéficiaires de la PPE. Deuxième condition : le nouveau dispositif doit – comme la PPE – prendre la forme d’un crédit d’impôt géré par l’administration fiscale, et non d’une allocation gérée comme les minima sociaux par les caisses d’allocations familiales. Les salariés rémunérés au Smic, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, paient aujourd’hui plus de deux mois de salaire au titre de la TVA et un mois de salaire au titre de la CSG. Ce sont des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale – et non des allocataires de revenus d’assistance. Que le nouveau dispositif ainsi refondu prenne le nom de PPE ou de RSA n’a guère d’importance, pourvu que ces conditions de fond soient satisfaites.
Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait dit vouloir « parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés ». Aujourd’hui, 16 000 contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune se voient rembourser chaque année 350 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Mais ce sont ceux qui ont de petits revenus, les plus nombreux dans notre pays, qui paient le prix de l’austérité, alors qu’avec 15 milliards d’euros chaque année, le paquet fiscal aurait largement pu financer le RSA!
Au-delà de la question budgétaire, c’est également la philosophie du revenu de solidarité retenue par le gouvernement qui est profondément contestable. La lutte contre la pauvreté au travail et l’incitation à la reprise d’activité ne passent pas seulement par le complément entre salaire et prestation sociale. Une politique ambitieuse doit prendre en compte toutes les contraintes, y compris non monétaires, qui empêchent les demandeurs d’emploi de retrouver un travail décent.
Cela suppose d’abord un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35% des Rmistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Autre carence majeure, le dispositif proposé ne permettra pas de surmonter l’ensemble des freins à la reprise d’emploi : pourtant, les contraintes de santé, les difficultés de transport ou l'absence de modes de garde pour les bénéficiaires de l'allocation parent isolé, constituent des limites puissantes à l’acceptation d’un travail. Il faut en particulier créer un véritable service public de la petite enfance, dont l’absence limite l’accès des femmes au travail.
Enfin, la mise en œuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises. En venant en aide aux travailleurs pauvres, le RSA ne doit pas se substituer à leur responsabilité sociale, tant sur les salaires que sur les formes de contrats de travail privilégiées. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale va s’aggraver et le recours au temps partiel subi va s’accélérer, créant ainsi durablement des trappes à bas salaires.
Sur tous ces sujets, le gouvernement n'apporte aucune réponse. C’est la gauche qui, en 2000, a lancé ce vaste chantier de la revalorisation du travail et du pouvoir d’achat des salariés modestes. Si le gouvernement veut réellement compléter et améliorer le fonctionnement de ce dispositif, nous sommes prêts à y contribuer. Ne laissons pas dévoyer aujourd’hui cette belle idée : une autre politique est possible.

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07.05.2008
Ségolène Royal face aux lecteurs du Parisien
13:44 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, lecteurs, parisien
06.05.2008
Une autre politique est possible
Ségolène Royal sur France Info
Tirant le bilan d'un an de présidence Sarkozy, Ségolène Royal a jugé que les Français "souffrent" de "la vie chère, (des) promesses non tenues, (de) la place de la France dans le monde qui recule". Ce qu'il faut, c'est "leur dire qu'une autre politique est possible. Et donc il faut faire pression sur ceux qui nous gouvernent pour qu'ils changent de politique".
Face à "une crise mondiale qui est là", Ségolène Royal a estimé que "le pouvoir en place n'a pas pris la mesure de la gravité de la situation".
Interrogée sur le tour de vis dans les dépenses publiques, Mme Royal juge que "bien sûr il faut réformer l'Etat pour qu'il soit plus efficace. Mais il faudrait que ceux qui réforment l'Etat aiment le service public et aiment l'Etat parce que ce que l'on subit aujourd'hui sur le territoire (...) avec la fermeture des tribunaux, des hôpitaux, des écoles, des trésoreries, des services publics de proximité qui font qu'aujourd'hui nous avons une France à deux vitesses" en matière notamment de santé et d'éducation.
Pour elle, "réformer l'Etat, ce n'est pas casser le service public. Réformer l'Etat, c'est mettre du service public au contraire là où on en a besoin, faire des économies là où c'est nécessaire". Ségolène Royal estime que "l'Etat doit assumer ses responsabilités et en particulier garantir l'égalité du développement sur l'ensemble du territoire". En fin de compte, "il ne faut pas réformer contre les gens mais avec eux".
23:33 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, france info, possible
23.04.2008
Ségolène Royal souffle sur les braises d’une «année ratée»

La première à dézinguer Sarkozy. Un an, jour pour jour, après le premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal a ressorti hier sa saine colère contre son ex-rival. Prétextant la présentation d’un «rapport d’étape» de sa consultation participative sur le site web «Congrès utile et serein», elle a dressé un bilan sévère de l’action et de la personne du Président. Façon de coiffer les autres ténors socialistes au poteau, deux jours avant l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. «Jeudi, j’attends qu’il reconnaisse ses erreurs. Qu’il revienne sur les mesures fiscales les plus injustes. Il faut récupérer les 15 milliards par an pour doubler la prime pour l’emploi, les aides aux PME innovantes et baisser la TVA», a-t-elle lancé de son nouveau QG du boulevard Raspail, à Paris. Et de brandir le «paquet fiscal très injuste» comme à l’origine de «la colère des Français».
«Faute». «Deux Français sur trois estiment que cette année est ratée. Je ne m’en réjouis pas. Notre pays ne peut pas se le permettre. Je suis convaincue qu’il y a des solutions, qu’il n’y a pas de fatalité. Nicolas Sarkozy avait toutes les cartes entre les mains. S’il l’a ratée cette première année présidentielle, c’est de sa faute!» a-t-elle balancé. Et Ségolène Royal de se poser en principale interprète de ce «gâchis» et des états d’âme des Français : «Nicolas Sarkozy a promis un choc de croissance, une rupture… On a eu tout le contraire.» Et ce «à cause», selon elle «d’une conception des pouvoirs ultracentralisée, une exhibition permanente».
Invoquant avec nostalgie les 17 millions de voix qui se sont portées sur elle au deuxième tour de la présidentielle, Ségolène Royal a dessiné en creux ce qu’aurait été sa façon de gouverner si elle avait été élue. «Il faut que Nicolas Sarkozy écoute les Français, dialogue avec les partenaires sociaux. Moi, je continue cette démarche de démocratie participative», a-t-elle dit.
Appliqué au congrès du PS en novembre, cela donne déjà «732 contributions» de militants«passionnés pour que le texte de la contribution [qu’elle défendra, ndlr], soit issu de la base et ne soit pas concocté à quelques-uns dans un espace fermé», a-t-elle conclu.
Blog. Face aux dirigeants du PS qui raillent l’antienne participative de Royal, un proche de l’ex-candidate rappelait hier que tous s’y mettent : «Benoît Hamon et le NPS consultent les militants et Jean-Christophe Cambadélis nous a dit : "Bien joué, 1-0, après le lancement de notre site."» Sur son blog, François Hollande dit aussi : «Je vous attends» aux militants. 103 commentaires y étaient postés hier soir. Contre 732 sur le site de Royal.
14:51 Publié dans Revue de presse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, souffle, braises, année, ratée